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  • : Ce blog est consacré au fétichisme des tabliers de cuisine de femme, des blouses de femme et des torchons de cuisine. Il s'adresse aux adultes seulement, ayant atteint l'âge de la majorité légale dans le pays. Et tenez les enfants à l'écart, bien sûr.
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Dimanche 11 août 2013 7 11 /08 /Août /2013 09:00

Un récit de Pierre Tenitram, que je remercie infiniment.


Sylvie, ou les souvenirs d’une jeune fille en blouse.


Les années soixante, au cœur des « trente glorieuses », pas vraiment glorieuses finalement... Il y a les horreurs de la guerre d’Algérie, le développement économique n’est pas si équitablement réparti que cela, l’urbanisation est déjà ratée... et l’hypocrisie des mœurs est toujours aussi triomphante. Nous, nous avons eu la chance d’être épargnés, nous étions trop jeunes et, malgré tout, on nous a laissé nous épanouir.

Voilà des souvenirs, ceux de Sylvie ; je les ai recueillis il y a maintenant plusieurs années, je les avais notés sur un cahier et je lui ai promis de les retranscrire : on ne sait jamais, ils pourraient intéresser quelques uns !

Ce sont des souvenirs : avec les oublis et les raccourcis, les exagérations et les atténuation... les transformations. Avec donc tout ce qui fait des souvenirs, éloignés un peu ou beaucoup des réalités, et avec un bon fond de vérités.

 

Bonne lecture !


 

Picardie, début des années 60... Je viens d’avoir 17 ans et je suis encore en classe de Seconde  « classique » ; mon retard scolaire ne m’est pas reproché : quand on a perdu si jeune ses parents accidentellement, l’entourage et les professeurs sont plutôt compréhensifs.

C’est une cousine par alliance de ma mère, elle habitait la même ville que nous, qui m’a recueillie tout de suite après l’accident. Je n’avais pas d’autre famille, j’avais 11 ans et je venais de rentrer en 6éme. J’ai bénéficié de toute son immense tendresse et je lui en suis encore bien reconnaissante !

Mais quand je dis qu’elle m’a élevée, je devrais être plus précise : elle a été obligée de me dresser, plutôt... Et pour cela, pour ce « dressage », je lui dois bien toute ma gratitude.

J’ai toujours été « rebelle », comme on dit de nos jours, et je me fiche bien de savoir pourquoi. Toujours est-il qu’obéir à des ordres, suivre des directives, faire ceci ou cela sur commande, bref, suivre des chemins trop balisés, voilà qui m’a toujours hérissé le poil. Par exemple, le port de la blouse, du tablier, surtout dans ma jeunesse, il a fallu me l’imposer... et pour cela me punir souvent. J’en ai reçu des fessées, à la main ou au martinet et bien souvent les deux, parce que j’avais « oublié » de mettre ma blouse ou un tablier !

J’en porterai pourtant par la suite presque toujours, pour des raisons qui pouvaient être objectives, d’hygiène et professionnelles, mais aussi par habitude, tradition... Et encore par goût : il y a des si jolis tabliers, des blouses si seyantes... Dès que je l’ai pu, j’ai toujours choisi  mes blouses et mes tabliers, et j’en ai toujours pris un très grand soin. Je les porte aussi bien pour moi que pour faire plaisir, montrer mon obéissance, ma soumission, mais quand j’en ai envie, ou, simplement, parce que ça me plaît.

De toute façon, combien de fois dans ma vie ai-je du enfiler un tablier ou une blouse (et parfois les deux), sans même y penser vraiment ! L’habitude est donc venue est bien sûr... Mais à l’époque, devoir mettre une blouse, un tablier, « cristallisait » ma nature rebelle !

Il y a donc longtemps maintenant que je me sens bien dans une blouse, ou avec un tablier, et quel dommage que bon nombre de mes contemporaines n’en portent plus ou que trop rarement, n’est-ce pas Messieurs ? Ne me dites pas que de voir votre compagne, ou une autre femme, le corps enveloppé d’une blouse, ou ceint d’un tablier, vous laisse indifférent ! Cela ne vous éveille pas un désir de vous faire servir et de montrer aussi votre tendresse ? De la voir à genoux devant vous, ou de la caresser, de la trousser ? Voire de la punir... Et vous, chères lectrices, pourquoi ne pas reprendre cette habitude vestimentaire ? Surtout pour celles d’entre vous qui choisissez – et ceci est la condition incontournable – la « soumission » à un « Maitre » (ou une « Maîtresse » pourquoi pas ?). Remettez des blouses, des tabliers ! Non seulement vous vous sentirez bien, protégée, mais vous éprouverez aussi des désirs que vous trouvez peut-être encore inavouables, comme celui d’être obéissante, de servir, d’accomplir des tâches humbles, voire humiliantes. N’ayez pas honte ! Vous souhaiterez être punie... Et alors ? Quels délices ! Quant à celles qui préfèrent imposer leur autorité, croyez-moi, revêtue d’une blouse bien stricte, on vous obéira ! On se soumettra !

 Et de toute façon, et pour toutes, une blouse, un tablier, fait de nous une personne charmante, qu’on regarde, surpris par notre style. Ce qui est moche, ce n’est pas un tablier ou une blouse, il y en a de si jolies, c’est celle qui ne sait pas la porter.

N’oublions, pas enfin, le côté pratique et économique ! En ces temps où on ne peut gaspiller ni notre argent, ni nos ressources environnementales... Vous verrez que ces tenues reviendront peu à peu dans notre quotidien.

Et mon récit ? Oui, oui, je le reprends ! J’arrête mes digressions !

 Donc, dans ma jeunesse surtout,  exemple typique de mon goût pour la « rébellion », il suffisait qu’on me rappelle l’obligation qui m’était faite de porter un tablier, une blouse, pour que je l’oublie (!), l’égare, ou désobéisse. Bien sûr, j’étais alors punie, ce qui était bien normal !

A cette nature rebelle, s’ajoutaient mon goût pour la paresse, mon étourderie, mon insolence et ma tendance à la rêverie. Tous ces défauts, Tatie les a transformés en qualités puisque mes capacités d’imagination, mon efficacité, mon autorité m’ont permis, bien plus tard, de faire la carrière qui a été la mienne.

Mais à cette époque, je n’en étais pas encore là ! Tatie dépassait à peine la trentaine, et je venais donc de fêter mes 17ans. Ce jeudi-là, une fois de plus, après le repas du soir, elle a répété sa maxime favorite :

« Sylvie, il y a la discipline scolaire, il y a la discipline domestique ! Avec des règles auxquelles, de gré ou de force, tu seras soumise ! Tu vas donc être punie ».

Elle a alors pris le martinet, celui qui était accroché sous les tabliers au mur de la cuisine, m’a ordonné d’enlever ma jupe, m’a fait m’incliner sur la table en m’appuyant sur les épaules jusqu’à ce que ma poitrine s’écrase sur la toile cirée... je me suis accrochée en écartant les bras aux bords de la table de cuisine... Puis elle a retroussé ma blouse qu’elle a ensuite glissée dans la ceinture...

Elle m’a laissée ainsi plus d’une minute, que je sente bien que j’étais punie, la blouse troussée, le cul bien peu protégé par une culotte de coton fin, mais prêt à être fouetté par les lanières plates du martinet de la cuisine. (Les lanières du martinet de ma chambre étaient rondes, plus douloureuses...) Tatie savait que je ne me révolterai pas car elle me connaissait bien : j’ai toujours admis être punie quand je le mérite. Elle disait aussi que je cherchais souvent, sans vraiment le faire exprès, les punitions pour que je sois sûre qu’on s’occupe de moi. Elle avait bien raison, je crois.

Mais toujours est-il qu’être punie, c’est humiliant, un peu douloureux si la punition est une fessée (même si Tatie ne me fouettait jamais avec violence). Etre punie me fait pleurer, gémir, voire crier (ça c’est plutôt de la comédie), et en même temps j’éprouve toujours une drôle de sensation de soulagement, de satisfaction, d’avoir payé ma faute. J’ai, après une fessée, ou au cours d’une pénitence, une impression de plénitude, et en même temps de honte d’avoir un certain plaisir à goûter cette sensation...

Je suis sûre que beaucoup de mes lectrices partagent cette ambigüité : soumise et humiliée d’être punie, que ce soit en blouse ou en tablier ou autrement, honteuse aussi de trouver cela « normal » et d’en retirer une certaine satisfaction, une sorte de plaisir...

Dans ma tête les idées « tournaient » les mots de « punie », « punition », « pénitence », « humiliée », « fessée », « martinet »... Je me sentais bien, même si je devais mettre une «  blouse de punition » (elles étaient boutonnées dans le dos). Mon ventre s’alourdissait et devenait chaud, mes tétons durcissaient, ce que me faisait souvent remarquer Tatie en les montrant qui pointaient sous le nylon de mes blouses. Ma fente s’ouvrait et devenait si humide qu’elle tachait ma culotte si je n’avais pas reçu l’ordre de l’ôter.

Et puis, je dois dès le début de ce récit vous l’avouer : surtout après avoir été fessée à la main, j’avais besoin de filer dans ma chambre, m’allonger sur mon lit, glisser ma main droite sous ma blouse et laisser mes doigts parcourir ma fente trempée, tripoter le petit bouton qu’il y a là... tandis que ma main gauche caressait à travers le nylon de ma blouse mes seins de jeune fille punie... et vicieuse.

Bref, ce jeudi-là, Tatie m’a donc punie, une fois de plus. Le bulletin trimestriel qu’elle venait de recevoir n’était pas si mauvais, loin de là, si on s’en tenait à la moyenne mathématique de mes notes. Mais les appréciations quant à mon comportement... Surtout celles du professeur d’anglais, la seule matière où je n’avais pas la moyenne...  !

Le martinet a cinglé une bonne dizaine de fois mes fesses, puis Tatie a baissé ma culotte et a terminé le châtiment à la main. Elle a ensuite tâté soigneusement ces fesses de punie pour en apprécier la température, examiné longuement la couleur...

« Redresse-toi ! Remets ta blouse correctement ! Regarde moi ça ! On dirait que tu as essuyé la table avec ta poitrine ! Tant pis pour toi tu garderas ta blouse tachée tout le reste de la semaine ! Tu mettras ton tablier par-dessus pour cacher les taches si on a de la visite. Et tant qu’à faire, tachée pour tachée, essuies toi la fente avec cette blouse de souillon ! Je suis sûre que tu es encore trempée ! »

J’avais les fesses brûlantes, je sentais mes tétons durcir et mon ventre remuer ; j’essuyai ma fente avec un pan de ma blouse, laissant une auréole humide... Puis je me suis mise en « position disciplinaire », c’est ce que Tatie exigeait de moi lorsqu’elle me disputait ou après m’avoir infligé une punition : je devais me tenir très droite, les épaules ramenées en arrière puisqu’il me fallait croiser les bras dans le dos ; et comme j’avais des seins que je trouvais un peu trop gros, ma poitrine mise ainsi en avant gonflait exagérément ma blouse. Mais bon, quand je suis punie, je n’ai rien à dire, n’est-ce pas... Je devais aussi avoir les jambes un peu écartées, tant mieux, ma fente était ainsi un peu moins serrée, ça me soulageait... Et la tête baissée, je devais toujours improviser en quelques phrases mes regrets.

« Tatie tu as eu raison de me faire prendre l’habitude de porter une blouse à la maison différente de la blouse d’uniforme qu’on nous impose au lycée ; tu imagines si j’avais dû, demain, aller en classe avec ma blouse salie ! Je regrette aussi de t’avoir obligée à me punir encore, mais tu as bien fait, je le méritais. »

« Viens ma belle ! Je t’aime tu sais, c’est pour cela que je suis aussi stricte avec toi... Tu connais bien mon point de vue sur l’éducation des jeunes filles : tout leur dire, leur expliquer et en même temps les dresser à être soumise à une discipline stricte afin d’en faire des femmes fortes, libres puisqu’elles auront goûté à la soumission ». Ca c’était le « credo » éducatif de Tatie, que je ne comprenais pas du tout à l’époque, mais que plus tard je l’ai compris comme étant ceci : « ma belle, je te dresse en espérant que comme cela tu resteras une rebelle puisque tu auras « souffert » d’être plus ou moins soumise, et que, aussi et paradoxalement, si tu en as envie, tu sauras prendre plaisir à être soumise aux personnes que tu choisiras... ».

C’est le temps et l’expérience qui ont fini par me faire comprendre cette éducation paradoxale dont m’a fait bénéficier Tatie.

Mais en attendant, ce jeudi soir-là, je viens d’être punie d’une fessée, d’avoir exprimé mes « regrets » et donc je peux faire ce que j’adore, m’asseoir sur les genoux de Tatie pour me faire consoler. Je me mets toujours à califourchon sur les genoux de ma tutrice, et pour cela, je dois retrousser le bas de ma blouse afin de pouvoir écarter suffisamment les cuisses ; je n’ai pas besoin de déboutonner le bas, Tatie m’interdit fermer mes bouses complètement pour ne pas déchirer la dernière boutonnière.

 Je suis bien, le visage niché dans le cou de ma tatie adorée, contre sa peau douce sur laquelle je dépose de petits bisous qui la chatouillent et qui la font rire... Et puis si j’ai dû quitter ma culotte, comme j’ai les cuisses ouvertes, ma fente est bien à l’air, je sens mes grandes lèvres se décoller, et c’est bon... De toute façon, si je coule un peu, surtout que je m’appuie bien sur les genoux et les cuisses de ma punisseuse, ce n’est pas grave, je ne serai pas à nouveau punie : Tatie, si elle n’en avait pas mis, enfilait toujours une de ses blouses de Maîtresse de maison, ou un tablier, pour me punir. Je savais bien qu’elle remarquerait une petite tache, mais elle ne disait rien et se contentait d’un petit sourire. Et elle me caressait le dos, puis les fesses qu’elle venait de « martyriser »...

Puis au bout d’un petit moment, je suis chassée :

« File petite peste, et que ça te serve de leçon ! » Tu parles, Tatie... Je suis incorrigible ! Ce soir là, elle a ajouté : « J’ai pris une décision, je vais lui écrire un mot, à ta professeur d’anglais, tu le lui donneras à la fin de son prochain cours ».

Je suis vite allée dans ma chambre m’allonger sur le ventre dans mon lit ; j’ai sorti la culotte que Tatie avait enfoncée dans la poche de ma blouse dont j’ai un peu écarté le bas, puis j’ai laissé faire mes doigts... jusqu’aux délicieuses secousses... j’ai laissé mon petit jus imprégner la culotte serrée un peu plus bas entre mes cuisses... C’est plus tard que j’ai appris que je suis une « femme fontaine ». J’en ai taché des culottes, des blouses, des tabliers... et que c’est bon de se donner du plaisir.


Dis-donc, Sylvie ! Tu voudrais nous faire croire qu’à 17 ans tu étais encore punie au martinet !

Mais si ! Pourquoi ? Ailleurs, je ne sais pas, mais tu toi sais bien que dans le Nord et en Picardie, dans chaque famille ou presque il y avait un ou deux martinets ! Souviens-toi ! Les fessées étaient une façon normale de punir et, par contre, les enfants battus n’étaient pas mieux admis qu’ailleurs ! Ne pas confondre une fessée, même au martinet, avec une violence inadmissible ! Telle était la norme à l’époque et qui n’est plus celle de maintenant, bien sûr : tout évolue. Quant à mon âge... J’ai été punie souvent, fessée, à la main, au martinet jusqu’à ce que je quitte la maison, c'est-à-dire à vingt et un ans, âge de la majorité d’alors et du début de mes études supérieures, et je vais te dire pourquoi. Je devais avoir quinze ans à peu prés, quand Tatie m’a dit qu’elle ne me fesserait plus puisque j’étais une jeune fille. J’ai refusé !

« Tatie, tu sais bien qu’il faut me punir quand je le mérite et que je l’accepte. Comment me punirais-tu si tu ne me donnes plus de fessées ? M’enfermer dans ma chambre ? M’interdire de parler ? Tu serais aussi privée que moi ! Me priver de sortie, d’aller au cinéma ? Tu serais là aussi privée que moi! M’empêcher de voir mes amies, Annie ? Tu les punirais autant que moi. Me fesser, ça permet de te passer ta colère rapidement, et puis pour moi, oui, ça fait un peu mal, mais je sais bien que je suis punie et que tu m’aimes très fort. Je préfère une bonne fouettée tu sais Tatie. »

Voilà pourquoi j’ai reçu le martinet durant toute ma jeunesse... et plus encore, tu le sais bien !

 

 

Rendez-vous.


Le lundi suivant, je n’avais pas eu cours d’Anglais avant, j’ai pu transmettre la lettre de Tatie à Mme Cardon dès la fin du cours.

Annie m’attendait prés de la porte de la salle de classe ; elle n’a pas osé venir avec moi parce qu’elle a déjà sali sa blouse : une tache d’encre au niveau de son sein gauche. Cette semaine-là, et cela évoquera encore des souvenirs à certaines de mes lectrices, nous devions porter la blouse rose, boutonnée devant ; il y avait la semaine des blouses bleu pâle, boutonnées sur le coté, avec un biais rouge (celle là, j’aimais assez), et la semaine des blouses bleu foncé, boutonnées dans le dos. Celle là je la détestais. Je me sentais trop « emblousée » dedans, et de plus, comme toutes les autres, il y avait une ceinture qu’il fallait obligatoirement nouer. Avec cette blouse, j’avais l’impression d’être encore plus enfermée. Tatie qui avait bien sûr vite remarqué que j’aimais encore moins la mettre que les autres,  m’imposait d’enfiler celle de l’année précédente quand j’étais punie. Pour le coup, je me trouvais bien punie, effectivement, car en plus j’avais presque pris une taille supplémentaire ! Elle me serrait, moulait mes seins... Et, souvent, en attendant une fessée, qu’elle ne m’infligeait pas tout de suite, évidemment, je devais enlever ma jupe – même ma robe si j’en portai une ce jour là – et rester ainsi, le cul découvert à chacun de mes mouvements, puisque les pans d’une blouse boutonnée dans le dos s’écartent facilement, surtout si elle est un peu petite... Avant la fessée j’avais toujours ma culotte, mais j’avais quand même honte ; et après, c’était l’humiliation totale ! Les fesses rouges, à l’air, bien mises en valeur par le bleu foncé des pans de ma blouse de punie...

