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  • : Ce blog est consacré au fétichisme des tabliers de cuisine de femme, des blouses de femme et des torchons de cuisine. Il s'adresse aux adultes seulement, ayant atteint l'âge de la majorité légale dans le pays. Et tenez les enfants à l'écart, bien sûr.
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Dimanche 23 juin 2013 7 23 /06 /Juin /2013 09:00

Le drapeau blanc, un récit de mon ami Molenbeek, merci encore.


 

Douze jours sans Lucien.
Assise dans sa cuisine, un tablier en vichy bleu et blanc noué par-dessus sa blouse de ménage, Solange s'est fait un café. Il refroidit, elle y trempe à peine ses lèvres. Elle a les yeux rouges d'avoir pleuré. Elle a encore vu sa voiture hier. Il a ralenti en passant devant le jardin. Elle a vu qu'il tournait la tête pour regarder la maison. Et bien sûr il a poursuivi son chemin. Il n’avait aucune raison de s’arrêter, PUISQU'IL N'Y ETAIT PAS.
Aujourd'hui commence le douzième jour de cette partie de bras de fer. Très bien. Peut-être, au fond, a-t-elle tort de regretter le départ d'un amant trop autoritaire pour la femme qu'elle est. Trop dominateur. Trop mâle. Trop porté sur le ....
Solange rougit. Mais alors pourquoi ses seins durcissent-ils sous la blouse? Lucien l'avait menacée d'une fessée un jour où elle avait haussé le ton, allant même jusqu'à taper du pied. Oui, c'est peut-être ce qu'il lui faudrait après tout. Une bonne fessée. On dit que ça calme les femmes trop nerveuses. Par contre il pourrait lui administrer toutes les fessées du monde sans la faire céder d'un pouce sur ce point. Ah! non alors ... ÇA JAMAIS ! ! !
Elle sait pourtant qu’il ne l’aurait pas fessée  –  du moins pas pour ce motif là.
Autoritaire et dominateur, ça c’est sûr. Mais aussi attentif à ses désirs, très respectueux de son tempérament à elle. Pour Lucien, le consentement mutuel est une règle d’or avec laquelle l’homme ne doit jamais transiger.
Elle tourne la cuillère dans sa tasse, boit une gorgée, regarde la rue à travers les rideaux. Le chat roux des voisins fait sa promenade matinale. Une guêpe bourdonne, prise entre le rideau et la vitre. La pendule digitale au mur indique 9h47. Il ne va pas tarder. Et, comme la veille, il passera sans s’arrêter. Exaspérée, furieuse contre elle-même, Solange froisse son tablier entre ses doigts fébriles. Il passera sans s’arrêter parce qu’IL N’Y EST PAS.
Naturellement il n’y est pas. Pas plus aujourd’hui qu’hier. Et il n’y sera pas davantage demain qu’aujourd’hui ou les jours suivants.
Il lui avait soulevé le menton entre le pouce et l’index. Il l’avait obligée à le regarder dans les yeux.
– Tu sais ce que signifie le drapeau blanc, n’est-ce pas Solange ?
Elle s’était raidie sur son siège. Elle avait essayé de soutenir son regard, n’y était pas parvenue. Les yeux de Lucien étaient à la fois de velours et d’acier poli. Dans ces moments de leur intimité où elle se sent si faible, si vulnérable devant lui, elle se traite de tous les noms. Le combat qui se livre en elle, entre sa sexualité et sa raison, échauffe son sang, la fait suer. Elle voudrait se gratter sur tout le corps tant les démangeaisons sont vives. Des auréoles de transpiration apparaissent sur la cretonne beige de sa blouse, sur la bavette tendue de son tablier. À d’autres endroits aussi, heureusement dissimulés par la blouse sous laquelle elle est nue. Solange mord furieusement sa lèvre inférieure.
Elle boit deux gorgées de café presque froid.
Elle va ouvrir la fenêtre pour libérer la guêpe prisonnière.
Le drapeau blanc ! ! !
Et puis quoi encore …
Pieds nus, en chemise et la tête rasée, pendant qu’on y est.


