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  • : Ce blog est consacré au fétichisme des tabliers de cuisine de femme, des blouses de femme et des torchons de cuisine. Il s'adresse aux adultes seulement, ayant atteint l'âge de la majorité légale dans le pays. Et tenez les enfants à l'écart, bien sûr.
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Dimanche 25 août 2013 7 25 /08 /Août /2013 09:00

Un poème de mon très cher ami Molenbeek


TON VIEUX TABLIER

Si propre et si sage, ô tablier, à présent,
Dédaigné, oublié, jeté sur une pile,
De linge sale au rebut.
Prêt à jeter.
Prêt à donner.
Au Roms des bidonvilles,
Aux licenciés des aciéries,
Aux stars de Bollywood,
Qui justement portent,
Portent et adorent ces tabliers rétros.
Divya Duttha, tu t’en souviens ?
Nous avons vu ce film ensemble,
Claudine.
(Ou était-ce Mikaela ?)
Sur Unter den Linden, à Berlin.
(Ou était-ce dans ce petit ciné sentant la bière et le cannabis,
au bout d’une longue avenue délabrée, à East Saint Louis ?)
Divya Duttha.
Tu as vu, Xavière, comme elle utilisait son tablier,
Pour séduire,
Pour affoler,
Pour mettre à ses pieds,
Ce gros benêt de faux caïd,
Qui est en réalité un prince faisant la noce incognito,
Dans son costume et sa pose affectée de style Dhoom.
Était-ce ton vieux tablier que portait Divya Duttha ?
Ton tablier avec lequel tu m’affolas si souvent moi-même ?
Qu’il est loin aujourd’hui …
Si loin de cette cuisine où il régna jadis,
À Aubenas.
(Ou était-ce rue des Jonquilles, à Bandol ?
Face à tous ces bateaux blancs qui dansaient dans la rade)
Loin du 147ter Honningerstrasse, à Aschaffenburg. 
Loin de toutes façons,
Peut-être même aussi loin qu’un
6 juin sur les plages normandes.
Relégué.
Il est relégué, ton tablier.
Tu es relégué, ô tablier.
Tu l’as relégué.
Toi.
Oui, toi Kristina.
(Ou était-ce Colette  ?)
Tablier.
Avec sa poche inutile,
Décousue sur un côté.
(Toi qui, autrefois, reprisait aussitôt le moindre accroc)
Quand je te fréquentais tu portais toujours des tabliers,
Dans la cuisine.
Dans la maison.
Au jardin.
Claudine ?
Zelma ?
Ginette ?
Bertha ?
De toutes façons tu sais à qui je m’adresse.
Toi.
TOI ! ! !
… Puisqu’il n’y a, puisqu’il n’y a jamais eu QUE TOI.
Tu le sais.
Et tu en as beaucoup joué, Viviane.
En tablier.
En tablier pour cuisiner …
En tablier pour faire ton ménage …
En tablier pour m’exciter dans la chambre …
Nue sous ton tablier pour exciter le facteur qui te faisait signer un envoi recommandé.
(Quelle fessée tu t’es prise ce jour là ! ! !)
Puis tu t’es entichée de Bollywwod …
Bollywood t’est monté à la tête,
Ta jolie tête blonde sans cervelle,
Par-dessus laquelle tu passais autrefois le cordon de cou de ton tablier.
Avant ton départ,
Sur le Simplon Orient Express …
Sur un paquebot tout blanc des Messageries Maritimes …
Sur un vol d’Air France.
(Ou était-ce la Lufthansa ? Il me semble que tu es partie de Frankfort,
parce qu’il y avait grève ce jour-là à Roissy.)
Des contrats mirifiques dans les Émirats du Golfe.
Mirifiques.
    … Mirifiques.
           … Mirifiques.
Dans quel harem es-tu ?
Dans quel bordel es-tu ?
(Aux infos ils disent qu’une espionne de la 5ème. Colonne a été arrêtée au Caire.)
T’arrive-t-il de penser parfois à ton vieux tablier ?
Ce tablier que tu portais à Sucy-en-Brie ?
(Ou était-ce Stuttgart ? Les trous des bombes éventraient encore les rues.)
Carole.
Trudi.
Nadine.
Chrystelle.
Liselotte.
Hanna-Lisa.


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