Donc ce lundi là... Annie mon « amie de cœur » comme nous disions, m’attendait devant la porte de la salle de classe. J’ai tendu l’enveloppe qui contenait la lettre de Tatie à Mme Cardon, ma prof d’anglais. J’avais vérifié que ma blouse était bien fermée, la ceinture bien nouée. Je me tenais bien droite, les bras croisés dans le dos, comme lorsque je suis avec Tatie, pendant que Mme Cardon après avoir froncé les sourcils ouvrait l’enveloppe. C’était terrible. Je n’étais qu’une fille en blouse, à coté d’une femme encore jeune, très élégante dans un tailleur gris, renommée et redoutée pour sa sévérité. Je me suis sentie bien inférieure.

« Efface le tableau ! » Un ordre, sec.

« Oui Madame »

J’ai obéi. Je ne suis qu’une écolière, qu’une élève en blouse et soumise à l’autorité et aux ordres d’une Maîtresse.

Et je me suis laissé aller à une « rêverie »...

Essuyer son tableau ; c’est comme une tâche de servante. Je pense fugitivement qu’il m’aurait fallu mettre un tablier par-dessus ma blouse, et je me sens heureuse d’accomplir cette tâche humble, pour elle. Puis, je m’imagine être sa servante, revêtue d’une simple robe noire et d’un joli tablier blanc, agenouillée devant elle pour lui lacer ses bottines. Elles sont entre mes cuisses, posées sur mon tablier blanc et leur semelle vont le salir. Ce n’est rien, c’est normal que je salisse mon tablier de servante pour servir ma Maîtresse ; je le laverai et le repasserai soigneusement, surtout les volants ; entre temps je mettrai une blouse, de toute façon, il faut que je fasse la lessive des dessous de Madame, à la main, bien sûr : sa lingerie est très fine, et très douce...

En fait Mme Cardon m’impressionnait, je ne savais pas exactement de quelle impression, sensation, il s’agissait, mais toujours est-il qu’elle me faisait, comme on dit, de l’effet. C’est certainement pour cela qu’il m’est arrivée avec elle d’être presqu’insolente, paresseuse. Et qu’elle m’a punie souvent. Toujours mon ambiguïté.

Elle s’est assise sur le bureau, a parcouru la lettre, s’est interrompue pour me regarder essuyer la craie sur le tableau... Je sentais son regard sur moi … La sensation d’infériorité, d’humilité s’accroissait, elle me tordait le bas ventre... C’était bon, alors j’ai commencé à avoir honte de trouver cela délicieux. Puis je me suis rendu compte qu’elle était en train de me parler :

«..... Si j’ai bien compris c’est ta tutrice... Amélie Lacombe.... Elle n’est pas mariée ? Elle a à peu prés le même âge que moi ? »

« Non Madame... Oui Madame... »

« Non quoi ? Oui quoi ? »

« Elle ne s’est jamais mariée, et je crois qu’elle doit avoir à peu prés le même âge que le votre Madame... »

« Fais attention tu es en train d’essuyer ta blouse avec le chiffon à le tripoter comme ça ! Vous avez le téléphone ? »

« Oui Madame, Tatie est responsable d’un service à la Préfecture, alors on a eu le téléphone rapidement »

« Tu lui diras que je l’appellerai ce soir... »

« Bien Madame »

J’ai rejoint Annie qui m’a bombardée de questions. Nous nous sommes réfugiées sous un escalier dans le fond du couloir pour discuter de ce qui m’arrive ; je me doutais bien qu’il allait falloir me mettre à l’anglais, avec des leçons particulières. Annie pensait, elle, que Mme Cardon qui nous parlait souvent des bienfaits de « l’éducation anglaise » serait très stricte avec moi. Quant à moi, surtout pour me rassurer, j’estimais qu’en fait, en dehors de la classe, elle pouvait être très gentille... Tout en bavardant, j’ai mouillé mon index et je me suis efforcée d’enlever la tache d’encre sur son sein gauche.

« On dirait que tu as un téton bleu ! »

« Laisse mes seins ! Ce n’est qu’une blouse, ce n’est pas grave, c’est fait pour être sali ! »

« Tu ne vas pas te balader avec ta blouse tachée tout le reste de la semaine ! Moi je serais punie si je restais en blouse comme ça... Il faut cacher cette tache ! »

En disant cela j’ai bien couvert la tache avec mes deux mains et en profite pour caresser le nylon de sa blouse... C’est agréable ce toucher, cette douceur lisse, surtout sur le coussin d’un sein de jeune fille ; bien sûr que nous étions ambigües toutes les deux, surtout comme cette fois là, lorsque nous avons fini par nous serrer dans les bras, frottant nos blouses l’une contre l’autre pour entendre le crissement du nylon. Annie avait en effet pris le prétexte de me consoler de ce qui m’attendait pour me consoler, bien me serrer et me faire des bisous dans le cou.

Le soir, lorsque Tatie est rentrée et que je lui ai fait mon compte-rendu, elle a été étonnée de la réponse et des questions de Mme Cardon et elle m’a fait répéter et préciser plusieurs fois ce qu’elle m’avait dit.

Un peu plus tard, de ma chambre, j’ai entendu le téléphone sonner et Tatie bavarder, et éclater de rire de temps en temps... Curieuse, je me doutai que c’était Mme Cardon, et comme j’avais prévu le coup, je suis redescendue dans la cuisine pour accrocher mon tablier, celui que je mets par-dessus la blouse que je dois enfiler à la maison pour aider Tatie à la cuisine et faire la vaisselle, grâce à ce prétexte, j’ai pu saisir quelques mots au vol : « C’était le bon temps.... Il faudra que tu sois sévère avec elle... Bien sûr... Mais elle est en fait adorable... Je trouve que c’est bien qu’elle soit comme nous l’avons été, aussi rebelle... La punir, évidemment !... Attends... » Tatie s’est retournée vers moi avec un air furieux : « Sylvie ! Tu écoutes aux portes maintenant ! File ! »

Comme elles l’avaient certainement convenu, Mme Cardon est venue à la maison le jeudi, un peu avant que Tatie ne parte à son travail.

Je me suis postée, cachée, en haut des escaliers. Tatie n’avait pas encore ôté son tablier quand elle a ouvert la porte d’entée.

« Anne ! C’est bien toi ! »

« Amélie ! Ça me fait plaisir de te revoir, tu ne peux pas imaginer ! »

Je les ai aperçues qui s’embrassais, elles se tenaient par les mains et se reculaient pour s’examiner, bras tendus, elles riaient, heureuses de se retrouver...

Mme Cardon a expliqué qu’elle ne pouvait pas deviner que Tatie, Mme Lacombe, était ma tutrice puisque nous n’avions pas le même nom de famille ; quant à Tatie, puisque Mme Cardon avait gardé de son nom de femme mariée après le décès de son mari en Algérie, elle ne pouvait pas savoir que cette « Mme Cardon » qui était ma prof d’Anglais était en fait cette Anne qu’elle avait connue des années auparavant.

« J’ai le temps de t’offrir un café avant de partir au travail, entre dans la cuisine 2 minutes ! »

Je les ai entendu bavarder, s’exclamer, rire... Puis on m’a appelée, alors, vous pensez bien que j’ai descendu les escaliers immédiatement, avec une boule au ventre : elles ont l’air de bien s’entendre, ces deux là, et je crains pour mes fesses...

Le visage de Tatie s’est fermé dès mon entrée dans la cuisine :

« Et ta blouse ? Et en plus tu as mis ton chemisier neuf ! »

« Mais Tatie, je sais bien qu’on n’est jeudi, pas dimanche, mais comme Mme Cardon est là, je pensai qu’il était plus convenable que je sois habillée comme ça... »

C’est Mme Cardon qui a répondu : « Ma venue n’a pas à changer les habitudes, et je suppose que, comme toute jeune fille bien élevée tu dois être en blouse ou en tablier ! »

 « Tu pensais me séduire ? », a-t-elle ajouté en riant...

 Tatie en a rajouté elle aussi : « Ce n’est certainement pas en étant mal élevée que tu vas séduire Anne ! File mettre une blouse, prétentieuse ! »

Arrivée en haut des escaliers qui mènent à ma chambre je me suis arrêtée : quelle blouse mettre ? J’ai dévalé à nouveau les marches de l’escalier, et je suis entré brutalement dans la cuisine :

« Tatie je mets quelle blouse ? Celle de la maison ? Celle du lycée ? »

Elles ont rient toutes les deux ! Je me suis sentie confuse, bête...

« Il faut toujours que tu fasse des histoires dès qu’on exige de toi que tu suives une règle ! Même pour mettre une blouse ! Ton dilemme est résolu ma fille ! Enfile ta blouse de punie ! »

« Ho non, Tatie ! Pourquoi ? Je ne suis pas punie ! Si ? »

« Considère-toi comme punie, si... Obéis et vite ou tu es fessée immédiatement ! »

Quelle honte ai-je éprouvé ! Parler devant Mme Cardon du fait que je pouvais être punie aussi simplement ! Et être punie d’une fessée, en plus ! Tout bêtement pour une histoire de tenue vestimentaire ! A cause d’une blouse !

Dans ma chambre, en me tortillant j’ai réussi à fermer dans le dos deux des boutons de la blouse, ceux du milieu ; mais pour le haut, comme pour les enlever, il me fallait bien souvent l’aide... Quel moment de soumission j’ai vécu de retour dans la cuisine! Tatie, devant Madame Cardon, a fini de fermer ma blouse, et elle a noué, derrière bien sûr, la ceinture avec deux nœuds. Ha, je me suis sentie bien emblousée, bien obéissante dans cette blouse de discipline... Choisie exprès car je détestais ce modèle, que je ressentais fortement que je portais une blouse, et que je ne pouvais l’ôter toute seule...

« Voilà ! Avec cette blouse, je sais qu’elle sait qu’elle est punie ! »

Puis Tatie a ôté son tablier et nous l’avons accompagnée dans l’entrée. Pendant qu’elle a enfilé son manteau, elle m’a donné ses dernières consignes matérielles pour la leçon : aller dans son bureau, proposer un thé ou un rafraichissement...

Après son départ, je me suis retrouvée face au grand miroir de l’entrée, Mme Cardon à mes cotés. Quel contraste !

« Que vois-tu ? » m’a-t-elle demandé.

J’ai poussé un grand soupir...

« Une jeune dame élégante dans  sa robe de demi-saison ; elle a du style, de l’allure ! Tandis qu’à ses cotés, il y a une jeune fille, une gamine en blouse, parce qu’elle doit être éduquée, obéissante, sinon on la punit. En plus, ma jupe dépasse en bas, ça met encore plus en évidence le fait que je porte une blouse »

« Mais dis donc, pourquoi exige-t-on le port de la blouse ? Et du tablier aussi, bien sûr ! »

« Pour protéger les vêtements, parce qu’ils sont chers, qu’ils demandent du travail d’entretien... »

« Bonne réponse ! C’est pour cela qu’Amélie, et moi aussi d’ailleurs, en portons souvent ! »

« Oui mais, même si j’ai du mal à vous imaginer en blouse ou en tablier, si c’est pour se protéger, oui c’est normal, mais là je ne vais rien faire de bien salissant ! On est à la maison et vous allez me donner une leçon! Au lycée, oui... pourquoi pas... »

« Mais si ! Chez moi je porte de très jolis tabliers, c’est moi qui les choisis ! Et aussi des blouses, mais des blouses de Maîtresse de maison... Elles sont différentes, elles montrent de l’autorité, comme celles des professeurs au lycée quand elles en portent ; si je n’en mets pas au lycée c’est que je n’y pense pas, mais j’en porterais volontiers si on n’avait pas l’habitude de me voir sans. Je me demande parfois si je ne vais pas m’en acheter quand même, des blouses bien strictes, sombres... Quoique tu en penses, on se salit facilement au lycée et en cours. »

« Si je vous comprends bien Madame, il y a la fonction de protection, et là donc  je suis assez d’accord, mais il y a aussi autre chose ! Et donc les tabliers et les blouses que je dois porter c’est aussi, et peut-être surtout, pour montrer que je suis soumise ! »

« Je me doutais bien que tu avais cette agilité intellectuelle, de celles qui n’obéissent pas spontanément, sans réfléchir... Bien sûr, Mademoiselle la rebelle ! Je pense que plus tard toi aussi tu choisiras les tabliers et les blouses qui te plairont, que tu les porteras quand tu en auras besoin, et envie. Mais... Mais... tu es de celles qu’il faut dresser à être soumise, qu’il ne faut jamais hésiter à punir...  Alors oui, l’obligation qui t’est faite de porter la blouse, le tablier, c’est une mesure de discipline, que ce soit chez toi, au lycée, voire ailleurs- et au passage, les prochaines leçons auront lieu chez moi, et j’exige que tu viennes en blouse. Et tout manquement à cette règle disciplinaire mérite une punition ! »

« Mais je n’aime pas être soumise ! Je déteste cela ! »

« Je n’en suis pas si sûre ma belle ! »

En disant cela, elle s’est mise derrière moi ; nous étions toujours face au grand miroir de l’entrée. Un peu  plus grande que moi, avec ses hauts talons, son visage touchait mes cheveux et je sentais son souffle dans mon cou ce qui m’a fait frissonner.

« Je suis sûre qu’en ce moment tu apprécies notre conversation... Que tu aimes bien m’entendre dire que tu es une « rebelle » qu’il faut dresser... C’est que je reconnais ainsi ta personnalité, et ça, ça te fait plaisir... »

« Oui, Madame... Je prends cela comme un compliment, surtout venant de vous. Mais être obéissante, être punie, ce n’est pas vraiment agréable ! »

« Les choses ne sont pas si simples. Regarde, mes mains caressent ta blouse, doucement, parce que j’aime ce toucher du nylon, lisse, frais puis vite chaud, et le léger bruit... et sur ta poitrine, souple, douce, tendre... Ne dis pas que c’est désagréable, et pourtant tu es en blouse, en blouse de punition en plus... Tu as dû t’y soumettre parce que sinon tu aurais été encore plus sévèrement punie... je suis sûre aussi que tu aimes caresser, caresser le nylon d’une blouse.... »

Elle m’a dit tout cela en me caressant les seins, et je sentais ses lèvres à fleur de peau dans mon cou, mon dos était appuyé contre elle, contre son ventre, sa poitrine. Immédiatement, comme lorsque je suis punie, j’ai senti mon ventre s’alourdir, la chaleur venir jusqu’à ma fente et mes tétons durcir. Que c’était bon !

« Ho Madame ! Vous voulez me dire qu’être soumise, punie, n’est pas seulement désagréable ? »

« Voilà, tu as encore bien vite compris ! Mais il va falloir que tu l’admettes, maintenant ! Oui, être soumise, être punie ont leurs côtés délicieux. Mais dis donc ! Tu es sacrément réactive ! C’est tout dur là ! Deux seins bien pointus, ça se voit même à travers ta blouse ! »

« Je sais... excusez moi, Madame. »

« Pourtant ce n’est pas ton fiancé qui a touché ta poitrine ! C’est moi, une femme ! »

« Ha non ! Je n’ai pas encore de fiancé ! Et le peu de garçons que je connais sont tellement bêtes... De toute façon Tatie me dit toujours que j’ai le temps, et puis elle dit aussi que des caresses de filles ça n’a rien à voir. »

« Les garçons... effectivement, tu as bien le temps... et sur le deuxième point, elle a bien raison. En tout cas ne raconte pas à tout le monde que je t’ai caressé les seins, même si c’est par-dessus ta blouse. »

« Ne vous inquiétez pas Madame, il n’y a qu’Annie qui sait que vous allez me donner des cours d’éducation anglaise. Je n’ai vraiment pas envie que les autres élèves le sachent de toute façon.»

« Education anglaise... Le lapsus me plaît bien ! Ca me convient ! Connais-tu véritablement le sens de cette expression ? »

« Heu, oui… J’ai fait un lapsus ! C’est une éducation très stricte, avec des châtiments corporels... le port de l’uniforme... vous nous en parlez quelquefois en classe.»

« Et qu’en penses-tu ? »

« Je suppose que vous, vous pensez que c’est ce qui convient à une fille comme moi, et je vous répondrai que, quoique j’en pense, de toute façon c’est bien l’éducation que je reçois : souvent punie, si nécessaire avec des fessées, à la main ou au martinet. Quant à l’uniforme, les blouses, les tabliers, ça y ressemble beaucoup, non ? »

« Tu as, une fois de plus, bien raison ! Mais tu ne m’as pas vraiment dit ce que tu en pensais ! »

« Oui... Bon... Je sais bien que je suis rétive ! Oui ! Je dois l’avouer, ne pas me mentir, ni vous mentir, pas plus qu’à Tatie et certainement à d’autres personnes... Ces principes d’éducation sont ceux dont j’ai besoin. Voilà, Madame, je l’ai dit ! » Et j’ai respiré un grand coup, comme si j’avais poussé un soupir de soulagement.

Oui, j’ai éprouvé un sentiment de soulagement en avouant cette opinion. Je ne m’étais jamais caché que Tatie avait raison, que ses punitions étaient méritées, que m’obliger par exemple à porter des blouses et des tabliers était finalement « normal ». De toute façon, c’était un code vestimentaire tout à fait habituel pour les jeunes filles et les femmes de cette époque, pourquoi n’y aurais-je pas été, moi aussi, soumise ? Mais faire cet aveu à quelqu’un d’autre qu’à moi-même, surtout à cette femme encore jeune, si stricte et qui avait de fait un pouvoir d’autorité sur moi...