L’ÂNESSE, LA TRIQUE ET L’ANGUILLE
Rentrant chez lui après un voyage d’affaires à Ispahan, le marchand Sidi Noureddin surprit sa femme en train de se faire enculer par un esclave noir. Furieuse d’avoir été surprise, vexée que son mari ait pu la voir le cul en l’air, gloussant et se trémoussant lascivement, se prenant la formidable bite du noir dans son trou à caca, la mauvaise femme, qui était une magicienne, métamorphosa son mari en chien.
Le pauvre Noureddin, devenu chien, erra dans les rues et fut recueilli par un poissonnier. Quand la poissonnière vit le chien, elle poussa un grand cri, se couvrit la tête de son tablier et dit à son mari qu’il s’agissait en réalité d’un homme changé en animal par un mauvais sort. Elle le délivra du maléfice et, pour le venger, elle changea la méchante femme en ânesse.
– Tiens, dit-elle à Noureddin, bâte ton ânesse de paniers que tu rempliras de lourdes pierres, fais-la avancer à coups de trique et fais-lui faire neuf fois le tour des remparts. Quand elle chieras les pierres que tu auras mis dans ses paniers, elle redeviendra femme. Ramène là alors dans ta maison, fouette là jusqu’au sang et encule là avec ça.
La poissonnière présenta à Sidi Noureddin une grosse anguille vivante.


