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  • : Ce blog est consacré au fétichisme des tabliers de cuisine de femme, des blouses de femme et des torchons de cuisine. Il s'adresse aux adultes seulement, ayant atteint l'âge de la majorité légale dans le pays. Et tenez les enfants à l'écart, bien sûr.
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Dimanche 10 mai 2015 7 10 /05 /Mai /2015 09:00

La suite du texte d'Hanna Allain...


Dois-je commencer par le début, par ce sentiment qui déborde, par cette drôle de sensation de ne plus accepter ce que ma vie propose... Les images sont là, naturellement, celle d'une enfance "trop bourgeoise" - comme on voit, rien de très original dans cette sensation "amoureuse" en adolescente révoltée de notre domestique...
Je me refuse pourtant à croire que tout vient de là, de ses moments de solitude ou je me glissai dans la cuisine et que je venais longuement caresser l'uniforme de notre bonne. Sentiment de faire partie de son univers, de sa "société". La frustration aidant et l'éducation qui va avec, je me suis éloignée de l'office
Jamais je n'ai oublié ma collection, commencée à l'université de Bordeaux...

41 ans et depuis près de trois ans je suis ainsi à attendre que l'on est besoin de moi que l'on me sonne...  Je me refuse à expliquer ce cheminement, ce plaisir à être ce que je suis devenue et cela plusieurs heures par semaine et parfois le week-end pour une jeune femme masculine (et pourtant très femme). Ma dépendance est cérébrale, tendrement amoureuse parfois teintée de se sentiment qui comble une femme soumise, une forme de vénération et de remerciement d'avoir été acceptée dans un univers que je me suis refusépendant longtemps, avant de  l'accepter concrètement...

-"Une domestique n'est utile que si l'on s'en sert..."

 C'est par ces mots que ma jeune dominatrice m'accueillit en 2011 (novembre)...  dans son appartement de Versailles. Sans être professionnelle, la domination fait partie de son univers, une façon particulière d'ailleurs, utiliser la soumission comme valeur sociale... Je m'en souviens encore, comme marquée au fer rouge. Me placer, une fantasme qui devient réalité et qui m'a déstabilisée totalement. J'ai honte de cette époque, d'avoir été si nulle. Idiote dans mon comportement. Trop en faire annule le plaisir de la soumission.

- "On ne joue pas au théâtre chez moi... On suit les codes et le protocole que j'impose..."

Elle me regarda sans sympathie...

- "C'est à toi de te faire accepter, de comprendre que tu existes à mes yeux que pour valoriser mon statut statut de femme libre... Et ce n'ai pas parce mon amie Hortense te recommande que je vais faire exception..."

Madame se leva en ajustant la veste croisée de son tailleur pantalon bleu pétrole.
- "Une première place est quelque chose d'important..."
Madame parlait doucement d'une voix rassurante... J'ai baissé les yeux, très mal à l'aise...
- "Tu t'es présentée comme je le désirais..."
Tailleur noir sobre (acheté pour l’occasion) chemisier blanc.
- "Retires ta veste..."

Madame avait dis cela d'une façon naturelle qui ne souffrait aucun contre ordre.

- "Et plie la veste d'une façon impeccable sur le dos de la chaise"...

Ce que je fis.

Elle est revenue quelques secondes après en disant:

- "Il y a deux façons de porter un tailleur, avec un collier de perles ou comme toi, une fois la veste enlevée, avec un tablier blanc..."

Je fus surprise quand elle noua autour de ma taille le tablier qui allait me rendre servile. Je me laissais faire avec une certaine fierté.
Je crois qu'elle s'en est aperçu.
- "Boutonnes le col de ton chemisier, pas de négligence pendant ton service..."

 

Je ne sais pas trop que dire autre que des impressions. J'ai peur également de trop me dévoiler. De me sentir mal à l'aise alors que seulement maintenant, je trouve une sorte d'équilibre dans cette situation de femme dévouée...

Un mot que j'aime bien, que j'ai découvert dans ce relationnel que j'ai construit avec Madame.
Comment expliquer ce besoin ? J'écris souvent cela, mais je n'arrive toujours pas à comprendre ma démarche. Je sais naturellement d’où cela vient, mais ce sentiment aurait pu rester un fantasme sans lendemain, tout comme ma collection de photos de servantes qui me faisaient tenir le coup, fantasmer dans leurs fonctions.
Peut-être est-ce aussi cette élégance domestique qui me fascine toujours, cet uniforme indispensable pour se sentir vivre, ce naturel d'être servante. 

J'écris... J'écris, et voilà que le temps passe...