« Parfait, Mademoiselle ! Il fallait que ça soit dit. Je peux donc t’informer qu’Amélie m’a donnée l’autorisation de te punir quand je l’estimerai utile et comme je sais que les fessées font partie des punitions que l’on t’inflige, je n’hésiterai pas une seconde à te fouetter si l’envie m’en prend. »

« Vous savez, Madame, après la conversation que nous venons d’avoir, cela ne me surprend pas. Et vous avez été me semble-t-il une grande amie de Tatie, elle était tellement contente de vous revoir... Alors j’accepte votre autorité et lorsque vous l’estimerez justifier, d’être punie par vous... »

« Bravo ! Cet aveu était nécessaire, et je suis sûre que cela t’a fait du bien. Dans la mesure du possible, il faut toujours être clair avec soi même, et aussi avec les autres ! Allons travailler un peu, pour le temps qui nous reste. »

Effectivement, notre conversation avait duré un certain temps et Mme Cardon n’avait pas prévu une leçon entière, mais plutôt une prise de contact – pour le coup, elle avait été faite - et de faire le point sur la façon dont nous allions nous organiser. J’en ai retenu un accroissement certain de ma charge de travail scolaire ! Exercices, révisions, leçons à apprendre...Et cela tous les jeudis, dès le début de l’après-midi, jusqu’à nouvel ordre !

Mme Cardon s’était installée au bureau de Tatie, et moi j’étais debout, prés d’elle, en train de la regarder noter sur une feuille le « projet pédagogique » que je devais montrer à Tatie. Je me sentais bien l’écolière au bureau de sa Maîtresse ! Elle avait une écriture très lisible : toutes les lettres étaient comme dessinées.

« Tu aimes ma calligraphie ? »

« Ho oui Madame, c’est de l’art, non ? »

« En quelque sorte ! Je t’apprendrai si tu le souhaites. Il te faudra un vrai stylo et que la plume soit toujours très propre. Approche-toi ! »

Je me suis approchée encore plus près d’elle ; elle avait pris une nouvelle feuille et commencé à écrire mon prénom en lettres majuscules, chacune avec les boucles, les lignes, les courbes dont les traits plus ou moins larges épousaient les mouvements de sa main. Arrivée à la lettre « V », elle s’est arrêtée, elle a saisie le bas de ma blouse, devant, et a essuyé la plume soigneusement dans le nylon qu’elle avait chiffonné dans sa main.

« Excuse moi de souiller un peu ta blouse, mais il faut qu’une plume soit toujours bien lisse, bien nette »

« Je vous en prie Madame, ce n’est que ma blouse de punie... je penserai à vous quand je verrai la tache. 

« J’espère bien ! »

Un peu plus tard, Mme Cardon me laissait seule à la maison. En me quittant, elle m’avait fait un joli sourire et passé rapidement la paume de la main sur ma joue, comme une caresse. J’ai accroché à un mur de ma chambre la calligraphie, et elle y est toujours restée. J’ai aussi souvent regardé la tache d’encre sur ma blouse, là, en bas du ventre. De là me vient certainement le goût pour les blouses et les tabliers un peu souillés... je l’ai frottée, caressée un peu trop souvent... d’ailleurs j’ai fini par me retrousser, descendre ma culotte et, debout, me donner du plaisir.


Dis donc, Sylvie, le frôlement de cette Mme Cardon sur ta poitrine, même à travers ta blouse...

Quoi ? C’était très ambigu, tu sais... Frôlements, oui... Tu verras que Mme Cardon était comme Tatie... Voilà. Et comme moi. Son intuition le lui avait certainement fait comprendre.

 

 

Première leçon.


Je suis arrivée chez Mme Cardon le jeudi suivant, comme convenu à 14h précises. J’avais du prendre le funiculaire pour aller là où elle habitait, dans un immeuble du centre de la Ville Haute. Tatie m’avait raconté qu’elle avait hérité de ses grands parents de ce bel appartement situé dans une des rues les plus « chic » de notre ville et aussi d’un « portefeuille » d’actions qui complétait confortablement son petit salaire d’enseignante.

 Entre la place de l’Hôtel de Ville, station du tramway, et ma destination, je devais passer par des rues commerçantes ; cependant mon plaisir de jeune fille, celui que m’aurait procuré un « lèche vitrine » même rapide, a été gâché ! Pour obéir aux ordres qui m’avaient été donnés, aussi bien par Tatie que par Mme Cardon, j’avais donc gardé ma blouse de lycée (je n’allais tout de même pas mettre celle que je devais porter à la maison, heureusement !). Cette semaine là, c’était celle que je ne détestais pas : la bleue pâle, boutonnée sur le côté, avec le liseré rouge. Mais quand même ! Ma préoccupation essentielle, alors que j’aurais trouvé bien agréable de regarder les vitrines, était qu’on voit que j’étais en blouse ! Mon imperméable était non seulement un peu plus court que ma blouse, mais en plus, même complètement fermé, il s’ouvrait à chacun de mes pas... J’ai marché très vite. Je guettais le regard des passants que je croisais : ils pouvaient penser que je n’étais qu’une jeune domestique allant faire une course, ou que j’étais punie et que je me rendais à une « colle » au lycée. Ou, pire, et si je croisais d’autres élèves du lycée ! « Hou la Sylvie ! Même le jeudi en ville, elle garde sa blouse ! »

Mais rien de tout cela n’est arrivé, il n’y eu que des passants indifférents ; à l’époque, de toute façon, une jeune fille ou une femme vêtue d’une blouse n’avait rien d’étonnant, même en ville.

Je suis donc arrivée, sans avoir à subir de regards humiliants, au premier étage d’un bel immeuble ancien, devant la porte de l’appartement de Mme Cardon – le rez-de-chaussée étant occupé par un antiquaire. Toute tremblante, essoufflée, j’ai sonné. La porte s’est ouverte aussitôt sur une toute jeune femme au visage ravissant : les cheveux presque noirs, coupés au carré, la peau pâle, parsemée de taches de rousseur et des yeux rieurs et d’un bleu intense. Aussi grande que moi, elle était vêtue d’une blouse gris clair au col Claudine et avec des poignées tous deux gris plus foncé, et par-dessus elle avait mis un joli tablier blanc.

« Bonjour Sylvie, je t’attendais ! Je m’appelle Delphine et je suis la domestique – mais Madame dit que je suis sa servante ; c’est elle qui décide de toute façon »

Elle m’a aidé à ôter mon imperméable tout en continuant à parler, puis m’a fait une bise sur chaque joue comme si nous étions déjà amies.

« Ha, tu as bien mis une blouse et tu ne t’es pas trompée ! Oui, oui ! Madame m’a raconté l’incident chez toi ! Nous avons bien ri ! Mais enfin, si ça avait été moi, elle n’aurait pas hésité une seconde à me punir ! On doit se ressembler toutes les deux ! Mais bon, maintenant les blouses et les tabliers, comme tu vois, j’y suis habituée, même si je trouve toujours cette obligation contraignante, alors que pourtant je me sens bien dedans... c’est bizarre, non ? »

Son babillage tournait encore dans mes oreilles quand en la suivant je suis arrivée jusque dans la pièce où m’attendait déjà Mme Cardon. Une grande pièce avec des bibliothèques contre deux des murs, le troisième était percé de deux fenêtres et devant le quatrième il y avait le bureau derrière lequel était assis mon professeur. Au milieu de cette vaste pièce, un tapis certainement ramené d’Algérie recouvrait le parquet ; une table basse entourée de  trois petits fauteuils complétaient l’ensemble, comme un salon. C’était un lieu clair, tiède, agréable. Je suis allée saluer la maitresse des lieux qui m’a répondu avec un grand sourire et comme l’autre fois en caressant ma joue avec la paume de sa main. J’ai tout de suite remarqué qu’un martinet était posé sur un petit bureau d’écolier disposé un peu plus loin sur le côté du sien. Mon inquiétude et ma surprise ont du être visibles sur mon visage...

« Ne t’inquiète pas Sylvie, allons ! Et ne sois pas surprise par le martinet, nous nous sommes bien mises d’accord l’autre jour, non ? »

« Oui, Madame, c’est vrai. Mais je ne pensais pas que vous auriez à aménager votre bureau ! Nous aurions pu travailler dans la cuisine ou votre séjour. »

« Je n’ai rien aménagé du tout ! Mon bureau est ainsi organisé parce qu’il m’arrive parfois de donner des cours particuliers, et de plus, deux ou trois fois par semaine, je donne aussi des cours à Delphine car je souhaite que ma servante soit cultivée. Elle a d’ailleurs largement ton niveau scolaire, maintenant, mais sauf dans les disciplines scientifiques pour lesquelles je ne suis pas du tout compétente. Quant au martinet, tu sais bien... »

La menace était claire ; je me doutai que de toute façon je serai tôt ou tard punie. Fugitivement j’ai aussi pensé à Delphine, quand elle m’avait dit dans l’entrée que, elle, elle aurait été punie dans la seconde pour cette histoire de blouse... Malgré son âge, mais en tant que servante ayant une Maîtresse comme Mme Cardon... j’ai aussi tout de suite supposé qu’elle avait accepté cette discipline domestique, les obligations ainsi que les punitions et les châtiments corporels qui vont avec.... Toutes ces pensées en deux ou trois secondes ; mais une réflexion suffisamment longue pour que Mme Cardon m’ait demandé d’un ton très autoritaire :

« A quoi penses-tu à rester plantée là au lieu d’aller t’assoir à ton bureau ? Réponds ! »

« Excusez-moi Madame... Je pensais que Delphine... heu.... »

« Que pensais-tu à propos de ma servante ? »

« Hé bien justement... que vous deviez être aussi sévère avec elle... »

« Et ça te laissait songeuse... »

« Ben oui ! »

« On ne dit pas ben oui ! Mais oui Madame ! Tu ne rêvais pas de toute façon. Bien sûr que je suis stricte avec elle. Avant de la prendre à mon service, nous avons eu de longues conversations ensemble... Elle te ressemble beaucoup... Il a fallu mettre les choses au point, un peu comme pour toi jeudi dernier. Elle a accepté d’être soumise aux règles de la discipline domestique qui est en vigueur ici, avec moi. Crois moi, si elle reste c’est parce que ça ne lui déplaît pas du tout, ce n’est pas le genre ! Je sais aussi qu’elle me quittera d’ici quelques années pour suivre son fiancé, auquel elle offrira sa soumission, car contrairement à toi elle a déjà admis son goût pour la soumission... mais pas n’importe laquelle, ni avec n’importe qui ! C’est elle qui choisit ! »

« Bien Madame. »

Son explication, dite sur un ton sec, m’a laissée sans voix, et j’ai vite filé m’installer au bureau réservé aux élèves. La leçon menée vivement, sans répit, ne ma laissé guère de temps pour la rêverie. Explications, exercices, se sont succédé pendant près d’une heure, et moi qui n’étais pas habituée à un tel rythme, j’ai commencé à être fatiguée et énervée. Elle a du le deviner et a laissé un peu de côté les apprentissages scolaires pour bavarder un peu...

« Amélie m’a raconté un peu comment vous viviez... Tu as de la chance de l’avoir comme tutrice, non ? »

« Ho oui Madame ! Je l’aime ! Je suis heureuse ! Même si je la trouve trop stricte avec moi. Vous vous êtres connues comment ? »

« Nous n’avons que qu’un an ou deux d’écart et nous étions pensionnaires ensemble à Sainte-Sophie. Et là aussi c’était sévère, strict ! »

« C’est pour cela que vous l’êtes toutes les deux, aussi sévère ? »

« Je pense que oui... La discipline à laquelle il a bien fallu se soumettre, nous l’appliquons à notre tour. Nous savons ainsi que plus tard, vous ne vous laisserez pas faire. Amélie a du t’expliquer ce principe »

« Oui, Madame... Je ne comprends pas très bien, mais bon. De toute façon, quand je suis désobéissante, je suis punie, alors ! Et Tatie dit toujours que je comprendrai plus tard. Elle m’a raconté un peu Sainte-Sophie... Avec les uniformes et tout... »

« Avec les uniformes et tout,... comme tu dis, oui...  mais soyons précises ! Nous ne sommes pas en Grande-Bretagne, et ce n’étaient pas des uniformes comme dans les établissements anglais ! Mais bien sûr la blouse était obligatoire. Le sarrau noir jusqu’au Certificat d’Etudes, une blouse comme la tienne, mais bleu foncé jusqu’au Brevet Supérieur et pour les meilleures d’entre nous qui arrivaient jusqu‘au bachot – nous n’étions pas nombreuses – une « vraie blouse de dame », boutonnée devant, col officier de couleur bleu pâle. Mais toutes nous devions  avoir un tablier blanc, lui aussi fourni par le pensionnat. Nous le mettions par-dessus notre blouse pour accomplir les corvées qu’on nous imposait : de la vaisselle, mettre les couverts, nettoyages au réfectoire, dans les chambres et les dortoirs etc. Un ensemble de tâches ménagères qui faisait partie de nos obligations ! Et pour le « tout » auquel tu faisais vaguement allusion, je pense qu’Amélie t’a parlé des punitions ! Parmi lesquelles les châtiments corporels, avec le martinet à longues lanières... Bien sûr ce genre de punition n’était déjà plus à l’époque officiellement autorisé ! Mais officieusement... Aucun parent ne s’est jamais plaint ! Et bon nombre d’entre eux le conseillait. Il y avait...»

« Ca vous a laissé des habitudes ! Et nous en subissons les conséquences ! »

Je venais de l’interrompre. Ses yeux se sont rétrécis, un petit sourire est venu sur ses lèvres...

« Attention, Miss ! Votre impertinence risque de vous couter une bonne fouettée, blouse troussée et cul nu ! »

« Excusez-moi, Madame. Je ne voulais pas être insolente »

Je me suis senti rougir en disant cela, ce qu’a évidemment remarqué Mme Cardon qui a enchainé en disant :

« Tu es devenue écarlate comme si on te parlait de quelque chose d’indécent. Et en rougissant tu démontres que tu es consciente de tes insolences et que les punitions qui te sont infligées sont donc méritées ! »

« Mais Madame, j’ai toujours accepté d’être punie ! Je sais que je le mérite bien souvent ! Mais que voulez-vous dire par quelque chose d’indécent ? Je ne comprends pas. »

« Comme si je t’avais parlé de sexe... » m’a-t-elle répondu avec un grand sourire. Je me suis douté qu’elle me provoquait, mais je ne me suis pas laissé faire :

« Je connais la sexualité ! Ca ne me fait pas rougir ! Ce n’est pas de l’indécence, c’est de la vie privée, c’est notre intimité qu’on partage avec qui on a envie, c’est que dit Tatie.»

« Ha bon ? »

« Tatie m’a tout expliqué ! Pourquoi j’ai des lunes, comment on fait des bébés, les érections des garçons, des hommes... Le sperme, les éjaculations, le plaisir ! Les caresses, la masturbation... » Je ne m’arrêtai plus, je lui récitais tout mon vocabulaire.

« Hé bien ! Amélie y va directement ! Et tu te masturbes toi ? Tu as déjà embrassé un garçon ? »

« A vous je crois que je peux le dire puisque vous êtes une grande amie de Tatie et mon prof en plus... Oui, Tatie m’autorise à me caresser. Elle dit que c’est un signe de bonne santé, mais il ne faut pas le faire sans arrêt, c’est quand on a vraiment, beaucoup envie. Et non, je n’ai jamais embrassé, les garçons sont trop cons ! Ho pardon, trop bêtes. Mais je sais comment on fait, Tatie me l’a expliqué ! »

Elle riait de bon cœur, comme si j’étais une enfant qui avait dit un « bon mot » ; j’étais quand même vexée de voir sa réaction !

« Et comment embrasse-t-on ? »

« Avec la langue... et tout... on se caresse un peu... on se serre... »

« Bien, bien... Revenons sur terre ! Va à la cuisine dire à Delphine que je vais bientôt sonner pour le thé, s’il te plaît. »

Il a fallu que je circule un peu dans l’appartement pour atteindre la cuisine. Il était vraiment vaste, et plutôt luxueux. Delphine, installée tranquillement à la table de la cuisine, était en train de lire « Ciné-Monde » quand je l’ai finalement trouvée pour la prévenir.

« Ca se passe bien ? Pas trop dur ? »

« Pffffff... Ta Maîtresse me fait travailler comme une esclave !  Et j’ai été à deux doigts d’être punie ! »

« Méfie-toi, tu sais ! Elle n’hésitera pas une seconde à prendre le martinet qui est sur le petit bureau ! »

« Je suis sûre que tu es punie aussi toi, hein ? Souvent ?»

« A chaque fois qu’elle pense que je le mérite, qu’est-ce que tu crois ! »

« Et tu trouves ça normal ? Tu acceptes cette discipline ? »

« Ben oui. Pas toi peut-être ? » Elle a eu l’air agacé par ma question, aussi je n’ai pas insisté.

« Ben si... Bon je file ! Je suis sûre qu’elle n’aime pas attendre, ta Maîtresse ! »

« C’est ta Maîtresse aussi, maintenant ! Et dépêche toi, effectivement, elle a horreur d’attendre ! »

Mme Cardon corrigeait des copies lorsque je suis revenue. Elle m’a fait signe d’aller me rassoir à mon bureau :

« Tu as 3 exercices de grammaire et 10 verbes irréguliers, va te remettre au travail ! »

Je suis restée figée quelques secondes, stupéfaite. J’avais cru qu’on en avait fini avec la leçon ! Me remettre au travail, alors que nous venions de bavarder de choses qui m’avaient plus ou moins tourné la tête ! Alors que nous allions prendre le thé, comme en Angleterre, avec espérai-je, des petits gâteaux ! A moins que le thé n’était que réservé à la « Maîtresse » et que moi, simple élève en blouse, je n’avais qu’à travailler en regardant MADAME dans sa jolie robe bien cintrée à la taille, déguster son goûter !

« Ha non ! Pas question ! » Ca m’a échappé ; un cri du cœur !

« Comment ? »

Au ton de sa voix, j’aurais dû comprendre qu’il fallait me taire... Mais c’était impossible pour moi de me laisser faire, d’obéir quand je n’avais pas envie.

« Non, je ne veux pas ! Et puis le cours devait durer une heure, c’est tout ! Et puis on va prendre le thé ! Et puis j’en ai marre. Voilà. »

Elle est restée impassible et avec une voix douce elle a redit :

« Va te remettre au travail...Je ne le répéterai pas. »

« NON ! »

« Je t’avais prévenue, pourtant ! Tu es punie ! »

« Je m’en fous ! »

Elle s’est levée, est venue devant moi, puis elle a pris mon visage entre ses mains et m’a regardée droit dans les yeux.