Seize jours sans Lucien.
– Non, Solange, ne me regarde pas comme si j’étais l’Abominable Homme des Neiges … Tu n’as strictement rien à craindre de moi. Je tiens trop à ma liberté pour ne pas respecter celle d’autrui. Je ne te forcerai jamais à faire des choses que tu ne souhaites pas faire. Si tu détestes réellement la pénétration anale, je n’insisterai pas. Simplement …
Il s’était versé un verre de Amrut Cask Strength, un whisky indien dont Solange n’avait jamais entendu parler avant de rencontrer Lucien. Et pour cause : on ne le trouve pas en France. Il le faisait venir du Koweit.
– Simplement …
Il s’était penché en avant, les coudes sur ses genoux, faisant tourner le verre dans sa main, regardant sa maîtresse bien face.
– Simplement on est deux dans une relation. Moi j’aime sodomiser ma partenaire. De toutes les formes d’érotisme, c’est de loin celle que je préfère.
– Tu me l’as déjà dit, avait murmuré Solange, lèvres pincées.
– Nous nous entendons bien. Nous avons beaucoup de goûts communs. Tu es très intelligente. Je n’ai pas rencontré beaucoup de femmes capables d’expliquer la théorie des quanta comme tu le fais.
– Je suis prof de maths.
– Tous les profs de maths ne savent pas résoudre l’équation de Planck.
Elle avait haussé les épaules, les yeux au plafond.
– J’en connais effectivement qui auraient mieux fait de choisir un autre métier.
– Ton physique me plaît énormément, je te trouve belle, désirable … La première fois que je t’ai vue j’ai bandé comme un cerf dans mon pantalon, tu t’en es d’ailleurs aperçue.
– Il aurait fallu que je sois aveugle pour ne pas le voir ! !
– N’oublions pas les tabliers que nous aimons ensemble.
– C’est vrai. J’en portais deux par-dessus ma blouse ce jour là. J’avais mes gants de ménage, un foulard sur mes cheveux, de la saleté au bout du nez. Tu aurais pu me trouver affreuse. J’étais en train de vider mon grenier. J’entassais tout un bric à brac dans le jardin pour le faire porter à la décharge. Tu passais en voiture, tu t’es arrêté sous prétexte de me demander ton chemin.
– Excusez-moi, madame, je tourne dans votre quartier depuis une demi-heure … Pourriez-vous s’il vous plaît m’indiquer la rue des Bosquets ?
Solange avait joué le jeu en riant. Elle avait même tendu le bras pour montrer la direction.
– Vous n’en êtes pas loin, monsieur. Vous voyez la station Shell au bout de la rue ?
– Je la vois.
– Passez devant, allez jusqu’au feu rouge. Au feu prenez le boulevard Ampère à gauche. La rue des Bosquets coupe le boulevard Ampère. La troisième, ou quatrième en descendant.
– Merci, madame, c’est très aimable à vous.
– Je vous en prie …
– Vous êtes seule pour faire ces travaux pénibles ?
– Malheureusement oui.
– Puis-je me permettre de vous proposer un coup de main ?
Solange avait hésité. Elle n’a pas pour habitude de se laisser accoster par des inconnus. Le regard de cet homme ne laissait place à aucune ambiguïté : elle l’excitait sexuellement. Paradoxalement, c’est sans doute pour cette raison qu’elle avait accepté sa proposition.