18h00. Il faut que je me change. Ce soir Madame reçoit une amie de son "club Féminin au Masculin". Il faut que je prépare l'indispensable tailleur pantalon de ma Maitresse. Femme masculine ce soir, avec cravate au nœud parfait, sur chemise de soie...
Madame a écrit sur le panneau de service "livrée Chambord"...  Mon premier uniforme acheté à la "Blouse des Halles" ce lieu n'existe plus aujourd'hui... Dommage, j'aimais bien la responsable qui m'a toujours pris pour une "Dame" dans mes hésitations, me soupçonnait-elle femme soumise ?


Cela fait étrange de ne pas avoir de lieu à soi. De me changer dans la cuisine. Ajuster mon tablier sur ma tenue, col fermé, poignées également. Même si la tenue est claire, les gants de services sont obligatoires. Je termine toujours par la coiffe, lorsqu'il y en a une. Sinon par mes gants que je ne quitterai pas pendant tout le service, j'en ai toujours une seconde paire si il y avait un problème. Cette transformation est indispensable chez moi... J'y prends grand soin. Un besoin aujourd'hui pour me sentir à la hauteur des attentes de Madame. Le respect aussi, envers cette jeune femme qui est devenue ma Maitresse... Tout cela, je peux l'admettre, fait un peu surannée. Vieux jeu, déplacé. Je le reconnais, mais cela me rassure de me savoir ainsi dépendante d'une main de fer.
 

18H50.
J'arrête d'écrire, je n'ai plus le temps, je dois dresser la table.
Pourquoi brusquement je pense à notre bonne. Est-ce que j'ai envie de lui ressembler autant que cela. Je crois que oui.
J'ai toujours ce sentiment de ne jamais être à ma place, là ou mènent mes pas, je n'arrive jamais à me satisfaire. Le mal vient certainement de ses longs moments d'enfance ou je trainais plus avec notre bonne qu'avec maman, qui virevoltait entre deux expositions et sa galerie d'Art. Femme artiste qui ne voyait (et voit encore) le monde qu'à travers le prisme étroit et superficiel de sa galerie d'Art.
Je qui le clavier parce que l'on vient de sonner à la porte.  


Jeudi 9h45
Le bureau.
La distorsion est forte, et il m'arrive de pleurer. J'ai du mal à survivre avec ce grand écart presque journalier, entre ma fonction subalterne chez Madame et mon job. Pourquoi (encore) suis-je si mal dans ma peau ? Encore et toujours ?
Je garde secrètement dans un dossier à mon bureau une photo amusante, une photo publicitaire. Il y avait donc une époque ou dans les journaux on traitait la mode domestique avec "presque" le même égard que celle des Maitresses. J'envie cette époque. Je crois avoir vue ce cliché colorisé sur internet...

Hier soir je me suis sentie invisible. Madame ne m'adressa pas un mot. C'est rare. Immobile dans la salle à manger, près de la desserte, j'étais en fonction - service dit à l'anglaise - la domestique reste présente pendant tout le diner, à la différence du service à la française ou la bonne est à la cuisine et n'est sonnée que lorsque l'on a besoin d'elle.
Droite, mains gantées croisées sur le tablier, le regard droit, momifiée.


N'est-ce pas aujourd'hui ce qui me représente le mieux ? Ne pas exister, autre que lorsque ma jeune Maîtresse le désire ! Cela me rassure naturellement mais il y a ce petit picotement, être près de l'élégance de Madame, me sentir dépositaire de son pouvoir sur ma personne, de cette vénération que je lui porte.
Madame, masculine à souhait gardait toute sa féminité, et je l'enviais d'oser être ce qu'elle désirait... Une femme libre. Tout comme l'amie de Madame que j'ai déjà rencontrée. Elle aussi jouant avec les codes masculins. Je n'ai bougé que trois fois, une première pour ramasser la serviette tombée à terre de l'invitée de Madame et la changer, une seconde pour changer les assiettes et enfin pour libérer la table...


Service d'accueil avec le long manteau militaire de Madame et l'imper court de l'invitée. Protocole imposé par Madame.
- "Tu attends notre retour pour que je t'autorise à quitter ton service."
Ce fut les seuls mots. Rien d'autre.

Nouveau moment de solitude, de sentiment d'abandon. Je sais que je ne devrais pas écrire cela, mais voilà, cette solitude fait partie intégrante de ma fonction de domestique, ce désir d'être en harmonie avec les désirs représentatifs de ma Maitresse, me rend étrangement calme, une normalité dans ma soumission sociale, offrir son temps à une servitude voulue.


A suivre...

 

 

 


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