 Ma Maîtresse (n’est-ce pas ce qu’elle était devenue à ce moment ?) m’a donné une série de consignes auxquelles je me suis pliée, les larmes au bord des yeux, le ventre remué comme si elle le fouillait à pleines mains.

 J’ai du ôter ma jupe et ma culotte, les plier soigneusement pour les ranger sur le dossier d’un des petits fauteuils. Ensuite j’ai du déboutonner ma blouse jusqu’à la ceinture, puis la maintenir retroussée assez haut pour que ma fente et mes fesses soient nues, exposées à sa vue... Vous imaginez chers lecteurs, si vous aviez été présents ? Je me doute de votre émoi, devant une jeune fille qui maintient sa blouse assez retroussée pour recevoir une bonne fouettée ! Et vous chères lectrices ? Les délicieuses sensations d’humiliation, de soumission, non seulement de devoir porter une blouse, douce obéissance, mais de plus, de devoir la soulever suffisamment pour pouvoir recevoir une fessée sur votre cul nu, punition que vous avez finalement bien mérité.

Je vous l’avoue : j’ai trouvé cette situation délicieuse... Punie en blouse !

Et bien sûr j’avais honte. Non pas vraiment d’être en blouse, quoique... mais surtout d’éprouver un certain plaisir à ma soumission, à être punie. Je n’avais aussi paradoxalement qu’une hâte : que tout cela soit terminé, qu’on en parle plus ! Mais c’était sans compter sur l’art de punir de Mme Cardon...

J’étais donc debout, au milieu de son vaste bureau, ma blouse retroussée jusqu’à la taille, bien au dessus de  mes cuisses, sur mes fesses ; elle m’avait ordonné d’écarter les jambes. Elle tournait lentement autour de moi en faisant quelques commentaires.

« Tu as un bien joli cul, des fesses bien rondes, vraiment faites pour recevoir la fessée ! Amélie et moi avons l’habitude, à propos de filles comme toi, de dire qu’elles ont des culs à martinet... En plus, mis en valeur par le bleu de ta blouse... Et surtout les jarretelles et les bas que t’autorise à porter ta tutrice et qui soulignent bien les endroits où vont cingler les lanières du martinet... hum.... »

« Je suis grande maintenant ! J’ai le droit de porter des bas ! »

« Bien sûr, là je suis d’accord avec toi. Mais ce n’est pas parce que on est grande comme tu dis, qu’on est une jeune fille, une femme, qu’on n’est plus punie quand on le mérite, n’est-ce pas ? »

« Oui, Maîtresse, je sais. Et alors cela ne veut donc-t-il pas dire aussi que vous et Tatie, vous pouvez encore être punies ? Que vous avez été punies pendant longtemps ? »

« Attention, Mademoiselle la raisonneuse, n’aggravez pas votre cas ! Jusque quand nous avons été punies, car nous l’avons été bien sûr, et si nous le sommes encore, ne te regarde absolument pas ! Mais ce qui rattrape ton insolence et qui me convient tout à fait, c’est que spontanément, tu m’as appelée Maîtresse. Sauf au lycée, tu m’appelleras ainsi, désormais. »

« Oui Maîtresse. »

 C’était bien fait pour moi, à faire la maligne, je lui avais donné involontairement (...?) un titre qui laissait entendre que j’acceptai de lui être soumise. Quelle idiote ! Elle était devant moi, très souriante, les mains sur les hanches, dominatrice.

« Je n’ai pas vu sur tes fesses de traces qu’aurait pu laisser une bonne fouettée. Tu n’as pas été punie récemment ? A moins que tu aies été fessée par-dessus ta blouse ? »

« Mais je ne suis pas sans arrêt punie quand même ! Je crois que ma dernière fessée remonte à une ou deux semaines ! La plupart du temps je suis obéissante, vous savez. »

 Je n’allais pas lui avouer quand même que Tatie, parce que je n’avais toujours pas rangé ma chambre, m’avait fait remettre ma blouse de punie et, cul nu,  mise en pénitence dans son bureau durant toute la soirée de la veille, pendant qu’elle étudiait des dossiers urgents pour la Préfecture ! Etre mise au coin, même le cul nu sous ma blouse boutonnée dans le dos, ce n’est pas comme être punie au martinet ; en fait, ça me permet de rêver... de ne pas apprendre des leçons cauchemardesques ou de faire des devoirs idiots ! Mais quand même, pendant toute cette pénitence, je me suis demandé si j’allais être fouettée, ou fessée, ou les deux, comme souvent... En fait Tatie ne m’a pas infligé de châtiment corporel ce soir là, elle n’y a plus pensé, ou elle était peut-être trop lasse pour me punir plus sévèrement.

« Oui, je sais qu’en fait tu es relativement obéissante ; il n’empêche qu’il est parfois nécessaire de te punir, même sévèrement. »

Elle s’est retournée vers son bureau pour prendre une jolie clochette en étain et l’a agitée pour appeler Delphine.

J’étais toujours debout, blouse soulevée bien haut et ma Maîtresse était assise, jambes croisées, dans un des fauteuils, lorsque sa servante est entrée. Elle portait un plateau sur lequel elle avait disposé tout ce qui était nécessaire pour que trois gourmandes dégustent un « five’o clock ». J’ai tout de suite regretté d’être punie... je pensais bien être privée de ces douceurs, en plus de la fessée qui m’attendait.

Delphine a gardé son sérieux jusqu’à ce qu’elle dépose le plateau sur la petite table basse. Puis elle s’est affalée dans un des fauteuils et a éclaté de rire !

« Hé ben ça n’a pas trainé ! Première leçon, première punition ! Il faut vraiment la dresser celle là ! Elle est peut-être même pire que moi ! »

Ce qui m’a gênée, ce n’est pas tant d’être debout, blouse troussée sur ma nudité, mais plutôt le fait qu’elle semblait trouver ça parfaitement normal que je sois, punie, fouettée.

« Delphine, cesse de te moquer ou je raconte en détail toutes les punitions que je suis amenée à t’infliger... mais de toute façon, Sylvie aura bien l’occasion d’y assister....va plutôt me chercher ma blouse s’il te plaît ! »

Pendant le temps que Delphine a mis pour ramener sa blouse, Mme Cardon m’a interrogée sur la manière qu’avait Tatie de me fouetter et sur ce qui se passait par la suite. Elle souriait en entendant mes explications et m’a fait remarquer que, toutes les deux, avaient la même façon de procéder. La servante a aidé, dés son retour, sa Maîtresse à enfiler une superbe blouse : bleue comme la mienne, oui, mais elle n’avait cependant rien de comparable à une blouse de lycéenne ! Un col « officier », un nylon assez épais, un boutonnage sur le devant, cintrée aux hanches et la taille marquée par une ceinture... Oui, je comprenais à ce moment ce que ma professeure avait voulu dire quand elle m’avait raconté qu’elle aussi portait des blouses, mais des blouses de Maîtresse... Son autorité était encore plus présente, palpable que d’habitude, et je me suis sentie immédiatement soumise.

Delphine lui a tendu le martinet qu’elle avait pris sur le bureau, sans même qu’elle en ait reçu l’ordre !

« Merci, Delphine. Tu me la tiens solidement, blouse bien relevée ? »

Delphine m’a enlacée, un bras passé dans mon dos, me serrait la poitrine contre la sienne, l’autre maintenait ma blouse bien troussée et appuyait mon ventre contre le sien. Nos deux corps étaient serrés, mais ce qui aurait pu être une douce sensation pour toutes les deux de sentir nos douces formes se toucher, se serrer l’une contre l’autre à travers le nylon de nos blouses et le coton fin du tablier de Delphine, était pour moi, le prélude à une fouettée... Bien sûr, ma Maîtresse a laissé passer un petit moment avant de cingler mon cul de punie... L’art de punir passe lui aussi, comme pour faire l’amour, par des préliminaires...

Et pour cela, chères lectrices, faites confiance à l’imagination de vos Maîtres et Maîtresses ! Je pourrais raconter, quant à moi, pendant des pages et des pages comment mes Maîtres et Maîtresses préférés m’ont fait délicieusement souffrir, aussi bien pendant quelques minutes que durant plusieurs heures avant de me fesser, me fouetter... Etre en blouse de punie en est un exemple parmi bien d’autres que j’aurai peut-être l’occasion de vous conter. Il me revient, tenez, une blouse en coton très fin, bleu foncé et boutonnée devant... Tatie me l’avait achetée comme pour nos autre blouses et tabliers et notre lingerie, chez Mme Nardin, la mercerie proche de chez nous. Un jour, c’était un dimanche, exaspérée par mon caractère elle m’avait punie de la façon suivante : elle m’avait fait broder en rouge au niveau du sein gauche le mot : « PUNIE » sur cette blouse qui avait fait son temps car elle était un peu défraîchie; et j’avais du la porter toute l’après-midi de ce dimanche là qui s’était, bien sûr, terminée par une bonne fessée ! Cette blouse de punie, je l’ai portée souvent par la suite... Je devais la mettre en attendant la fouettée qui pouvait survenir rapidement, ou plusieurs heures après, de façon à ce que je n’oublie pas que j’étais punie et que j’allais être tôt ou tard fessée.

Pour en revenir à la première punition que m’a infligée Mme Cardon, comme je l’avais deviné, c’était bien à une spécialiste de la fessée que j’avais affaire ! Sans violence, ni brutalité, mais avec précision et fermeté, les lanières du martinet ont cinglé mon cul une douzaine de fois, par séries de 2 ou 3, me poussant tout contre Delphine à chaque fois et me faisant pousser de petits cris que je n’avais pas du tout envie de retenir.

« Je terminerai à la main ! »

Delphine a relâché doucement son étreinte, comme à regret, en laissant sa main glisser doucement sur mes fesses, pendant que ma maîtresse s’asseyait dans un fauteuil. Un signe de sa main m’a fait comprendre que je devais m’allonger sur ses genoux ; elle a retroussé bien haut ma blouse pour que mon cul de punie soit bien accessible. Cette position a donné l’occasion à Delphine de voir mes fesses et de faire remarquer :

« Un joli cul à fessées, n’est-ce pas Madame ? »

« Comme le tien, et tu n’en es pas privée, n’est-ce pas ? Assieds-toi et dispense-nous de tes remarques avant que tu ne sois punie, toi aussi ! »

« Oui, Madame » lui a répondu Delphine, souriante, faussement contrite...

Elle s’est assise en face, bien enfoncée dans le fauteuil, les jambes allongées et a relevé le bas de son tablier pour s’éventer. Ses joues étaient roses, elle souriait, certainement ravie de voir une lycéenne de la petite bourgeoisie recevoir la même punition qu’une servante.

Ma Maîtresse a commencé par me frotter vigoureusement les fesses, comme pour répandre uniformément sur toute la surface de mon cul de punie la chaleur provoquée par la fessée au martinet. Puis j’ai reçu des claques, un peu douloureuses, certaines bien à plat, d’autres en remontant, ou en descendant, sur une fesse, sur les deux. Je poussais mes petits cris à chaque rafale. Je me tortillais. J’avais la vue brouillée par mes larmes, ce qui ne m’empêchait pas de voir Delphine souriante continuant de s’éventer avec son tablier, les jambes allongées, un peu écartées. Comme sa blouse n’était pas, elle aussi, fermée jusqu’en bas, je pouvais apercevoir le haut de ses bas à mi-cuisses.

A la fin de la punition, ma Maitresse m’a donnée une série de coups avec le tranchant de sa main, au creux qui sépare les fesses des cuisses ; des coups bien appuyés. Alors je n’ai pu résister : j’ai senti mes lèvres s’ouvrir, j’ai eu mes petites secousses, et je me suis sentie couler un peu...

« Debout la punie ! Rabaissez votre blouse ! »

Bien sûr que j’ai obéi immédiatement ! Et je me suis mise, comme avec ma Tutrice, en position disciplinaire pour tenir mon petit discours de soumission :

« Vous avez eu bien sûr raison de me punir Maîtresse : j’ai été insolente et paresseuse. En plus, je n’ai pas pu me retenir et j’ai taché votre blouse. Si vous estimez que je mérite encore une fouettée pour cela... »

« J’adore ce genre de remerciements... Delphine, désormais tu en feras autant après chaque punition ! Mais non, tu ne seras pas à nouveau fouettée pour cette petite tache... ce n’est qu’une blouse, je me doutai bien de ce qui risquait d’arriver, alors mettre ma blouse maintenant ou tout à l’heure après ton départ... et puis ce petit vice est finalement un signe de bonne santé comme dirait mon amie Amélie ! »

« Madame... ! ! Un discours à chaque fois ? Après chaque punition ? A chaque fois que je serai fouettée ? Je n’y arriverai jamais ! »

« Mais si ! »

« En tout cas elle est bien sensible votre élève... ça lui fait de l’effet ! Vous voyez ce que je veux dire ?  Vous croyez que... » Elle montrait la tache sur la blouse de sa maitresse.

« Delphine... Sylvie sait que les fessées lui donnent souvent des petites secousses de plaisir, quand c’est quelqu’un comme moi qui sais punir, fouetter... Sylvie est une jeune fille moderne grâce à l’éducation qu’elle reçoit, et donc, concernant les plaisirs sensuels, elle sait bien des choses ! Même si elle est, pourrait-on dire, toute neuve ! »

« Pourrait-on dire... Pourrait-on dire... On peut donc dire qu’en réalité, qu’à part elle, elle n’a jamais rien touché, ni qu’elle a embrassé qui que ce soit ! Tout ça, c’est de la théorie ! »

Ma Maîtresse a ri. Et moi, toujours en position disciplinaire, j’étais très vexée. Et puis, aussi, j’avais l’impression qu’on me prenait pour une godiche, qu’on me défiait, et il était hors de question que je passe pour une mijaurée !

« Ma jeune servante est impertinente, mais elle a raison. Alors voilà ce que tu vas faire : tu vas toi aussi participer à son éducation, et pour commencer, tu vas l’embrasser comme si tu étais son fiancé ! »

« Oui ! Oui ! Oui ! Je vais être comme une prof ! Elle sera moins bête quand elle aura un fiancé, ça la consolera d’avoir été fessée, et ça sera bien agréable ! Merci Madame ! Viens là toi ! Assise sur mes genoux ! T’es la fille, je suis le gars... »

J’étais étonnée par la liberté de ton de Delphine et son enthousiasme. Mme Cardon riait aux larmes ; elle m’a fait signe d’obéir et je suis allée m’assoir sur les genoux de Delphine qui s’était redressée dans son fauteuil.

Ce que je ressentais ? La honte d’être obligée d’obéir à un ordre qui pouvait s’apparenter à une punition, et en même temps, comme d’habitude, une certaine plénitude dans le fait d’accepter ma soumission... Mais je n’avais pas du tout, comme on pourrait le penser, la sensation de répulsion parce que j’allais être embrassée par une autre fille. Jamais personne ne m’avait dit alors que c’était « mal », « sale », « dégoûtant »... Tout au plus me sentais-je encore punie, obligée d’obéir.

Quand je me suis retrouvée assise sur les genoux de Delphine, celle-ci m’a enlacée tout de suite, tandis que j’essayais de remonter le pan de ma blouse – rappelez-vous, déboutonnée jusqu’à la taille- qui glissait de ma cuisse gauche et laissait ma jambe nue jusque par-dessus mon bas, jusqu’à ma culotte.

« Laisse donc, et donne moi ta bouche ! » a exigé Delphine.

Elle n’a pas eu à beaucoup forcer mes lèvres, et sa langue a joué avec la mienne, puis ce fut mon tour... C’était délicieux, vous pensez bien !

« Ton fiancé aura aussi ensuite, mais un peu plus tard, le droit de te caresser la poitrine. Mais d’abord seulement par-dessus ta blouse ou ton tablier ! Il ne faut pas tout lui céder tout de suite, il faut savoir te faire désirer. »

Et elle m’a tripoté les seins, elle cherchait mes tétons pour les pincer doucement, ce qui me faisait bêtement glousser, je l’avoue. Ensuite sa main s’est égarée sur ma cuisse, a filé sous ma blouse et j’ai senti ses doigts plonger dans ma fente quelques secondes.

« Madame ! Elle est trempée cette vicieuse ! Regardez mes doigts, ils sont tout mouillés ! Et ses seins sont tout pointus ! Ça se voit alors qu’il y a pourtant sa brassière, son chemisier et sa blouse... »

« Bon, ça suffit les coquines ! Delphine essuie et sers nous le thé ! »

Il n’y a pas eu besoin de répéter l’ordre. Delphine a glissé sa main entre mes cuisses et par-dessus ma blouse a frotté soigneusement ma fente, pendant plusieurs délicieuses secondes...

« Et voilà, je nous ai essuyées ! Elle a une belle tache sur sa blouse... tant pis pour elle »

Toutes les trois, nous avons pris le thé, nous avons bavardé de choses et d’autres, comme si je n’avais pas été punie, comme si Delphine ne m’avait pas embrassée. La tache sur ma blouse s’était estompée quand j’ai remis ma culotte et ma jupe, avant que je salue ma Maîtresse. Delphine, elle, m’a raccompagnée jusqu’à la porte et nous nous sommes, spontanément, encore embrassées pour nous quitter.

C’est arrivé à la maison que je me suis aperçue que j’avais fait tout le chemin du retour sans avoir fermé mon imperméable. J’en ai bien sûr conclu qu’on m’avait vue en blouse, qu’en quelque sorte je m’étais exhibée en blouse, en public. Ca m’a donné chaud au ventre... Je me suis dit que de toute façon, je n’étais qu’une lycéenne qui venait de prendre une leçon particulière et qui d’ailleurs avait été punie d’une fessée au martinet pour son insolence. Alors, que je sois en blouse, c’était normal.

Plus tard, le soir, j’ai du faire mon « rapport » à Tatie ; je n’ai rien caché, surtout pas que j’avais été fouettée et fessée cul nu, ni que Delphine m’avait embrassée et tripotée à travers ma blouse. Vous pensez bien qu’elle et Mme Cardon se sont par la suite téléphoné et que si j’avais omis certains détails, j’aurais encore été sévèrement punie !