– Ma réaction est difficile à comprendre. Je passerais pour folle aux yeux de la plupart des gens. Je lisais le désir dans ton regard. Je voyais ta braguette gonflée par ton érection. Alors que j’étais attifée comme la dernière des femmes de charge ! ! Je n’ai pas réfléchi clairement, je n’en avais pas le temps. Tu présentais bien. Tu avais les tempes grises … Une veste de tweed d’une coupe qui n’était pas française … Une voiture de sport … Ton épingle de cravate m’intriguait : une lettre cabalistique qui m’a fait penser aux Rose-Croix. Tu n’étais manifestement pas un petit dragueur vulgaire et inintéressant. Je pense qu’une association s’est faite dans mon esprit. L’attirance que tu avais pour moi, alors que j’étais sale comme un peigne, ficelée dans ma blouse et mes deux tabliers. C’est donc ainsi qu’il a envie de moi ? Quelque chose dans mon psychisme a craqué et m’a poussée à accepter ton offre.
– Parce que depuis ta jeunesse  –  tu me l’as expliqué par la suite  –  tu avais le fantasme de te faire mettre la bite dans des situations où tu étais justement sale, occupée à des tâches ménagères rebutantes. Des situations où l’homme de tes rêves baise des filles de cuisine en train de récurer les marmites à la souillarde.
Solange avait fait « oui » de la tête. Elle avait répondu en rongeant ses ongles.    
– Nous avons commencé à nous fréquenter. Tu étais toujours très correct. Malgré la puissante envie de me baiser, tu te contrôlais. Tu attendais que je sois prête. C’est par cette image du « parfait gentleman »  que tu es parvenu à vaincre mes dernières résistances. Quand tu m’as dit que tu aimais me voir porter des tabliers et des blouses, j’ai eu envie de faire l’amour avec toi. Je rêvais secrètement d’un homme qui aurait lui aussi ce fétichisme, il faut bien appeler les choses par leur nom. Ce goût commun nous a énormément rapprochés, c’est indéniable.
– Reste ce saut que tu ne parviens pas à faire.
Avec la plus parfaite mauvaise foi, Solange avait demandé :
– De quoi parles-tu ?
– Tu le sais très bien.
– Excuse-moi de ne pas être Arabe.
– Il n’y a pas que les femmes arabes qui aiment se faire …
– Enculer … Vas-y, dis le ! ! … Moi, tu vois, j’ose prononcer ce mot … ENCULER … Se faire enculer … Enculer la petite bonne femme … L’enculer pendant qu’elle se trémousse en gloussant comme une dinde …  C’est ça qu’elles faisaient, tes odalisques de harem ? … Tes mousmés à l’ombre des minarets ? … La danse du ventre pendant que tu leur glissais ta bite dans le trou à merde ?
– Solange …
– Y’a pas de Solange qui tienne. C’est non … NON ! ! … Je me ferai pas enculer comme une esclave mauresque.
– Parce que tu y attaches une image dévalorisante.
– Plutôt, oui. À plat ventre, esclave ! !  Maintenant à genoux … Cambre les reins … Dresse ton cul plus haut … Encore plus haut pour te faire enculer … Et à la moindre velléité de résistance … LE FOUET ! ! ! … Tu trouves ça valorisant, toi ?
Elle avait eu un petit rire sec qui lui avait secoué la poitrine comme une toux. « Quand tu m’as donné ton livre de contes orientaux, c’était bien pour que je le lise, non ? »



