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  • : Ce blog est consacré au fétichisme des tabliers de cuisine de femme, des blouses de femme et des torchons de cuisine. Il s'adresse aux adultes seulement, ayant atteint l'âge de la majorité légale dans le pays. Et tenez les enfants à l'écart, bien sûr.
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Dimanche 8 septembre 2013 7 08 /09 /Sep /2013 09:00

Un texte de mon ami Molenbeek


ODE À NÉRON

 

Ô toi, QUEEN !

Des dauphins d'argent bondissaient dans les vagues,

En route vers New York qui fut, t’en souviens-tu ?

La Nouvelle Amsterdam …

À bord – une fois de plus – du majestueux Queen Mary

(le barman s’appelle Carl, il connaît mes cocktails préférés)

Cet appartement de luxe sur le pont des premières est toujours à

Moi.

MOI.

Même quand quelqu’un d’autre l’a réservé pour SOI,

Cecil B. DeMille ; John B. Rockefeller ; Frédéric-Christian III de Saxe-Weimar ; le prince de Galles.

– Of course, Mrs.Friskin-Thorpe.

Pourtant je ne suis plus depuis deux –––

Trois

Mois ?

Ans ?

Mrs.Friskin-Thorpe.

Mon passeport a la couleur du soleil de minuit sur les fjords de Norvège.

À Las Vegas je les ai entendus qui

Murmuraient, chuchotaient, médisaient, grondaient tels des

Frelons en colère.

Et lui regardait avec des yeux de sorcier vaudou les

Jetons que le croupier ratissait comme des lentilles vertes.

Les frelons disaient :

– Vous avez vu ?

– Deux millions … Elle a perdu deux millions en moins d’une heure, sans battre un cil.

– C’est la grande-duchesse Balioukine.

– C’est Mademoiselle Troll.

– Ah ? Je la connaissais sous le nom de Friskin-Thorpe.

– Vous retardez de deux maris, mon cher baron.

Ils se trompent de peu de

Beaucoup,

En retard de six maris.

De vingt-huit battements de cœur.

De quelques millions   entre vingt et soixante, je crois   répartis entre Londres et

Zurich et Panama et des îles où j’ai du aller mais dont j’ai

Oublié les noms. (À quoi bon examiner mes comptes puisque mes intendants les truquent).

En retard aussi de ma flamboyante et beaucoup trop beaucoup trop passionnelle liaison à

Saint-Barth avec Spider Lady, la star du catch féminin

(Elle me promenait en laisse sur la plage et dans les bars branchés – plus Dom qu’elle ça n’existe pas).

Je pourrais aussi te parler de Macao.

De cette île polynésienne où se retira Marlon Brando.

Des plombs de Venise où un doge m’enferma.

De la Cité Interdite où une concubine jalouse m’étouffa

Sous trente-trois coussins de pure soie.

 

 

Mais quand je porte un tablier,

Je suis la femme du charcutier.

 

 

Biarritz

La place Vendôme et

Le Ritz.

Le matin les couturiers,

À midi les bijoutiers,

Le soir mon trésorier (qui me vole comme les brigands de grands chemins détroussaient autrefois les

Voyageurs de ces diligences qu’on appelait aussi la malle-poste   Ô Courrier de Lyon …)

La nuit …

La féerique nuit parisienne où, sous une fontaine de la place de la Concorde, un roi prisonnier de

Fantômas chantait des

Chansons à boire de l’Oktoberfest.

Te parlerai-je de ces concours d’élégance face aux gradins pleins à craquer de

Queues de pie et huit reflets.

Robes claires et décolletés.

Je

JE

JE trône fière et altière au volant de ma

·    Delage Grand Sport

·    Packard Coupé de Ville

·    Talbot Lago « goutte d’eau »

Pendant que sur une pelouse couleur d’émeraudes polies à la peau de chamois par des

Jardiniers ukrainiens

(Ou peut-être mongoliens ?)

Du bout de ses doigts incroyablement fins et habiles

(je sais qu’elle se masturbe quand je la punis)

Elle donne – doucement – un morceau après l’autre –

A Néron (c’est mon lévrier gris)

Des loukoums au jasmin qu’on ne trouve qu’au Caire

– But who cares ?

Je lui fais porter des blouses strictes,

Je lui dis « Tu » et elle « Vous »,

(Elle provoque parfois ma vindicte).

Pour ses insolences je la gifle à genoux,

Devant mon chauffeur au garde-à-vous.

 

 

Mais quand je porte un tablier,

Je reçois la queue du charcutier.

 

 

Te parlerai-je du vaste empire,

De la Pologne à Novospire,

Que me légua Pierre qu’on nomma le Grand ?

Les plus puissants de la terre,

Me baisaient sur des peaux de loups devant

Une cheminée où flambaient des houx.

 

 

Mais quand je porte un tablier,

J’adore me faire humilier.

 

 

Te parlerai-je de cette potence dressée

Sur la place brûlée de soleil de Vera Cruz,

J’allais être pendue.

Le canon tonna.

Jean Lafitte arriva.

Dans les bayous de la Louisiane, je fus la reine des boucaniers.

 

 

Mais quand je porte un tablier,

C’est sur le pot que je dois chier.

 

 

Te parlerai-je de cette France,

Où je vins au monde à Parc-aux-Cerfs.

Bâtarde, dit-on, de Louis XV

(Je crois plutôt d’un serf ?)

Ce qui est sûr c’est que le roi me baisa,

Avant que j’eus quinze ans, à la Saint-Pina.

 

 

Mais quand je porte un tablier,

Sous la loi du mâle je veux plier.

 

 

Te parlerai-je de Byzance,

Des fastes de la décadence,

De la licence et des orgies,

Des scènes de pure folie,

Où j’exerça ma tyrannie,

Hélas toujours impunie.

 

 

Mais quand je porte un tablier,

Tout ce passé est oublié.

 

 

Je suis, oui  ––––

Et fière de l’être,

Je suis la femme du charcutier.

Vous le connaissez : 209 rue de Belleville (on vient de Tout  Paris pour ses tripes de Saint-Jean,

Lesquelles sont différentes par la variété des carottes des tripes à la Mode de Caen.)

Or bien qu’étant la femme du charcutier –––

 

Je l’avoue à ma honte

(Regarde – je me mets à genoux,

Je bat ma coulpe à rudes coups.)

J’ai trompé mon mari avec le pâtissier.

Le pâtissier de la rue des Cailloux.

Le cul dans la crème pour les choux.

Dégoûtante ! ! !

Dégoûtante comme un boisseau de poux.

 

 

Car dès que je mets un tablier,

J’ai envie de ––

 

Baiser.

 

Pisser.

 

Chier.

 

Je ne peux pas m’en empêcher.

 

Quand je porte mon tablier,

Ma lascivité je dois expier.

 

Et alors c’est –––

 

Sur les genoux du charcutier –––

 

LA FESSÉE ! ! !


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