« Hé bien, tu as encore du être bien mouillée ! » Voilà quel a été son seul commentaire...

Je ne me souviens plus si je me suis caressée par la suite, mais cela m’étonnerait que j’aie pu résister à la tentation ! J’avais quand même été bien sollicitée !


Hé bien elle est allée vite en besogne, Mme Cardon... Tu n’exagères pas un peu Sylvie ? Dés la première fois ! Elle te fouette ! Elle te fait embrasser par sa domestique ! Tu ne les « pousses » pas un peu tes souvenirs ?

J’ai juste raccourci le temps ! Je ne me souviens plus trop, mais c’était  peut-être effectivement sur plusieurs jeudis que tout cela est arrivé. Souviens-toi qu’elle avait le droit de me punir, rappelles-toi de sa conception – la même que celle de Tatie – de l’éducation des jeunes filles... Et de nos ambiguïtés à toutes quant à notre sensualité...

 


Annie.


Dés le lendemain... Il m’a bien fallu faire aussi mon rapport à mon « amie de cœur... Comme presque chaque jour de la semaine, nous nous retrouvions chez l’une ou l’autre pour gouter un peu après la journée passée au lycée. Nous avions le temps pour bavarder car pendant les cours, et même pendant les récréations, cela n’était pas vraiment possible ; nous pouvions juste nous dire quelques mots, laisser sous entendre que nous avions des informations importantes  à nous communiquer... Et quelles étaient essentielles ces informations ! Je crois que cet art de la conversation perdure encore de nos jours, n’est-ce pas... Or ce jour là, quand même, j’en avais des choses à dire à Annie, et là, vraiment des plus importantes, vous pensez bien.

Il m’a donc fallu tout raconter, préciser, repréciser, et pourtant je n’étais pas avare de détails. Mais Annie avait toujours une question à poser :

« Et Delphine, elle est jolie ?  Quel âge crois-tu qu’elle a ? Elle a un fiancé alors si elle sait embrasser comme ça, non ? Toi tu penses qu’elle est punie comme nous ? Et Mme Cardon en blouse elle est impressionnante ? Tu crois qu’elle est riche ? Tu penses qu’il n’y a plus d’homme dans sa vie ? »

Et quand ce ne posait pas des questions, elle faisait des remarques :

« Je le trouve bien son uniforme à Delphine, il fait chic... Je trouve aussi que tu l’as bien mérité d’être punie... Tu aurais pu te retenir et de ne pas tacher sa blouse ! C’est sympa de t’avoir offert le thé... »

Nous étions à la maison ce jour-là. Une fois sur deux nous allions goûter chez l’une ou chez l’autre. Nous adorions ce rituel : on arrivait, on ôtait notre vêtement après avoir posé nos cartables dans l’entrée et on se précipitait pour faire pipi, puis on allait dans la cuisine. Celle qui « recevait » préparait le petit goûter et nous bavardions. Bien sûr, nous étions toutes les deux toujours avec nos blouses, il ne nous serait pas venu à l’esprit de les enlever de toute façon. Je précise tout cela parce qu’après mon récit, Annie a exigé qu’on rejoue la scène.

« Mais Annie tu ne vas quand même pas me punir, je ne t’ai rien fait ! »

« Ben non idiote ! Je ne vais pas prendre le martinet ! Ce n’est pas la scène où tu reçois une bonne fouettée, bien méritée entre nous, que je voudrais qu’on fasse. Je voudrais juste que tu enlèves ta jupe et ta culotte, que tu déboutonnes ta blouse pour que tu sois comme hier quand Delphine t’a embrassée, c’est tout ! »

« Mais pourquoi ? »

« Ca serait pas juste sinon ! Toi tu sais embrasser maintenant, tu l’as fait en vrai et pas moi ! On avait dit qu’on partageait ! »

« Ha bon... J’ai eu peur je croyais que tu voulais me punir »

« Je le ferais si tu ne voulais pas m’apprendre à embrasser. Je te rappelle aussi qu’on s’est engagées à se punir l’une l’autre au cas où, alors... »

« Bon, oui, je sais ! Mais pourquoi c’est toi qui ferait Delphine ? Si c’est comme hier, alors c’est moi qui t’apprends, donc c’est toi qui enlèves ta jupe et ta culotte »

« Tu es pénible ! On le fait chacune notre tour, voilà ! »

D’ accord sur ce compromis, nous nous sommes toutes les deux retroussées, et chacune, en pouffant, nous nous sommes retrouvées les fesses nues sous nos blouses déboutonnées.

C’est moi qui ai commencé. Assise sur mes genoux, dans la même position qu’avec Delphine, le bas de sa blouse a glissé sur ses cuisses, et je lui ai donné une tape sur la main pour qu’elle cesse de le remonter... je l’ai enlacée... Annie a vite découvert tout ce que nous pouvions faire avec nos langues, et nos lèvres, tandis que je commençai à caresser ses seins par-dessus sa blouse après lui avoir expliqué ce que m’avait dit la servante de ma Maîtresse. Elle s’est bien sûr laissé faire, la coquine ! J’ai glissé ma main entre ses cuisses pour lui toucher rapidement la fente, en lui rappelant que c’était aussi le traitement que m’avait fait subir Delphine : c’était humide, bien sûr ! Et elle a gémi comme si elle souffrait, l’hypocrite !

Puis nous avons inversé les rôles, et je peux vous dire qu’Annie a été enthousiaste, fougueuse. Je me suis sentie vraiment prise en main, prise en bouche : elle suçotait ma langue, la promenait dans ma bouche, léchait mes lèvres, bisouillait mon cou et j’avais de la salive sur mes joues, mon menton. Ses mains malaxaient ma poitrine, ses doigts avaient réussi à saisir mes tétons. Je sais bien qu’ils étaient déjà longs, et là bien sûr pointus, mais quand même ! Même si le nylon de ma blouse était fin, il y avait aussi l’épaisseur de mon chemisier et de ma brassière ! Mais que c’était bon ! Quel délice ! J’ai moi aussi gémi, et encore plus fort qu’elle lorsque sa main a glissé sous ma blouse, jusqu’à ma fente, et que ses doigts se sont attardés entre mes lèvres.

« Annie ! Arrête ! Je vais exploser ! »

« Tu es vraiment une vicieuse ! C’est complètement trempé »

« Evidemment, t’as fait vraiment comme si tu étais mon fiancé, alors c’est normal, non ? »

« Je t’essuies ? »

Il n’y avait pas que moi qui étais vicieuse, et elle avait commencé à frotter un pan de ma blouse contre mon fruit, avec ses doigts déjà trempés par ma mouille.

« Arrête ! J’en peux plus ! Et tu vas tacher ma blouse ! »

« On s’en fou, demain c’est vendredi, le dernier jour. Et lundi, on met la blouse rose ou la boutonnée dos, au fait ? »

Je me suis relevée, j’ai appuyé mes fesses contre la table et tendu le nylon de ma blouse : il y avait une auréole humide...

« La blouse fermée dans le dos... j’espère que la tache ne se verra pas demain quand même ! »

« Quelle chochotte ! Ce n’est qu’une blouse ! Moi il y a mon petit bouton qui est trop dur ! Pas toi ? »

Elle avait déjà commencé à se caresser ! Alors Annie le fait aussi ? ! J’étais stupéfaite.

Chers lecteurs, ne regardez pas, ce sont des trucs de filles. Chers lectrices, ou du moins certaines d’entre vous, j’espère nombreuses, souvenez-vous... Combien de fois cela vous est-il arrivé ? Jeunes filles, culotte descendue, jupe et blouse ou tablier troussés, en train de vous branler le petit bouton... Hé bien Annie était là, cuisses écartées, blouse remontée, et elle se tripotait ; je l’ai imitée, moi aussi j’étais si excitée ! Annie a eu ses secousses la première, mais moi j’ai suivi de près ! Elle s’est léché les doigts tandis que moi je cherchai vainement un mouchoir dans ma poche pour essuyer l’inondation...

« C’était bon, hein ! On recommencera ! »

«  A s’embrasser et à se toucher ? »

« Ben oui, ça va ensemble, non ? »

Effectivement, ce ne fut pas la seule et unique fois, loin de là ! Mais nous n’étions jamais complètement nues, nous avions trop peur de nous faire surprendre ; alors lorsque nous finissions par deviner que l’une comme l’autre nous avions envie de plaisirs de filles, nous recommencions notre rituel.

« On joue aux fiancés ? » demandait l’une de nous deux.

« C’est moi qui fais le garçon pour commencer ! »

« Non, c’est moi, toi tu l’a fait la fois dernière ! »

Et pendant cette chamaillerie, le bas de la blouse était vite déboutonné et la jupe et la culotte enlevés.

Dès la fin de cette « première » fois, tandis qu’Annie me raccompagnait chez moi en passant par nos jardins mitoyens (nous habitions deux rues parallèles et étions voisines par ces jardins) nous avons quand même convenu qu’avec un fiancé, en vrai, les choses étaient peut-être différentes et que cette hypothèse devait être vérifiée.

Mais existait-il un garçon au physique suffisamment agréable, qui n’était pas aussi stupide que les autres et assez intelligent pour être discret, capable de conversations intéressantes, et avec en plus assez de savoir-faire ?  Avouez que trouver, rencontrer et prendre dans nos filets une telle exception relevait de l’exploit ! Ne faites pas la moue, chers lecteurs. Avouez qu’à cet âge, et pendant encore quelques années, vous n’étiez guère fréquentables ! A moins de vous prendre en mains.

Seulement, Annie, comme moi, c’est nous qui étions déjà des filles, comme bien d’autres, qui avaient besoin d’être prises en main, éduquées, dressées... Oui, oui, vous le savez déjà, on aimait qu’on trousse notre blouse pour nous fouetter le cul ; à condition que ce soit nous qui choisissions: qui, quand et pourquoi.

En attendant, le jeudi suivant, je suis retournée prendre mon cours particulier d’anglais.


Bon, là, je ne mets rien en doute... les filles comme vous deux, ça ne m’étonne pas qu’elles se caressent l’une en face de l’autre et jouent aux fiancés...

Ha quand même ! Et tu remarqueras qu’à ce moment là je ne prétends pas que nous ayons eu des relations saphiques ; mais l’envie ne nous en manquait pas ! Il fallait juste franchir le pas... Sois patient, Pierre ! Chaque chose arrive en son temps !

 

 

Quelques leçons particulières.

 

Plusieurs leçons se sont succédées sans rien qu’il y ait quoique ce soit de singulier au cours des semaines qui ont suivi. J’arrivais toujours à l’heure, toujours avec la blouse de lycée de la semaine. J’avais fini par ne plus trop me préoccuper des regards des passants sur ma tenue : ma foi, être en blouse... Delphine m’ouvrait, elle aussi toujours dans une charmante tenue de domestique : une blouse gris clair, ou rose, ou bleue ciel avec, toujours par-dessus, un tablier blanc. Nous nous embrassions, et nos lèvres se frôlaient... Ma Maîtresse,  la plupart du temps en blouse ou en tablier, m’attendait dans son bureau où elle travaillait, ou lisait ; il lui arrivait parfois de dessiner ou de faire de la calligraphie. Je faisais mes exercices, répondais aux questions en anglais avec un accent horrible... L’heure du thé arrivait et toutes les trois nous bavardions en dégustant les délicieux petits gâteaux qui venaient de la pâtisserie toute proche. J’ai toujours été gourmande !

Imaginez, chères lectrices et chers lecteurs podiaphiles la scène charmante à laquelle, chaque fois, vous auriez pu assister... deux jeunes filles et une jeune femme, revêtues de blouses, de tabliers, devisant de tout et de rien - dans une tenue ordinaire à l’époque après tout, mais aussi symbolique d’obéissance et d’autorité si on observe cela sous un angle particulier. Par ailleurs, si on écarte les rapports domination-soumission qu’implique de façon plus ou moins évidente l’obligation de porter une blouse, un tablier, il y a aussi l’aspect esthétique et sensuel à prendre en compte.

Le nœud du tablier, plus ou moins important, met en valeur la croupe de celle qui, de préférence, est obligée de le porter. Si les pans du tablier sont très couvrant et soulignent le peu des fesses qui apparait, le nœud peut être discret, par contre, si le tablier est étroit, un gros nœud a l’avantage de bien poser sur le cul et de le désigner aux regards gourmands. Toute forme du tablier peut susciter la sensualité, comme pour la bavette. Etroite, elle peut avoir tendance à se glisser entre des mamelles importantes et les mettre en valeur, bien large, la bavette donne envie de voir ce qu’elle cache...

Comme pour les blouses. J’ai des blouses vagues, larges, je pense qu’en cachant mes formes elles me donnent, du moins est-ce mon impression, l’air d’être bien soumise. Je ne suis là, à votre disposition, Maître, Maîtresse – et surtout mon mari - que pour vous servir, pour effectuer les tâches humbles qui sont les miennes, et non pas pour mettre mon corps en valeur. Si vous le désirez, de toute façon, vous savez que cette blouse, vous pouvez la retrousser, me donner l’ordre de l’ouvrir, à moins que vous ne le fassiez vous-même, et cela pour voir ce que je porte en dessous, ou me punir, ou me caresser... J’ai aussi, bien sûr, des blouses cintrées, ou à ceinturer, avec des pinces au niveau de la poitrine ; ce sont des blouses qui me mettent en valeur, mais pas trop, je dois rester modeste : une blouse comme un tablier, pour ce qui me concerne, n’est qu’un vêtement qui montre la docilité, l’aptitude à servir... Col officier, col Claudine, encolure en « V » plus ou moins échancrée selon le nombre de boutons autorisés à être mis, qu’importe. Je n’aime pas les doubles boutonnages, par contre ; je suis plutôt classique : beaucoup de mes blouses sont fermées devant, j’en ai quelques unes à boutonner sur le côté que j’aime toujours autant porter qu’à l’époque du lycée, et encore d’autres, hélas, fermées dans le dos, si vous souvenez de ce à quoi je fais allusion et qui m’arrive encore, bien sûr, n’est-ce pas Pierre ?

Où en étais-je, Pierre ? Ha oui, je racontai pour susciter la nostalgie de nos lecteurs et lectrices ces scènes tranquilles, ordinaires, de trois membres de la gente féminine vêtues de blouses et de tabliers en train de prendre le thé... reprenons mon récit !

Je n’ai reçu que quelques fouettées pendant cette période de quelques mois durant laquelle mes cours avaient une périodicité hebdomadaire : il n’y avait pas de raison de me punir davantage car j’étais une élève qui faisait des efforts, même si parfois j’avais des révoltes qui me valaient d’être punie. Ce qui était bien normal et mérité.

Mais une fois, le cours particulier s’est transformé en leçon singulière...

Tout était habituel, Delphine était comme toujours charmante, ma Maîtresse était à son bureau comme d’habitude à mon arrivée ; tout juste aurais-je du remarqué que ce jeudi là elle n’avait mis ni blouse ni tablier. Quant à moi, j’étais un peu agacée : c’était la semaine de la blouse boutonnée dans le dos.

Il n’y avait que quelques minutes qui s’étaient écoulées depuis que j’avais commencé un exercice de grammaire quand on a sonné à la porte de l’appartement. J’ai entendu des voix dans l’entrée, celle de Delphine, puis d’autres peu distinctes. Bruits de pas qui se rapprochent, voix et paroles plus distinctes... je suis penchée sur mon exercice, je sens monter en moi la panique : de la visite, du monde que je ne connais pas... Je me recroqueville... Je suis en train de me rendre compte que je vais être en blouse devant « des gens » que je connais pas... la voix de Delphine :

« Voilà le bureau de Madame, elle vous attend »

Et moi, bien dressée, je me lève sans réfléchir, me tiens bien droite, debout à côté de mon bureau d’écolière, les mains dans le dos.

« Bonjour Madame » Il s’approche de ma Maîtresse pour lui tendre la main en souriant. C’est un superbe jeune homme, il a quoi, 23, 24 ans ? Un fiancé de rêve, grand, mince, brun aux yeux bleu, les traits fins, une élégance naturelle qu’accentue un costume gris clair sur une chemise blanche, sans cravate, décontracté, à l’aise... Mais que fais-je en blouse en sa présence ! ! Son regard m’a traversée, m’a-t-il vu ? ? Je n’existe pas.

« Bonjour Madame » Elle incline légèrement la tête, respectueuse. Deux ou trois années de plus que moi, à peine. Elle n’est déjà plus une jeune fille, mais une jeune femme, aussi élégante que celui qui l’accompagne : c’est simple, chic, ça a de la classe, et pourtant ce n’est qu’une simple robe, dans un ton vert assorti à sa chevelure tirant sur le roux. Des yeux verts, bien sûr, des lèvres à embrasser, une peau blanche qu’on devine si douce... Elle, elle a tout vu. Elle m’a regardée de haut en bas, avec un petit sourire.

« Je suis désolée, nous vous dérangeons ! »

« Mais non ! Je vous attendais, comme prévu ! Ce n’est que Sylvie, je l’ai en classe au lycée et je lui donne quelques cours particulier. Sa blouse doit d’ailleurs vous rappeler quelques souvenirs pas si lointains, n’est-ce pas Françoise ? »

« Pas vraiment non, je ne me souviens plus quand j’ai du porter une blouse ! Dans mon lycée l’an passé, elle n’était imposée qu’à quelques élèves, souvent des internes, qu’il fallait discipliner à la demande de leurs parents... » Cela dit avec un petit sourire méprisant, le visage tourné vers moi.

« J’ai préparé un dossier avec toute une documentation qui j’espère vous sera utile pour votre séjour en Grande-Bretagne ; suivez moi dans le séjour, je vais vous montrer, on en a que pour quelques minutes ». Et ma Maîtresse les a précédés dans la pièce voisine, me laissant seule, comme assommée. Lui ne m’avait peut-être même pas regardée ; elle, elle me fit encore un petit sourire, plein de commisération avant de se retourner et de sortir.

Pourquoi vouliez-vous qu’il me regarde ? Un jeune homme regarde-t-il une fille en blouse ou en tablier ? Et elle ? Je n’étais qu’une inférieure, bonne à obéir, à servir...