Vingt jours sans Lucien ?
Lucien Forget avait fait pratiquement toute sa carrière en Asie, travaillant longtemps au Moyen-Orient. Polytechnicien, aussi bon dans son travail d’ingénieur que dans les relations humaines, il livrait des usines clé en mains. En Arabie Saoudite. Dans les Émirats du Golfe. Irak … Égypte … Somalie … Yémen d’où il avait du s’enfuir à bord d’une barque de pêche, pourchassé par une guérilla qui ne savait plus très bien pour qui  –  ou contre qui  –  elle combattait. Un patrouilleur anglais l’avait trouvé, dérivant en Mer Rouge à moitié mort de soif. Il parlait couramment l’arabe littéral moderne, moins bien l’arabe classique pré-coranique et coranique. Solange comprenait. Elle n’était pas idiote. Pas raciste non plus. Elle savait que, en pays musulman où les drogues occidentales ne sont pas admises, les femmes n’ont pas d’autre moyen de contraception que la sodomie. Dans ces parties du monde ce n’est nullement un « vice ». Tout simplement une nécessité.
C’est sans doute là bas qu’il aura attrapé cette passion …
Il venait de prendre sa retraite. Les grandes villes surpeuplées ne l’attirant pas, c’est tout naturellement qu’il s’était rapproché des Deux-Sèvres où il était né, avait grandi, s’était assis sur les bancs de l’école communale, avait fait sa première communion …
Il visitait les agences immobilières entre Niort et Luçon, cherchant une maison à acheter.
Une petite maison dans le Marais Poitevin, dissimulée sous les frênes têtards, le seul accès possible étant en barque à fond plat …
C’est alors qu’il avait rencontré Solange, pendant qu’elle vidait ses débarras. Elle aussi voulait se reloger dans le marais, sa maison de Niort étant devenue trop grande pour une femme seule.
Une petite cinquantaine. Veuve depuis trois ans. Fidèle au deuil d’un époux qu’elle avait profondément aimé. Deux grands enfants ; une fille mariée, vivant en Bretagne ; un fils terminant ses études de médecine à Bordeaux. Le temps passant, et les sens ayant leurs exigences, Lucien Forget lui avait plu. La première fois qu’elle s’était donnée à lui c’était pendant une dînette d’amoureux. Elle avait soigneusement, (amoureusement ?), préparé le décor : les chandelles rouges et blanches ; la nappe brodée ; le service de Sèvres ; les verres en cristal ; le seau à glace pour le champagne ; la chaîne jouant en sourdine du jazz soft des années d’avant guerre : Caravan, par Harry James … Begin the beguin, par Artie Shaw … It’s the talk of the town, par Glenn Miller ...
Elle préférait la musique classique.
Le grand test allait être le tablier. Amateur de bonne chère, Lucien lui avait énuméré les plats régionaux qu’il aimait, dont la lamproie à la bordelaise. Les lamproies, autrefois abondantes dans la Sèvre Niortaise, se raréfiaient. Plus grave encore, la teneur élevée en mercure relevée dans la chair de certains poissons a imposé une réglementation stricte assortie de contrôles rigoureux. Par voie de conséquence, les lamproies sont rares sur les marchés locaux et leur prix ne cesse de monter. Solange en avait trouvées chez un poissonnier de Fontenay-le-Comte. Deux superbes lamproies qu’elle avait saignées, débitées en tronçons et fait revenir à l’huile d’olive avant de les laisser mijoter trois heures à feu doux, avec une émincée de poireaux et des échalotes, dans une sauce au vin de Graves.
Elle avait gardé son tablier de cuisine pour servir son plat. Pour se mettre à table elle l’avait enlevé, gardant sur sa robe un deuxième tablier qu’elle portait sous le premier. Celui là elle l’avait gardé tout au long du repas. Un coquet tablier très féminin, en étoffe imprimée représentant des fleurs champêtres alternant avec des framboises, des groseilles et des myrtilles. Un volant froncé ourlait le pourtour de la jupe. La bavette montait juste au dessus des seins, retenue par un large cordon de cou, repassé bien à plat pour ne pas présenter des plis disgracieux. Le cordon de taille était encore plus large, lui aussi repassé à plat, bien lissé de façon à s’épanouir au dessus des fesses en un gros nœud bouffant du plus piquant effet.
Test.
À l’issue duquel elle donna à Lucien la note 10/10.
Solange fut baisée avant même le dessert.
Elle reçut encore la queue APRÈS le dessert.
Elle l’eut une troisième fois PENDANT le champagne.
Seulement Lucien est parti. Lucien l’a quittée. L’a quittée honnêtement : lui disant en toute franchise son impossibilité de vivre avec une femme qui refusait son érotisme préféré.
Solange a fait son enquête. Elle s’appelle Marielle Huette. 46 ans. Secrétaire à la préfecture. Affreuse. Une tourte, boudinée dans des robes qu’elle voudrait « sexy ». Ses cheveux oxygénés pendouillent en mèches pisseuses sur ses épaules maigrichonnes. Un épouvantail à moineaux. La laque de ses orteils se détache, craque par plaques. Un papillon tatoué sur l’épaule droite. D’une vulgarité ! ! … D’accord Lucien l’encule. Vas-y Lulu. Fous-lui ta bite dans son trou-trou. Son trou à caca. Ta bite bien profond jusqu’à ce que la mère Huette n’arrive plus à chier. La fessée aussi. Oh ! oui, la fessée ! ! Au battoir à linge, comme dans Gervaise. Une fessée à lui peler la peau du cul. Mais …
MAIS …
Solange triomphe. Ce n’est certainement pas cette pétasse qui lui mitonnera une lamproie à la bordelaise. Et la lui servira à table en tablier à volant et à fleurettes, le gros nœud sautant et tanguant sur son cul chaque fois qu’elle se rend à la cuisine d’une démarche volontairement suggestive.
Garce ! !
Morue ! ! ! 