Je me suis rassise. Humiliée. Oppressée. Avec rapidement des tiraillements dans le ventre, et mes seins qui s’alourdissaient. La honte. Celle d’avoir été humiliée, puis celle de ressentir les mêmes sensations physiques, que lorsqu’on me force à obéir, que lorsque  je suis punie ; des sensations pas si désagréables que ça...

Maîtresse est revenue effectivement quelques minutes plus tard. J’entendais Delphine  raccompagner les visiteurs; j’étais prostrée sur mon bureau.

« Hé bien, tu ne t’es pas remise au travail ! »

« Vous l’avez fait exprès ! »

« Quoi ? »

« Vous le saviez qu’il y avait de la visite, que je serai en blouse devant eux, exhibée. C’est de l’humiliation ! »

« Hum ! Tu as eu honte d’être en blouse devant eux... C’est très bien. Etre humble fait partie de ton éducation, et l’humiliation fait partie de ton dressage »

« Non ! »

« Si ! Et je te rappelle que je suis ta Maîtresse »

« Je vous déteste, je ne vous obéirez plus ! »

Je hurlais.

« Tu es punie, prépare toi ! »

Et qu’ai-je fait, sans plus réfléchir ? Hé bien j’ai dénoué la ceinture de ma blouse et j’ai commencé à me tortiller pour la déboutonner à partir du milieu du dos. Ma Maîtresse avait sonné Delphine, lui avait demandé de ramener son tablier. En même temps je me suis rendue compte de deux choses : j’étais en train de lui obéir, et j’avais bêtement mis une robe...

« Maîtresse, j’ai mis une robe, je dois l’enlever quand même ou je peux la retrousser pour la fessée ? »

« Je finis d’ouvrir ta blouse, tu la remettras après avoir ôté ta robe : quand on est punie, on est en tenue de punie. Et je te fais remarquer que tu es en train de m’obéir, malgré ce que tu viens de dire... Alors continue ! Tu commences à être disciplinée, c’est bien ! »

J’ai pleurniché pendant qu’elle finissait d’ouvrir ma blouse, pendant que je l’enlevais, comme ma robe et ma culotte... Puis, j’ai enfilé à nouveau ma blouse qu’elle a fermée rapidement en haut et je me suis mise en position disciplinaire, après avoir renoué ma ceinture. Ce n’était pas le moment de ne pas respecter les règles ! Pendant ce temps ma Maîtresse avait mis son tablier, et Delphine faisait la remarque suivante :

« Elle est encore punie ! Et pourquoi cette fois ci ? »

« Figures-toi Delphine, que Mademoiselle Lefèvre, ici présente, s’est encore rebellée : il parait que je l’ai volontairement humiliée ! »

« Ha bon ! Et comment ? »

« Hé bien tout simplement parce que je l’aurais fait exprès de faire venir Françoise et Jean pour lui faire honte... Lui faire honte, l’humilier, en l’exhibant en blouse devant eux ! Incroyable, non ? Mademoiselle Lefèvre a encore honte d’être en blouse ! »

« Ben qu’est-ce que je dirais moi ! Je suis toujours en blouse et en tablier ! Même si je n’aime pas trop me soumettre à une règle de discipline domestique comme vous dites, Madame, c’est quand même une tenue normale pour une domestique ! Comme une infirmière, une vendeuse, une ouvrière... je ne sais pas moi ! Comme n’importe quelle femme, fille, chez elle ! Et en plus elle en met une au lycée, et aussi bien sûr chez elle ! Comme tout le monde ! Même vous, Madame ! N’importe quoi, vous avez raison de la punir ! »

Je n’avais jamais vu Delphine s’indigner autant ! Je devais faire profil bas, c’est la conclusion à laquelle je suis immédiatement arrivée... En attendant la suite des événements, j’étais debout, bien droite, n’ayant plus sous ma blouse que ma brassière et mes bas tenus par un joli porte-jarretelles, blouse que je tenais bien troussée sur mon cul prêt à être fessé.

« Tu sais Delphine, je crois avoir une idée : puisque cette demoiselle a honte de sa tenue qui n’est pourtant pas si différente de la tienne, c’est toi, la servante, qui va donner la fouettée à cette jeune fille prétentieuse de bonne famille... Ca lui apprendra l’humilité ! »

« Mais Madame, je n’ai jamais donné de fessée ! Et puis Sylvie est quand même une amie pour ainsi dire. Je l’adore ! Je n’ai pas de raison de la punir ! »

« Premièrement, tu obéis ou tu seras toi aussi fouettée, ensuite quand on a une amie, il ne faut jamais hésiter à la punir quand elle le mérite, et enfin, il faut que tu apprennes à fesser. Quand toi et ton Jean prendrez la relève à la boulangerie, comment vas-tu te faire obéir par la vendeuse, par ta bonne ? Il te faudra faire preuve d’autorité, leur imposer une discipline domestique stricte.»

« Vous croyez qu’il me faudra les punir, Madame ? De toute façon, qu’il n’y en ait pas une qui rechigne comme Sylvie à mettre une blouse, un tablier, j’imagine pas ma bonne et ma serveuse ne pas en porter ! C’est vrai, il faudra que je sois exigeante, je n’y avais jamais réfléchi...»

« Je t’ai prise à mon service à certaines conditions, n’est-ce pas ? Pourquoi n’en ferais-tu pas autant ? Crois-moi, des candidates prêtes à accepter les règles disciplinaires qui te conviendront, il y en aura ! Je te conseille de choisir des jeunes filles, leurs parents seront ravis de te confier leur éducation, de les mettre en apprentissage chez toi. En fait, ils apprécieront que leur fille soit dressée.»

Et moi, pendant cette conversation, j’attendais ma punition, en tenant ma blouse retroussée sur mes fesses... je me souviens avoir soupiré, ce qui a suscité l’indignation de ma Maîtresse. Elle m’a prise dans ses bras, tenu relevé le bas de ma blouse pour présenter mon cul nu à Delphine qui a immédiatement saisi le martinet. Cela aurait été bien agréable, mais bien sûr dans d’autres circonstances, d’être ainsi enlacée, mais là... Je n’ai pu apprécier que quelques secondes la sensation physique de mon corps serré contre le sien, et je me serais bien frottée un peu contre elle... J’ai senti les lanières du martinet toucher la peau de mes fesses, plusieurs fois. J’ai ri quand je me suis rendue compte que Delphine était en train de me fesser.

« Delphine ! Tu te moques de moi ? Il ne s’agit pas de lui chatouiller les fesses, mais de la fouetter ! Vas-y plus franchement ! »

« Oui Madame, j’essaie ! »

Les coups suivants ont été un peu mieux appliqués, mais ils manquaient nettement de fermeté !

« Plus fort ! Que ça claque ! Que ça marque ! »

« Mais Madame j’ai peur de lui faire trop mal ! »

« Elle a l’habitude ! Et c’est une punition, pas un jeu ! Il faut quand même qu’elle sache qu’elle est punie ! Que c’est une fessée ! Cingle ! »

Pour le coup, ça a cinglé, effectivement ! Delphine ne maîtrisait pas du tout la fermeté de sa fouettée, elle m’a fait mal, mais une douleur qui me collait contre ma Maîtresse, je sentais mon corps se presser à chaque coup contre le sien et, mon visage dans son épaule, j’ai commencé à pleurer. Pourtant c’était bon de me blottir contre elle, de sentir ma blouse frotter contre son tablier, ses seins s’appuyer contre les miens.

« Bon, tu arrête avec le martinet Delphine, tu y a été trop fort. Mais ce n’est pas grave, elle est habituée, je te le répète, et puis elle le mérite de toute façon. Comme d’habitude, tu la termines à la main. »

Delphine était écarlate quand je me suis retournée ; elle s’est assise dans un fauteuil, je me suis allongée sur ses genoux, toujours en pleurnichant. Ma Maîtresse a retroussé bien haut ma blouse jusque dans mon dos, et a montré à sa domestique, avec quelques claques pour l’exemple, comment fesser à la main le cul nu d’une jeune fille qu’il fallait punir. Delphine a bien frotté mes fesses, puis a laissé tomber une averse de claques, comme il fallait, là où il le fallait. La fessée, comme d’habitude, s’est terminée avec le tranchant de la main, à la jointure des cuisses et du cul, pour faciliter la venue des petites secousses.

« Madame, elle n’a pas eu ses petites saccades ! »

« Tu l’as fouettée trop vivement ; vérifies »

La main de Delphine s’est faufilée entre mes cuisses, ses doigts sont venus sur ma fente, puis dedans, jusqu’à toucher mon petit bouton...

« Elle est quand même trempée la gourmande ! »

Elle l’a titillé, mon bouton... Ho, pas longtemps mais suffisamment pour que j’explose ! Mon Dieu ! Je ne me suis pas retenue, j’en étais incapable. J’ai gémi, puis poussé de petits cris en me tortillant et enfin je me suis raidie en poussant un râle digne d’une chatte en chaleur... Elles en riaient encore quand je me suis relevée.

« Tu es vraiment une vicieuse !» s’est exclamée Delphine avec une mauvaise foi totale.

Mais ma Maîtresse a rectifié :

« Alors tu l’es aussi, Delphine. De quoi as-tu envie, souvent, après que je t’ai punie ? Tu me supplies de quoi ? Même à travers ta blouse ou ton tablier ? Même si je te demande de te le faire toute seule ? Je préfère dire comme toi il y a quelques secondes que c’est une gourmande, une sensuelle »

J’avais un peu honte, mais cela avait été si bon. Et puis après ce que je venais d’entendre... J’ai vite compris que ma Maîtresse devait branler sa servante après l’avoir fouettée, ou pour la punir encore plus, l’humilier, laisser monter son désir jusqu’à enfin lui ordonner de se le faire devant elle. J’ai imaginé Delphine se branler après sa fessée devant sa Maîtresse, honteuse, d’autant plus que le plaisir est parfois plus long à venir quand on se branle à travers une blouse ou un tablier... Je le savais, je l’avais maintes fois expérimenté avec Annie. Hum... se branler... Un mot que je venais d’apprendre et que je me répétais avant de reprendre mes esprits. Puis, j’ai regardé le bas de ma blouse : il était mouillé; le tablier de Delphine sur lequel j’ai jeté un coup d’œil ensuite n’avait qu’une petite auréole.

J’ai fait mon petit discours habituel d’après fessée :

« Maîtresse, vous avez raison de me faire comprendre ce que je suis : jeune fille qui doit apprendre quelle est sa place, même si c’est à l’aide d’une bonne fouettée. je doit être humble, docile, et pour cela, même si j’en ai honte, rester en blouse devant des personnes que je ne connais pas, même si ce sont des jeunes gens qui ont presque mon âge et qui, eux, sont habillés de façon élégante... Cette fessée au martinet est une punition que j’ai bien méritée ! Et tu sais, Delphine, je ne t’en veux absolument pas ! Tu n’as fait qu’obéir à ta Maîtresse, sinon tu aurais été punie toi aussi. Et puis c’est vrai que tu dois, toi aussi, apprendre à infliger les châtiments corporels que mérite toute jeune fille punie. Pour la fessée à la main, tu es très bonne, et tu peux me punir quand tu veux...Mais pour le martinet, c’est soit pas assez fort, soit trop cinglant : tu as des progrès à faire ! »

Figurez-vous que même après cela, un joli discours de soumission qui se terminait par un tout petit trait d’humour, j’ai encore été punie !

« Effectivement Sylvie, cette fessée est bien méritée. Mais la punition n’est pas terminée pour autant. T’apprendre à être docile, c’est un travail constant avec toi ! Te dresser à l’humilité est aussi une nécessité, et cela passe par l’humiliation si elle est nécessaire. Sinon ce sera encore le martinet ! Alors tu vas obéir et nous exhiber ta soumission, et estime toi heureuse que nous ne sommes que nous deux ! Françoise et son frère auraient pu non seulement assister à ta fessée mais aussi au spectacle que tu vas nous donner maintenant ! A quatre pattes, Mademoiselle la rebelle ! Exhibez nous votre cul de punie ! Ressentez bien votre humiliation ! »

Qu’aurais-je pu faire d’autre que d’obéir ? Etre encore fouettée ? Je n’en avais pas du tout envie car cette fouettée aurait certainement été appliquée avec sévérité par ma Maîtresse cette fois ci, et je n’ai pas pensé une seconde que par la suite une fessée manuelle m’aurait été donnée pour m’octroyer une petite consolation...Elles étaient toutes deux assises chacune dans un des fauteuils bas disposés autour de la petite table sur laquelle Delphine avait déjà disposé le plateau pour le thé. J’ai pris la position demandée, leur tournant le dos comme me l’avait ordonné ma maîtresse. Et bien sûr j’ai senti ma blouse, toujours déboutonnée jusqu’à ma taille, s’ouvrir sur mon cul. Oui, j’ai ressenti de la honte d’exhiber ainsi mon cul de punie, bien mis en valeur par les pans de ma blouse, mes jarretelles, les cuisses soulignées par le haut de mes bas... Oui je me suis sentie humiliée par leurs commentaires, surtout que ma Maîtresse m’avait ordonné de plier les coudes et de poser ma tête sur le tapis et que mon cul était ainsi encore plus relevé.

« On voit bien les traces du martinet, hein Madame ? »

« Oui, ça fait de jolies stries rouges... »

« Vous l’auriez mise dans cette position si les visiteurs de tout à l’heure avaient encore été là ? »

« Non, quand même... Elle n’est pas encore assez dressée, soumise »

« Mais je l’aurais fessée, par-dessus sa blouse, et mise au coin »

« Oui, ça Delphine, ca aurait été possible et elle aurait bien ressenti ce qu’est d’être humiliée. Mais avec nous, sa pudeur... »

« Elle a un joli cul en tout cas, presqu’aussi beau que le mien ! »

« Delphine ! Sers nous le thé plutôt que de vanter ta marchandise, mais pas pour elle, hein, elle est punie. »

Je les entendais remuer leur sucre, manger leurs petits gâteaux et continuer leur bavardage. Alors que moi, j’étais toujours dans cette position d’humiliation...

« Moi ça m’a excitée de la punir ; c’est bon de la sentir gigoter, pleurnicher, et on a envie de la consoler »

« Oui, c’est agréable d’infliger des punitions en général et des fouettées en particulier car c’est assez sensuel. »

« Etre punie aussi ça a du bon, vous savez Madame. »

« Mais je sais, chère servante ! Nous sommes toutes plus ou moins des Soumises, mais aussi des Maîtresses. »

« Vous, vous êtes plus Maîtresse que Soumise. Delphine, ce sera l’inverse, et moi je serai les deux. J’aime bien quand même être punie par mon Jean ou par vous – mais pas sur le coup, bien sûr - et je crois que je vais adorer punir mes employées ! »

« Et tu seras excitée en permanence, coquine ! »

« Ho oui ! Vous me donnez l’autorisation de me branler, Madame, s’il vous plaît ? »

« Tu sais que je n’aime pas ce mot là ! On dit se caresser ! Tu vas choquer la punie. Retiens-toi ! Tu le feras tout à l’heure si tu fais bien ton travail ! »

« Allez madame, je le fais toujours bien mon travail, pourquoi attendre ? »

« Ca suffit ! Sylvie va penser quoi de ce que tu dis et de ce que tu me fais dire ! »

« Sylvie se branle – ho pardon – se caresse quand elle est trop excitée, vous le savez bien ; je suis sûre qu’avec sa copine elles le font l’une devant l’autre, je suis sûre qu’elles aiment ça. Elle est comme toutes les filles. »

« Je ne suis pas du tout sûre que toutes les filles le font, ou plutôt osent se le faire... Ho dis donc, mais il est déjà 16 heures ! Je vais être en retard ! Je me sauve ! »

Il y a un blanc... j’entends ma Maîtresse se lever, ôter son tablier, et Delphine bouger...

« Ha oui, Madame, votre rendez-vous ! Et qu’est-ce que je fais d’elle ? »

« Elle est encore punie un moment, disons... jusqu’à 4 heures et demie... tu vois... Mais je ne te donne pas la permission de la fouetter ou de la fesser à la main. Tu te débrouilles avec elle, et si jamais elle ose se rebeller encore, tu me le diras, je la punirai moi-même dans quinze jours, à sa prochaine leçon. »

« Bien Madame, à toute à l’heure »

J’ai entendu ma Maîtresse s’éloigner, Delphine pousser un soupir, froisser son tablier ou sa blouse, remuer un peu, puis la porte d’entrée a claqué. J’avais les fesses qui brûlaient encore un peu, j’ai bougé légèrement, j’envisageais de me les frotter pour atténuer cette sensation un peu désagréable et tester aussi la réaction de Delphine en modifiant ma position d’humiliée.

« Qui t’a autorisée à bouger ? Je te rappelle que tu es encore punie ! Et que là c’est moi ta Maîtresse maintenant ! »

« Arrête Delphine, n’exagère pas... Bon, tu es ma petite Maîtresse alors... Et moi je ne suis plus qu’un petit peu punie... »

« Je te préviens Sylvie, elle va me demander si tu es restée bien punie, et si tu ne m’obéis pas je le lui dirai. Et puis de toute façon, si elle devine que j’ai levé ta punition, c’est moi qui aurais droit au martinet ! »

« Comme ça vous serez toutes les deux excitées et vous vous branlerez ! »

« Tais-toi ! »

« Ne sois pas hypocrite Delphine. Toutes les deux vous avez dit que ça vous excitait de punir une fille. De lui retrousser sa blouse pour la fouetter. De lui passer sa jupe dans la ceinture de son tablier pour lui donner une fessée. Je suis sûre que vous vous branlez après ! »

« Tais-toi ! »

« Moi, au moins j’ai pas honte ! Oui quand je suis excitée je me branle, oui quelque fois on se branle ensemble, l’une en face de l’autre, avec Annie. On baisse nos culottes, on retrousse notre jupe et notre blouse... Bon, si, j’ai honte quand même. Mais ne dis pas que ce n’est pas bon ! Et puis ça me fait toujours drôle d’être punie, même une petite fessée à travers ma blouse et ma jupe ça me fait de l’effet, alors... »

« Tais-toi ! Tu es encore punie ! Je ne t’ai pas donné la permission de parler ! »

« S’il te plaît, Delphine !... »

« Quoi ? Qu’est-ce que tu veux encore ? »

« Ben, je ne sais pas... Je suis encore excitée... pas toi ? Je peux me frotter les fesses ? »

« Non ! Tu vas te frotter le cul et puis après tu finiras par te branler, à tous les coups ! Je le sais bien ! »

« Tu vois, tu fais la même chose... »

« Je ne suis pas en train de me branler ! » 

« Ecoute, on ne va pas se disputer quand même ! D’accord, je suis punie et je le mérite, d’accord elle est partie soi-disant parce qu’elle avait un rendez-vous, d’accord elle t’a donné l’ordre de continuer de me punir et maintenant tu es ma petite Maîtresse... mais on est toutes les deux des gourmandes... »

« T’es chiante Sylvie... Bon, tu admets que tu es punie et que je suis ta petite maîtresse... Alors tu vas m’obéir, d’accord ? »

« Oui ma chère petite Maîtresse que j’aime...Comment vas-tu me punir ? »

« Tais-toi ! Tu n’as plus le droit de parler ! Tu vas te retourner et venir me rejoindre à quatre pattes. Et tu auras intérêt à m’obéir sans discuter, sinon, même si je n’en ai pas le droit, je reprends le martinet. Tu m’énerves ! »

J’ai obéi. Marcher à quatre pattes est déjà humiliant, mais en plus je me suis prise dans ma blouse et j’ai fait rire ma punisseuse en m’étalant... Quand je me suis redressée et que j’ai levé la tête, j’ai constaté qu’elle était bien excitée, la servante de ma Maîtresse. Elle avait les jambes allongées, les cuisses écartées et tout était retroussé jusqu’au ventre. Je voyais sa culotte collée dans sa fente : elle avait du commencé à se tripoter le petit bouton ! De plus elle avait déboutonné sa blouse et son chemisier, repoussé la bavette de son tablier, et de sa main gauche elle se caressait le sein droit.

« A genoux à mes côtés, servante punie ; tu as dit que tu aimais ta Maîtresse, tu vas le montrer ! »

Ce n’est que plus tard, en me remémorant cette scène, que je me suis dit qu’elle me faisait certainement répéter un petit jeu délicieux que devait lui faire bien souvent jouer sa propre Maîtresse. Je me suis donc agenouillée près d’elle.

« Ecarte plus le haut de ma blouse et sors mes seins des bonnets »

J’ai chiffonné la bavette de son tablier pour n’en faire qu’une sorte de lien en tissu, puis j’ai enlevé un ou deux boutons de sa blouse et de son chemisier.

« Ouah... Tu as un vrai soutien-gorge toi ! Avec armature et tout !»

« Qu’est-ce que tu crois, je ne suis plus une gamine comme toi avec tes brassières ! Sors mes seins des bonnets je t’ai dit ! Obéis et suce-moi les tétons ! »

«Vous m’agacez toutes à dire qu’on a des brassières, ce sont des soutiens-gorge en coton. »

« Mais oui, mais oui... En attendant d’en avoir des vrais, obéis ! » 

« Mais j’ai jamais fait ça ! Je suis une fille, pas un gars ! »

« Tu es punie et tu as dit que tu aimais ta petite Maîtresse... Alors... Et puis, c’est ça, ça veut dire que je te dégoute ! C’est ça ? Je suis repoussante ? »

« Mais non Delphine, arrête ! Tu es mignonne comme tout, en plus je te l’ai déjà dit plein de fois. Mais c’est quand même une drôle de punition, et je ne l’ai jamais fait ! Une fille avec une autre ! Ca se fait ? On a le droit tu crois ? »

« Mais oui, ça se fait, même si ça ne se dit pas... idiote, naïve, innocente... je croyais que tu savais tout sur l’amour ! Chochotte, oui ! »

Hypocrite, je me souviens avoir dit : « C’est bien parce que je suis punie et que je n’ai plus envie de recevoir le martinet sur mon cul à l’air avec ma blouse qui est ouverte... »

Bien hypocrite je l’étais, oui, car avec Annie – nous n’osions pas encore franchir le pas – combien de fois nous sommes nous effleuré les seins à travers nos blouses, comme si de rien n’était... Ce que je préférais d’ailleurs c’était chez Annie, car chez elle, elle était plus souvent que moi sans sa blouse mais alors, bien sûr, elle devait mettre un tablier. Et donc, pour la taquiner, je lui glissais la bavette entre les seins, la chiffonnais, ce qui me permettait de la toucher plus... Et elle se laissait faire sans trop de protestations !

J’étais donc à genoux à ses côtés,  et elle affalée dans un des fauteuils bas. J’ai glissé les mains sous son uniforme de domestique jusqu’à la dentelles des bonnets de son soutien-gorge, puis j’ai tiré et abaissé doucement le tissu pour laisser apparaitre ses seins jusqu’aux tétons. Nos deux respirations étaient plus vives, saccadées. J’ai hésité, non pas vraiment parce que ce que je faisais, je le devinai évidemment, n’était pas « bien », mais à cause aussi de ce que je voyais et que j’ai trouvé joli, tendre. Ses seins reposaient, entourés de tissus et cette douceur n’était pas que visuelle : au toucher sa peau était si agréable, et sa souplesse, et sa tiédeur... de si jolis coussins de bonheur que j’ai bien vite embrassés, puis léchés, et j’ai pour lui obéir – délicieuse punition – suçoté les tétons que j’ai senti s’allonger et s’affermir dans ma bouche.

« C’est si bon, Sylvie ! Vas-y ! Suce, lèche, tète... plus fort ! Mets de la salive ! Tripote aussi les mamelles de ta petite Maîtresse ! »

J’ai obéi du mieux possible, et je crois que je fus efficace pour une première fois !

« J’ai trop envie... tant pis, je vais me branler ! Non c’est toi qui va me branler, c’est toi la punie quand même et je te l’ai fait tout à l’heure après ta fessée ! »

« Mais Delphine ! Tu te rends compte ! »

« Recommence pas à jouer les hypocrites ! Tu veux encore goûter au martinet ? Ta blouse est déjà déboutonnée et tu as aussi déjà cul à l’air !

« Mais... »

Elle m’a repoussée jusqu’entre ses cuisses...

« Enlève ma culotte... voilà... regarde elle est mouillée... mets la dans ma poche... non, pas du tablier, dans ma blouse... maintenant branle moi, tu fais comme pour toi... »

J’ai suivi ses ordres et j’ai obéi: n’étais-je pas punie ? Elle a assez vite joui en se raidissant et en respirant très fort... J’avais les doigts trempés. J’ai été surprise quand elle m’a demandé de lui laisser les sucer, puis cela a été mon tour après qu’elle les eu bien nettoyés ; en fait j’ai trouvé ça amusant. Sauf quand elle s’est essuyée sur ma blouse !

« Merci Sylvie, c’était bien bon, tu sais. Mais toi aussi tu as des progrès, un peu, à faire. »

« Je ne l’avais jamais fait ! Je ne sais pas si c’est bien ce qu’on a fait... »

« Arrête avec ça ! Et puis tu es punie, alors tu dois bien subir ta punition »

« Oui... Bon... » Je me suis contentée de cela pour admettre qu’il avait été normal de branler une autre fille après lui avoir tripoté et sucé les seins ! J’ai même avoué :

« Comme punition, ça va encore : donner du plaisir à quelqu’un ce n’est quand même pas pareil que de recevoir une fouettée ! »

« Ca c’est sûr ! D’ailleurs tu es encore excitée... Tu as deux pointes, ça se voit ! »

« Oui, ben... J’ai des tétons très longs aussi, bien plus que les tiens. Des fois j’en ai honte, ils se dressent tout seul et on le voit, comme tu dis ça fait deux pointes sur ma blouse »

« Allez, viens là, je vais te caresser. »

Oui, je sais... Chers lecteurs vous appréciez certainement ma soumission... Et chères lectrices, vous devez me trouver vicieuse, salope... Vous ne l’auriez pas été aussi ? Non ? Peut-être... Mais moi j’étais trop énervée, voilà. Et n’oubliez pas que j’étais toujours punie : n’est-ce pas un excellent prétexte pour obéir aux ordres de ma petite Maîtresse ? Toujours presque allongée dans le fauteuil, elle m’a fait l’enjamber pour que je sois debout, cuisses écartées au dessus d’elle, je me suis penchée pour m’appuyer contre le haut du dossier, une main de chaque côté de sa tête. Elle a commencé à me branler à travers le nylon de ma blouse qui étant toujours déboutonnée dans mon dos pendait devant, comme un rideau qu’elle avait la flemme de retrousser.

« Non Delphine, pas à travers ma blouse ! Je coule trop, tu sais bien, je vais avoir une grande tache ! »

« On n’a pas de mouchoir... attend, tant pis... Il y aura ta mouille sur mon tablier.... J’en mettrai un propre... »

Elle a tout soulevé de la main gauche pour tenir le devant de ma blouse sur le côté et m’a branlée de la main droite. J’ai donc découvert de nouvelles sensations car ce n’est pas du tout pareil que lorsqu’on le fait soi-même ! On ne maîtrise rien, on a la sensation d’une action étrangère et pas celle procurée par son propre toucher qui vient en plus. Chacune, quand il s’agit de filles, le fait à sa façon : Delphine avait tendance à tourner ses doigts alors que moi j’avais déjà l’habitude de le faire avec mon index, en le descendant et le remontant vivement jusqu’à frotter légèrement mon petit bouton coquin. Plus tard et avec les hommes, j’ai fini par apprendre à apprécier leur maladresse : à de rares exceptions près, ils ne savent pas aussi bien nous caresser que les filles.

 En tout cas, ce jeudi là, j’ai eu bien vite du plaisir, et quel plaisir : j’ai presque hurlé. Mais que c’était bon ! Je me souviens d’une jouissance puissante, profonde. Bien sûr qu’être punie, fessée, fouettée, humiliée m’avait excitée, je m’en rends compte, maintenant, et je l’admets. Et puis j’étais debout, cuisses écartées, j’aime jouir debout, je me le faisais déjà souvent. Et enfin, c’était la première fois que quelqu’un d’autre que moi me donnait du plaisir, et c’était une autre fille !

J’avais envoyé une bonne giclée sur la main de ma petite Maîtresse, et sur son tablier aussi, elle s’est essuyée avec, ma fente aussi... Nous ne disions rien, je crois que Delphine me laissait à mon émotion, et moi j’étais sonnée. Elle m’a aidée à me rhabiller, puis nous sommes tendrement embrassées quand je suis partie.

Il n’y avait que quelques minutes que j’étais revenue à la maison et j’étais installée à la cuisine devant un verre d’eau quand Tatie est rentrée. Elle a mis son tablier tout en me demandant de raconter mon après-midi. Sans réfléchir je me suis levée et mise en position disciplinaire... Elle m’a regardé avec son air sévère :

« Ho, toi tu as encore été punie ! »

« Oui, Tatie. Tu sais je l’ai mérité ! Elle m’a punie parce que... »

Bien sûr je n’ai pas tout raconté, je ne lui ai fait part que de ce qui concernait mon dressage. Evidemment, elle a donné raison à son amie et a trouvé que c’était une bonne idée que je sois fouettée par quelqu’un d’autre que mes punisseuses habituelles !

« Une idée à retenir ! Mais dis donc, tu n’as pas encore mis ta blouse de maison ! »

« Je sais Tatie... J’attendais que tu m’aides à enlever celle du lycée pour la mettre. »

« Tu m’agaces, je dois préparer une lessive, tu n’as qu’à la mettre par-dessus. Et tu prépares une omelette pour tout à l’heure, s’il te plaît.  »

J’ai fait la moue, mais pas plus : ce n’était pas un soir à me faire remarquer. J’ai eu l’intuition que cet ordre n’était pas sans rapport avec ce qui s’était passé l’après-midi, surtout quand je me suis retrouvée vêtue de deux blouses superposées. Une sensation assez étrange qu’il m’arrive de gouter encore ! Une blouse au dessus d’une autre, bien fermées toutes les deux, deux fois docile, obéissante, soumise... On peut se salir, se frotter sans crainte de tacher sa blouse... se frotter contre quoi, frotter quoi... On ne sait trop... on peut se souiller, être souillée... on est humiliée, soumise encore plus.

Mais ce soir là je n’ai pas analysé cette sensation, j’ai tout de suite repensé à une des règles de discipline domestique à laquelle il me fallait comme d’habitude me soumettre, sous peine d’être une fois de plus punie : « dans une cuisine, ou pour faire le service, ou encore le dimanche ou le samedi si on porte une jolie tenue, ou enfin si on a pas de blouse prête, que doit-on mettre, Sylvie ? »... « Un tablier, Tatie »... Ce que j’ai fait tout de suite, vous pensez bien, avant que ma Tatie trouve le prétexte qu’il lui fallait pour prendre le martinet ! Sous l’œil amusé de Tatie, j’ai quand même passé une bonne soirée, bien soumise sous mes deux blouses protégées par un tablier...


Il est long ce souvenir là, n’est-ce pas Pierre ? Mais, que veux-tu, ce fut quand même un jeudi après-midi des premières fois ! Première humiliation, première relation vraiment saphique, premières blouses superposées...

Tu peux en raconter des pages et des pages des souvenirs comme ceux là ! Mais ce qui m’étonne quand même c’est ton absence de culpabilité, de honte. Que tu n’aies pas éprouvé en quelque sorte de répulsion à toucher un corps féminin, à te laisser caresser par une autre fille...

En fait, bien sûr que je savais que « ce n’était pas bien » ! Mais Bo... Comme pour mes soumissions, mes punitions, je devais déjà avoir une prédisposition... le goût... Et tu sais, tous ces frôlements avec Annie, Delphine, ma maîtresse... et puis encore, j’avais piqué dans la bibliothèque de Tatie des romans de Pierre Louÿs : « les chansons de Billitis », « Aphrodite »... On les avait dévorés, Annie et moi !

 

 

Alice.

 

Le rythme des cours chez Mme Cardon n’était donc plus hebdomadaire et, Annie et moi, avions repris notre habitude de nous retrouver chez elle le jeudi dès le début de l’après-midi quand je ne devais pas aller prendre une leçon d’anglais. C’était un arrangement bien pratique qu’avaient trouvé les parents : le petit frère et la petite sœur d’Annie passaient le jeudi chez Mme Dubois, tandis qu’Alice, sa fille aînée, venait faire différents travaux domestiques chez les parents d’Annie, et par la même occasion nous « surveillait » toutes les deux. M. Dubois était ouvrier à l’usine « Carnaud » où était contremaître le père d’Annie et où était employée aussi sa mère en tant que secrétaire.  

Alice était une jeune fille d’une vingtaine d’années ; comme toute fille ou presque du milieu ouvrier de l’époque, il ne lui serait pas venu à l’esprit qu’elle puisse poursuivre des études, alors qu’elle en aurait été bien capable ! Toujours est-il que comme beaucoup, elle faisait par ci par là de petits travaux chez des particuliers ou « faisait la vendeuse » de temps en temps... Tout cela en attendant un fiancé et le mariage... mais hélas pour Alice ce n’était pas encore pour elle à l’ordre du jour ! Plutôt jolie, elle était trop timide pour sortir et aguicher les garçons...

Bref. Ce jeudi là, il suivait celui que j’ai raconté précédemment, je boudais un peu Annie. J’étais un peu jalouse car Mme Nardin – la dame qui tenait la mercerie sur la place - devait venir faire des essais pour une robe que porterait Annie à un mariage au mois de juin, et surtout parce qu’elle m’avait punie. Je te raconte, Pierre.

Le vendredi qui avait suivi l’épisode précédent, je m’attendais bien à ce qu’Annie me fasse raconter en détails  mes aventures ; c’est effectivement ce qui s’est passé, mais figure toi que, contrairement à l’habitude, elle est restée très froide après mon récit que j’ai trouvé pourtant croustillant ! Et nous sommes donc restées bien sages dans nos blouses de lycéennes. Rien de plus le lundi suivant ! Pourtant j’ai fait la chatte, mes mains étaient frôleuses, mes lèvres mouillées... Je lui ai même retendu très tendrement ses jarretelles en retroussant bien sa jupe et sa blouse.

C’est le mardi qu’elle m’a punie : en fait j’ai fini par comprendre qu’elle était jalouse de Delphine. Nous étions dans ma chambre en train d’apprendre une leçon d’histoire quand tout à coup elle a explosé, les traits de son visage étaient devenus crispés, tendus.

« Elle doit être bien jolie et bien gentille cette fameuse Delphine dont tu me parles si souvent ! »

« Mais oui... Bien mignonne, toute gentille aussi, tu as raison ! »

« Ouais, c’est ça... tu t’es laissée facilement branler, hein ! Et en plus tu le lui as fait aussi. Tu n’es qu’une vicieuse. Tu ne m’aimes plus, c’est l’autre qui t’intéresse. La branler, te faire branler. Tu te laisses même punir par elle ! Au martinet, en plus ! Par Mme Cardon, je trouve ça normal, de toute façon tu le mérites bien à chaque fois, et Tatie l’a autorisé. Mais par elle ! Une bonniche ! »

« Mais écoute Annie... »

« Tais-toi ! Ha elle fait vraiment jeune fille sage la Sylvie ! Toujours bien habillée le samedi et le dimanche... Toujours en blouse de lycée ou de la maison la semaine... bien polie, obéissante... Mais vous savez, Mesdames, ne vous y fiez pas ! C’est une vicieuse ! Une branleuse ! »

« Tu es injuste, Annie ! Je te rappelle que j’étais punie par Mme Cardon et que toi aus... »

Mes sanglots m’ont coupé la parole et j’ai pleuré comme une gamine... Puis je me suis levée, j’ai enlevé ma jupe, ma culotte après avoir déboutonné le bas de ma blouse et j’ai pris le martinet rangé dans le tiroir de mon bureau ; je le lui ai tendu.

« Vas-y, punis moi, fouette moi ! Je veux te prouver que c’est bien toi mon amie de cœur et que tu es la seule ! »

Elle a eu un grand sourire, ses traits se sont détendus.