PAYEMENT EN NATURE
La belle Qazwïnî, femme de Abù Sulaymân, demanda à sa servante Marjil de l’accompagner au souk des étoffes. Or le marchand de tissus, pris d’une violente érection à la vue de cette femme splendide, ne voulut pas être payé en argent mais en nature. Qazwînî consentit à se laisser trousser. Mais quand elle vit que le marchand voulait non seulement la prendre par derrière mais qu’il allait lui enfoncer une énorme bite rouge et poilue dans le cul, elle fut prise de panique et courut se réfugier dans les bras de son mari qui, furieux, ordonna la mort de sa femme pour infidélité. Mais Marjil se mit à genoux et fit une superbe fellation à Abù Sulaymân. Elle le caressa et le cajola tellement qu’elle le convainquit d’abandonner son sabre pour le fouet.
Ce qui valut à Qazwînî d’être sévèrement fouettée par son mari qui l’obligea à aller au hammam, pour que toutes les femmes puissent voir les marques de sa punition. Pendant que sa femme était au hammam, Abù Sulaymân se rendit à la cuisine où il encula Marjil pendant qu’elle épluchait les légumes pour la soupe.


Vingt-quatre jours sans Lucien.
Solange trousse sa blouse, s’accroupit sur le pot en tablier. Elle pousse, contracte son ventre, pousse, expulse un gros bâton fécal. Elle prend son mètre ruban de couturière. Surmontant sa répulsion, bravant les mauvaises odeurs, elle soulève délicatement entre ses doigts le cylindre d’excréments, faisant très attention de ne pas l’écraser. Elle glisse le mètre ruban par en dessous et mesure la circonférence de l’étron.
17 centimètres.
Elle enrage. Lucien a raison. Comme il semblerait qu’il ait toujours raison. Solange mordille sa lèvre inférieure à la faire saigner. Il y a des moments où elle aimerait le gifler. Et puis il y a d’autres moments ou elle aimerait ….
Il la regardait. Oh ces yeux ! !  Mélange de velours et d’acier poli.
– Il n’y rigoureusement rien de physique dans tes peurs, Solange. Mon pénis a une circonférence de 15 centimètres. Compare la au passage de ton étron quand tu expulses tes excréments … Ma bite ne peut pas blesser ton joli trou-trou. C’est uniquement dans ta tête que ça se passe.
Solange contemple longuement son bâton fécal, au fond d’un vieux pot de chambre en faïence bleue trouvé dans une brocante.
Elle serre les cuisses.
Elle ferme les yeux.
Toutes ces femmes qui, au cours des années, ont pissé et chié dans ce pot …
15 centimètres au plus fort d’une érection. Irréfutable. Ils l’ont mesuré ensemble.
Solange ne peut plus tricher.
Au niveau physique, si l’on s’en tient à la dilatation du sphincter au moment ou le bâton fécal est expulsé, eh bien oui … OUI … Lucien a une fois de plus raison. Si son trou de balle est capable de se dilater à 17 centimètres de circonférence pour laisser sortir un gros bâton de merde, alors une bite de I5 centimètres de tour ne pose aucun problème. Il lui a expliqué comment on prépare la pénétration par un long, lent, voluptueux massage à l’huile d’amandes douces  –  bien préférable à la vaseline  –  pour dilater le trou et assouplir le conduit.
En plus des contes arabes, Lucien lui a fait lire certains passages des Mémoires de Casanova. Histoire de lui prouver que la pénétration anale n’est pas une exclusivité des femmes d’Orient.   
Solange porte maintenant ses blouses par nécessité, sans passion.
Ses tabliers ne l’excitent plus comme ils le faisaient autrefois. Il lui arrive même de ne pas en mettre.
Pourquoi en porterait-elle puisque son homme est parti ?
Cet homme dont  –  sans se l’avouer vraiment  –  elle est tombée amoureuse.
Sans oublier la part de calcul féminin : « Sa retraite représente quatre fois mon salaire de l’Éducation Nationale. »
Elle se réveille parfois en pleine nuit, sa main sous sa chemise, gémissant : « Chéri ! ! ! »
Elle se réveille aussi au cœur de la nuit, criant :
« Non ! … NON ! ! … Je ne veux pas … ÇA JAMAIS. »
Pourtant, quand elle ne parvient pas à se rendormir, elle ouvre un livre et relit ce passage à la faible lumière de sa veilleuse : « Reçu par la superstitieuse duchesse de Chartres, Casanova pratique avec elle une forme personnelle de la Gematria, qu’il appelle sa « cabale » ou son « oracle », adaptée pour lui permettre de déterminer secrètement, disait-il, les réponses érotiques de ses partenaires. Cette Gematria semble déterminer que la duchesse de Chartres avait la passion de se faire enfiler par l'arrière, de se faire mettre une grosse pine dans ce trou qui semblerait, au premier abord, trop étroit pour pouvoir accueillir une érection masculine. (Mémoires de Casanova, pages 219 à 225, tome III de la réédition Brockhaus, Paris, 1960-1963).
Autres nuits, autres insomnies. Solange lit aussi ces contes arabes qu’elle trouve positivement abjects ! !
Ce livre qu’elle s’était promis de jeter à la poubelle.
Elle bourre son oreiller de coups de poing rageurs.
Il lui arrive de se claquer elle-même le derrière à toute volée pour chasser ces dégradantes tentations.
Ce qui, loin d’apaiser ses sens en émoi, produit plutôt l’effet inverse …  



LES TROIS CONQUÊTES DU PORTEFAIX
Un jour, dans les souks, une ravissante jeune femme requit les services du portefaix Badr Bâsim pour porter ses paquets. Elle acheta les choses les plus coûteuses, les pâtisseries les plus délicieuses dans toutes les boutiques du souk. Le portefaix était émerveillé de sa beauté et de sa richesse. Quand elle eut finit, il apporta les courses chez elle, où sa sœur encore plus captivante vint lui ouvrir. Il déposa les achats à l'intérieur de la somptueuse maison où résidait aussi une troisième sœur tout aussi attirante que les autres. Comme aucun homme ne vivait avec elles, le portefaix, qui était robuste et bien membré, proposa sa présence masculine à leur côté. Il les caressa jusqu’au paroxysme de l’excitation, les baisa toutes les trois, les encula l’une devant l’autre, leur fit sucer sa pine pleine de merde et demanda de rester toute la nuit. Elles acceptèrent à la condition qu'il ne posa aucune question.
Lorsque Badr Bâsim se réveilla le lendemain, à son grand étonnement il trouva la maison vide. Seuls trois poissons aux couleurs somptueuses nageaient dans un aquarium.


Trentième jour sans Lucien.
Il lui avait dit :
– Je t’aime, Solange. Je t’aime comme je n’ai jamais aimé aucune femme avant toi. Je passerai devant ta maison tous les jours. Si tu désires que nous reprenions, que nous ayons un futur ensemble  –  Je voudrais t’épouser, si tu le veux bien  –  tu suspendras ton grand tablier blanc sur la corde à linge dans ton jardin.

Trente deuxième jour sans Lucien.
« JAMAIS ! ! … Espèce de macho ! ! … Va donc enculer tes houris sur la Route de la Soie. »
Debout devant son miroir, Solange mime une danse lascive. Elle se trémousse en tablier et chantonne entre rire et larmes :
C’est la fille du bédouin – ouain – ouain
Qui suit la carava – â – â – âââânne …

Trente huitième jour sans Lucien.
« Je suis conne ou quoi ?  Je ne vais quand même pas laisser passer cette chance de refaire ma vie. ».

Quarantième jour sans Lucien.
C’est un test, cela montre qu’il tient réellement à moi. Je vois tous les jours passer sa voiture. Il regarde mon jardin. Si je ne comptais pas pour lui, il y a belle lurette qu’il m’aurait larguée et oubliée. Je ne pense pas que cette conne de Marielle Huette l’ait détournée de moi. Ah ! celle là, si je la tenais …

Quarantième et unième jour sans Lucien.
Ce rêve que j’ai eu cette nuit  … NON ! ! … Ce n’est pas possible ! ! ! …Et pourtant ?

Quarante deuxième jour sans Lucien.
Capituler ? JAMAIS ! ! !

Quarante troisième jour sans Lucien.
Les premières feuilles commencent à tomber. Le chat roux des voisins avance pas à pas, léger, silencieux, une patte au devant de l’autre, son cou tendu, son corps allongé de félin traversé de frissons nerveux. Solange voit qu’il guète un pinson. Elle ouvra la fenêtre, lui crie de s’en aller. La pinson s’envole. Le chat, surpris et mécontent, regarde Solange en gonflant ses joues, sa queue secouée par des tremblements de colère.
Elle prend son grand tablier blanc, suspendu derrière la porte de la cuisine par son cordon de cou.
Elle sort dans le jardin, le visage rouge comme la crête d’un coq, la raie des fesses serrée sous sa blouse à ne pas pouvoir y glisser une feuille de papier.
Elle va étendre le tablier, déployé de toute sa largeur sur sa corde à linge.
Claquant au vent, retenu par quatre pinces.
Pas des pinces en plastique. Des pinces en bois, à l’ancienne.
À l’ancienne, Solange.
Le vent d’automne agite le tablier.
LE DRAPEAU BLANC.
Capitulation sans conditions.
Il est dix heures du matin.
Lucien Forget va passer tout à l’heure, au volant de son roadster Mazda RX-8.
Il n’y a que lui pour croire encore au moteur rotatif.   



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