« C’est vrai ? Tu veux que je te donne une fessée ? Au martinet ! »

« Oui, tu vas me punir. »

Je me suis mise à quatre pattes sur mon lit, j’ai retroussé bien haut ma blouse sur le dos, et quand j’ai eu le cul bien en l’air elle m’a donné une sacrée fouettée en poussant des petits cris de rage. Elle m’a fait plutôt mal, d’ailleurs : à l’époque elle ne savait pas, elle non plus, donner une fessée correctement ! J’ai encore pleuré, mais j’étais contente d’avoir été punie, comme à chaque fois que je le suis, bien sûr, mais là en plus parce que j’avais prouvé à Annie que je lui étais, en quelque sorte fidèle.

« Merci Annie. Tu vois, c’est toi qui compte. Je suis punie, par toi... Et même que je suis ta bonniche, ta domestique, ta servante...

Pendant que je m’étais remise debout et que je me frottais les fesses, elle s’était assise sur le bord de mon lit. Je me suis agenouillée devant elle pour déboutonner sa blouse jusqu’à la taille, retirer sa jupe, faire glisser sa culotte. Elle s’est laissé faire en rougissant : elle se doutait de ce que j’allais faire ! Pourtant elle a vite mis sa main sur son abricot, alors c’est moi qui lui ai bougé les doigts, comme si elle se branlait elle-même. Puis doucement, j’ai repoussé sa main, et je lui ai donné du plaisir avec mes doigts. Elle s’était laissé aller sur le dos quand elle a joui. Et tu sais quoi, Pierre ? Hé bien je lui ai fait des bisous, après, sur sa fente et je l’ai même léchée un peu. Ce n’est pas si mauvais, le goût un peu piquant de la mouille de fille ! Elle s’est relevée, elle était écarlate. On s’est embrassées à pleine bouche en riant. Mais comme je lui demandai de me faire ce que je lui avais fait, elle m’a répondu : 

« Ha non, ma belle ! Tu es pardonnée, bien sûr, mais tu es encore punie ! Privée de plaisir ! Si tu en veux, tu te débrouilles toute seule ! Tu n’es que ma servante, tout de même, et moi, ta Maîtresse, et ça ne me dit rien... Je t’autorise, dans ma grande bonté, à te le faire par toi-même ! Mais devant moi, et à travers ta blouse. Comme l’autre jeudi chez Mme Cardon : c’est ça ou rien, ou encore une bonne fouettée sur ton cul de vicieuse punie »

J’avais bien trop envie ! Cela avait été bien excitant de donner du plaisir à mon amie de cœur ! Alors j’ai accompli avec bonheur la pénitence qu’elle m’avait infligée ; et comme elle avait sorti un mouchoir de sa poche, je l’ai serré entre mes cuisses et je n’ai pas trop mouillé ma blouse.

Donc, voilà. Tu sais, Pierre, si tu ne me rappelles pas à l’ordre, je vais faire de plus en plus de digressions !


Non, non... pas de problème Sylvie : des digressions comme celles là tu peux en faire autant que tu veux... Tu ne seras pas punie ! Mais bon... Reviens à ce fameux jeudi après-midi, sous la garde bienveillante, je suppose, d’Alice... Vous étiez, j’imagine toutes les trois en blouse, en train de bavarder dans la cuisine, pièce de la maison privilégiée à  l’époque, non ?


Voilà, c’est cela. On dirait que tu y étais !

Alice est arrivée peu de temps après moi, et elle avait l’air furieux. C’est ce qu’Annie lui a fait remarquer pendant qu’elle se débarrassait de son imperméable tout en nous faisant la bise à toutes les deux.

« Ben ! Tu ne vois rien ? Ca ne te choque pas ? »

« Qu’est-ce qu’il y a voir ? »

« Vous ne trouvez pas toutes les deux que ma blouse est ridicule ? Ma mère vient de me l’acheter chez Mme Nardin et il a fallu que je la mette aujourd’hui... On dirait une blouse de gamine, une blouse pour aller à l’école, non ? »

Je la trouvais pas si moche, moi sa blouse : bleu très foncé, boutonnée sur le côté avec un biais blanc, une poche à droite, et un peu large vers le bas. Mais c’est vrai qu’elle faisait un peu jeune pour son âge, surtout qu’elle était assez courte, qu’elle lui arrivait à trois ou quatre doigts au dessus du genou et que sa jupe dépassait largement ! Annie qui savait être diplomate a essayé de la consoler :

« Je ne dirai pas qu’elle fait gamine ta nouvelle blouse, elle te rajeunit, c’est tout. Et puis comme tu es blonde sa couleur met ton teint en valeur, moi je trouve que ça a un certain charme, pas toi Sylvie ? »

« Même si ce n’est qu’une blouse, elle te va bien, je suis d’accord avec Annie. Regarde les nôtres comme elles sont ordinaires ! En plus on ne l’a pas fait exprès de mettre les mêmes, comme si ça ne suffisait pas d’être obligées de porter des blouses d’uniforme au lycée ! »

Effectivement, Annie et moi on portait ce jeudi là l’une de ces éternelles blouses que portaient la plupart les filles de nos âges chez elles, du moins par chez nous : en coton fin, vichy blanc et vert (il y avait d’autres couleurs, bien sûr !), boutonnées devant et avec une ceinture à nouer obligatoirement.

« Ca fait gamine quand même ! Ce n’est pas avec une blouse comme celle là que je fais assez femme ! Bon j’installe la planche pour faire mon repassage. Vous n’avez rien à faire vous ? Pas de devoir ? Pas de leçon ? »

« Ho ! Hé ! Tu ne vas pas être de mauvaise humeur toute l’après midi, si ? Tu as tes Lunes ou quoi ? »

Nous nous entendions trop bien pour nous fâcher pour si peu, et tout en bavardant, l’une repassait tandis que les deux autres parcouraient vaguement quelques leçons. J’ai quand même un peu la nostalgie de ces jeudis après-midi, quand dans la cuisine, toutes les trois en blouse, nous parlions de nos rêves, nous nous racontions les anecdotes de nos quotidiens tranquilles. Une douceur de vivre, simple, optimiste.

Mme Catrin, la mercière et couturière des grandes occasions est arrivée peu après avec un grand sac. C’était une belle femme, élégante, distinguée ; on disait qu’elle était parisienne et qu’elle avait quitté une célèbre maison de couture pour suivre son mari jusque dans notre petite préfecture de province.

« Elle est jolie, non, ta nouvelle blouse Alice ? Ta mère l’a bien choisie, je trouve. » Nous avons pouffé toute les deux Annie et moi, et Alice à poussé un gros soupir tout en murmurant des mots indistincts. Mme Catrin a eu l’air surpris quelques secondes, puis elle s’est adressée à mon amie :

« C’est parti pour les essayages ! Déshabilles-toi Annie ! Reste en culotte quand même ! »

« Même le soutien-gorge Madame ? »  a demandé Annie en riant et en enlevant blouse, jupe et chemisier.

« N’exagère pas... On est entre femmes, mais ce n’est pas vraiment utile... mais il va falloir quand même convaincre ta mère de t’en offrir un vrai, avec armatures, pour ce jour là. Je vais mesurer ton tour de poitrine. »

Avec son mètre de couturière elle a pris la mesure, a annoncé un bonnet « B » après avoir estimé en centimètres et en soupesant les seins de mon amie leur volume. Je me suis demandé quelles pouvaient être les sensations d’Annie, elle qui adorait que je les lui tripote... La familiarité de Mme Nardin et son tutoiement s’expliquait par le fait qu’elle nous connaissait depuis que nous étions petites filles. Si les blouses pour le lycée s’achetaient en ville haute, dans un magasin qui s’appelait «Chez  Sophie, maison de la blouse et du tablier », les blouses pour la maison et les tabliers venaient plutôt de sa mercerie, tout comme notre lingerie de jeunes filles. De plus, la famille d’Alice était de proches voisins de sa boutique.

L’essayage commença, avec précautions : la robe n’était que provisoirement « montée », avec seulement des surpiqures. Une jolie robe, ma foi, classique pour cette époque : je me souviens d’un tissu souple et clair, agrémenté de fleurs aux couleurs pastelles, avec un corsage sage, une jupe ample et des manches trois-quarts un peu bouffante.

En l’ôtant après avoir laissé Mme Nardin repéré et noté les ajustements à faire, Annie, qui avait de la suite dans les idées lui avait demandé : 

« Et aussi, si vous pouviez lui dire de m’acheter une gaine, ce serait bien, ça ferait plus femme quand même ! »

« Je ne trouve pas utile de dépenser de l’argent pour t’acheter une gaine ! A ton âge ! Et en plus s’il fait beau tu aurais bien trop chaud ! »

Annie qui avait retiré sa future robe :

« Je mettrai certainement des bas pour un mariage ! Et j’en ai marre de ces ceintures qui tiennent les jarretelles, ce n’est vraiment pas très joli. Je n’ai jamais de la vraie lingerie, regardez... et cette culotte de gamine ! »

« Bon, je proposerai à ta mère un joli ensemble avec un peu de dentelles, mais il sera blanc ou beige, hein... pas de couleur ! »

Annie était un peu consolée quand la sonnerie de la porte d’entrée a retenti.

« Ha voilà mon fils Claude »

« Va ouvrir Alice – Zut, il faut quand même que je me rhabille ! »

Annie a pris sa blouse sans prendre le temps de remettre avant sa jupe et son chemisier : on entendait des voix dans l’entrée. Elle tournait le dos au nouvel arrivant pour finir de la boutonner et renouer sa ceinture : Claude était déjà dans la cuisine.

Un jeune homme plutôt pas mal, mais intimidé et emprunté ! Il faut dire que devant trois jeunes filles, même en blouse, qui le dévisageaient, il ne devait pas se sentir très à l’aise. Pourtant l’une d’entre nous avait honte de sa blouse « trop gamine », une autre était pratiquement nue en dessous et moi... j’étais furieuse d’être une fois de plus en blouse devant un garçon !

« Bonjour mesdemoiselles... excusez moi... mais je profitai de ce que ma mère soit là pour savoir ce que pensait votre père, Annie, d’une embauche pour moi dans son usine... Il m’avait dit que... que... »   

« Tenez, mon père vous a préparé ce mot... Il pense qu’il faut mieux pour vous de rentrer à la SNCF ou de demander à la base américaine... mais enfin pour lui c’est mieux les chemins de fer, il y a plus d’avenir et avec votre formation... »

Annie lui a tendu une enveloppe, en se penchant par-dessus la table de la cuisine ; et moi j’ai bien vu que sa blouse était bien decoltée, et que, comme elle n’avait pas remis son chemisier j’ai pu apercevoir l’arrondi délicieux de ses seins. Je ne pense pas que Claude y ait fait attention, et en tout cas j’ai trouvé cela charmant.

Un ange est passé.

« Détendez-vous les jeunes ! Claude tu les connais quand même ! Bon elles ont grandi, mais Alice, c’est la petite voisine avec qui tu jouais souvent quand vous étiez à l’école ! »

« Oui maman, mais il y a si longtemps que je suis parti... Mon apprentissage, la guerre en Algérie et j’ai été blessé... Ca fait quand même plusieurs années. Même si je suis rentré de temps en temps, on n’a pas eu l’occasion de se revoir. »

« Mais Alice... tu t’en souviens quand même ! »

Le visage du pauvre garçon s’est enfin détendu.

« Pour ça oui ! D’ailleurs je me souviens d’une raclée que m’avait donnée Papa à cause d’elle : elle avait piétiné le potager en jouant à se poursuivre ! Je te dois une fessée, Alice ! »

La mise en cause a rougi comme une pivoine, a souri quand même...

« Ho ! A mon âge il est trop tard ! »

« Jamais trop tard pour ça, pour être punie, jeune fille ! »

Mme Nardin devait avoir les mêmes conceptions éducatives que ma Tatie et son amie Mme Cardon ! Personne n’a eu le temps de commenter son point de vue car son fils a commis la bourde qu’il ne fallait surtout pas faire :

« En tout cas avec ta blouse de gamine on dirait que tu en as encore l’âge ! »

Un silence de quelques secondes a suivi, suffisamment long pour que nous puissions voir la pauvre Alice blêmir puis devenir écarlate. Elle est sortie en furie de la pièce pour se réfugier dans la salle à manger, en claquant la porte.

Annie et moi, nous avons commencé à rire comme des idiotes, mais nous avons vite été interrompues par Mme Nardin : 

« Bravo Claude ! Quel tact ! Tu es vraiment malin. Vraiment pour parler aux filles tu es un spécialiste. C’est sûr que si c’est comme ça que tu as l’habitude d’aborder les filles, tu vas vite rencontrer une fiancée. Mais quel idiot ! »

« Maman, c’est rien ! Qu’est-ce que j’ai dit ? Faut pas exagérer quand même ! C’est pour sa blouse ? L’histoire de fessée ? »

« Surtout pour sa blouse, crétin ! Peut-être qu’une fessée elle aimerait bien que tu lui en donnes une, idiot ! Je n’en sais rien. Mais même en blouse, une fille mérite d’être complimentée quand on est un tant soit peu habile. En plus elle est toute mignonne avec cette blouse là, la pauvre Alice. Tu vas aller t’excuser, immédiatement ! »

Il est allé en ronchonnant jusqu’à la porte, a frappé quelques coups discrets, l’a ouverte et a passé la tête. On a entendu quelques reniflements pendant les quelques secondes durant lesquelles il est resté planté, là, sur le seuil, jusqu’à ce que sa mère le pousse dans la salle à manger. Je ne sais pas combien de temps ils sont restés ensemble, mais ce fût assez long pour que nous bavardions toutes les trois de choses et d’autres et qu’Annie insiste bien sur la nécessité de se voir offrir une lingerie « enfin convenable, surtout pour une cérémonie ». Au bout d’un moment Mme Nardin commençait à se poser des questions et regardait de plus en plus fréquemment vers la salle de séjour. Mais la porte a quand même fini par s’ouvrir sur Claude, souriant, un tant soit peu fier, semblait-il, suivi par Alice, la peau rose, et la main droite dans la poche de sa blouse, comme pour se donner une contenance.

« Etes vous réconciliés tous les deux ? Claude, tu as fait tes excuses ? »

« Oui, ça va Maman ! Je me suis excusé »

Alice avec une mine boudeuse s’était déjà remise à son repassage, et Mme Nardin ne pu recueillir que quelques monosyllabes quand elle lui a demandé si son fils avait été correct. Quelques minutes se sont encore passées en bavardages anodins et les Nardin nous ont quittées après que tout le monde s’est embrassé avec de grosses bises sur les joues.

Annie et moi avons bien sûr essayé de faire parler Alice, mais celle-ci ne nous a rien raconté. Elle se contentait de sourire, ou de pousser quelques soupirs pour répondre à nos questions.

« Il t’a dit quoi ? »

« Et toi, tu l’as engueulé ? »

« Comment il a fait pour s’excuser ? »

« Tu aurais dû retirer ta blouse pour montrer que t’es plus une gamine ! »

« Oui, il aurait mieux vu tes formes ! »

« Ca va pas non, les filles ! Ca lui aurait donné raison ! En plus, en dessous j’ai une vieille robe »

Annie nous a fait rire :

« Regardez, sans rien en dessous d’une blouse comme on est sexy ! »

Elle a ouvert un bouton en haut, un autre en bas et s’est mise à marcher en se tortillant, elle se penchait en avant pour ouvrir un décolleté plongeant, ou s’asseyait en croisant haut ses jambes pour exhiber ses cuisses jusqu’en haut de ses bas.

« Tu vois, Alice, comme tu aurais pu l’exciter ce crétin ! »

L’après midi s’est terminée plus tranquillement, dés qu’Alice eut obtenu d’Annie qu’elle se rhabille correctement sous sa blouse : nous avons terminé nos leçons, nous avons goûté.

Le lendemain, en descendant du car qui nous ramenait du lycée, nous avons aperçu, Annie et moi, notre Alice, avec la même blouse, en train de bavarder avec Claude. Et tu sais quoi, Pierre ? Hé bien ils ont fini par se marier et il a fait toute sa carrière à la SNCF ! C’est mignon, non ?

En tout cas, c’est en rentrant à la maison en passant par les jardins que j’ai eu une idée que je persiste à trouver géniale... Alice et Claude étaient presque voisins... Comme quoi il suffit de regarder autour de soi : on a trop l’habitude de ne simplement qu’apercevoir ce qu’il y a autour de nous, il faut aussi observer et ne pas se laisser aveuglé par l’habitude, les évidences. Alors ce fameux garçon idéal, celui qui nous embrasserait pour la première fois, Annie et moi, et si c’était notre jeune voisin ? Un certain Pierre ? Un peu plus âgé que nous, il avait peut-être déjà embrassé une fille. Et comme nous le connaissions pour avoir joué quelques fois ensemble quelques années auparavant, et puisque nous l’avions apprécié bien qu’il n’était qu’un garçon et que d’ailleurs nous continuions à nous parler parfois... ce fût une hypothèse avec laquelle Annie était d’accord dés le lendemain. Il ne manquait plus que de préparer un plan d’attaque.

 

Et voilà, Pierre... Cette fois ci, j’ai été sage, non ? Bien sûr j’aurais aimé qu’Annie, pendant qu’elle n’était qu’en sous-vêtement sous sa blouse m’invite, sous je ne sais quel prétexte, à la rejoindre dans sa chambre. Je crois même que j’aurais admis être encore punie... Mais ça n’est pas arrivé. Il y avait Alice pour nous surveiller, et puis l’événement  « Alice et Claude »  nous occupait l’esprit !

Oui. A part la première partie de ton récit qui est bien coquin, le reste est plutôt convenable et peut être mis sous tous les yeux... Mais avant que tu poursuives la recherche de tes souvenirs pour que je les retranscrive, si tu es toujours d’accord, et comme le « Pierre » en question, hé bien c’est moi, je tiens au préalable à prendre la parole pour raconter quelque chose...

Au fait, c’est une nouvelle blouse que tu as mise aujourd’hui ? Elle est jolie.

Merci Pierre... Mais ce n’est pas une blouse neuve, c’en est une que je me suis achetée il y a longtemps et que je viens de retrouver, et qui me rappelle des souvenirs, aussi !

 


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