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  • : Ce blog est consacré au fétichisme des tabliers de cuisine de femme, des blouses de femme et des torchons de cuisine. Il s'adresse aux adultes seulement, ayant atteint l'âge de la majorité légale dans le pays. Et tenez les enfants à l'écart, bien sûr.
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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /Sep /2010 09:00

L'original de ce texte est paru sur  http://blousenylon.ifrance.com/ et je le recopie ici parce que le site, qui n'est plus entretenu depuis longtemps, risque de disparaître.


Si le fantasme sur la blouse nylon existe, c’est tout simplement parce que la blouse nylon existe, ou plutôt a existé dans un passé récent. Vous voudriez ainsi comprendre ce qui motive votre cher et tendre à déserter virtuellement le domicile conjugal pour se rendre dans ce lieu de débauche étonnant où les femmes portent, non pas des talons aiguilles et des bas résille mais de vulgaires et ridicules blouses en nylon. La réponse est simple je crois, à moins qu’il ne fréquente aussi d’autres sites "spécialisés". Il vient sur ce site pour voir ce qu’il ne voit pas chez lui : il cherche à imaginer ce à quoi vous ressembleriez si vous portiez l’une des nombreuses blouses que l’on peut admirer sur ce site. Votre mari vous rêve en blouse , en blouse de nylon. Il faut donc que vous fassiez quelque chose.
Dépêchez-vous car vous savez qu’on ne trouve déjà plus depuis quelques années de blouses en nylon, même dans les boutiques spécialisées. Il va vous falloir de la patience , de la persévérance afin que votre mari puisse vous admirer dans votre costume de fée du logis. Pourquoi un tel fantasme ? Votre mari est peut être suffisamment âgé pour avoir bien connu l’âge d’or du nylon. Le voilà sûrement qui approche la cinquantaine, voire la soixantaine comme c’est mon cas. L’image de la femme, de 60 à 75, est souvent celle de la ménagère ou de la lycéenne en blouse nylon -voyez Diabolo Menthe de Diane Kurys. Mais regardez aussi les catalogues de cette époque : l’adolescent peut fantasmer sur le même mannequin qui a successivement passé un soutien-gorge, une chemise de nuit, une robe de chambre, un petit pull de laine sur une jupe droite, ou bien une longue blouse nylon à laquelle il ne manque pas un bouton et qui brille irrésistiblement sous le projecteur du photographe. Ce sont ces femmes-là qu’il a appris à aimer. Sans doute retrouve-t-il toutes ces images de la femme chez vous mais admettez que vous n’avez jamais eu dans l’idée de vous acheter une belle blouse de femme d’intérieur en beau nylon. C’est pourtant ce que veut votre mari et qu’il n’ose pas vous demander car il a honte. Il se prend pour un cas spécial. Rassurez-vous il est tout à fait normal.

Je vais vous raconter ma façon de vivre ce fantasme, je crois que c’est par des témoignages additionnés que l’on peut se faire une idée de notre attirance pour certaines femmes en blouse. Comme il vous a été dit dans une des réponses, il y a une grande diversité dans nos goûts , nous n’aimons pas tous la même femme en blouse sur ce site. Je tenterai donc une explication "socio-psychologique" qui va s’appuyer sur mon expérience personnelle.
J’appartiens à la génération qui a fait 68. J’ai vécu cette période de façon intense, ma compagne aussi. Nous vivions déjà ensemble depuis plus d’un an. 68 a passé, nous avons vécu la révolution des mœurs , la libération sexuelle et la lutte des femmes pour la reconnaissance de leurs droits. Je précise ici que je ne regrette rien et que ces luttes étaient absolument indispensables. Mais il a fallu vivre cette révolution dans le couple et si mon esprit approuvait, mon corps ne pouvait suivre. Pour moi , l’image de la femme était indissociablement liée à la blouse de nylon, à l’épouse qui attend sagement son époux à la maison délicatement enveloppée dans une blouse qu’elle n’enlève que devant son tendre époux. Je sais , c’est choquant , mais je n’en ai plus honte, je suis le fruit de ma propre histoire comme tout le monde ici-bas.
J’ai souvent et longuement parlé de cela avec ma compagne qui a bien compris et a peu à peu accepté des compromis face à des exigences parfois exorbitantes de ma part. Nous avons dû négocier, dirons-nous. Sans doute allez-vous avoir à passer par là.


Mon fantasme s’exprime de façon difficile à mettre en œuvre : je veux que mon "épouse"qui n’a jamais voulu passer devant le maire, porte une blouse comme une marque de fidélité, une façon de montrer aux autres qu’elle m’appartient et que nul autre que moi n’a le droit de la déshabiller , si ce n’est du regard. Comme vous le voyez, ce sont des goûts qui ne vont pas dans le sens des idées de 68.
Les soirées en jean et pull à lire en buvant du thé , ça n’a eu qu’un temps. Nous avons traversé une grave crise au bout de sept ans : manque d’intérêt pour la vie commune, manque d’appétence sexuelle à un moment de notre vie et de l’histoire des hommes où cela aurait dû être l’explosion. Cela venait de moi. Vivre avec une intellectuelle appartenant à la catégorie des professions dites intellectuelles supérieures, dirons-nous pour éviter d’en dire trop, c’était pour moi stimulant intellectuellement mais pas sexuellement.


Un soir , lors d’une dispute sur ce sujet, je suis passé aux aveux : je lui ai expliqué, profondément bouleversé, le problème qui me tenaillait.
Elle n’a pas compris pourquoi j’avais tant tardé à parler.
Elle a donc décidé qu’elle allait acheter une blouse de ménagère. Elle a aussitôt pris le catalogue Trois Suisses (que je connaissais parfaitement bien) et s’est mise en demeure de se choisir une blouse à la mode. Je lui ai proposé de me donner ses choix afin d’éventuellement éviter une nouvelle dispute car je savais que le plus dur restait à faire. En effet, elle me proposa les modèles en coton, à rayures et sans manches, et une seule en nylon , très courte , sans manches aussi. J’hésitais. Je savais bien laquelle j’aurais aimé qu’elle choisisse : une grande blouse bleue très longue, très brillante. Il y avait un inconvénient : le mannequin qui la portait avait déjà un certain âge et les cheveux blancsJe me suis décidé à la lui montrer et c’est évidemment celle qu’elle trouvait la plus laide. La couleur, surtout, la gênait, mais aussi le nylon.
Elle a eu une phrase surprenante : elle trouvait que la blouse nylon, c’était ringard comme l’accordéon musette. Que voulez- vous répondre à cela ? Nous avons quand même arrêté notre choix sur ce modèle après que ma compagne eut exigé que la couleur choisie soit le rose et non la couleur sur la photo.
Le courrier parti, l’attente fut longue à cause d’une rupture de stock dont nous fûmes avertis au bout d’une semaine.
Ne soyez pas étonnée : ce fut une attente angoissante pour moi, l’angoisse de la dernière chance.
Le paquet nous est parvenu au bout de trois semaines et j’étais près de ma compagne, fébrile , quand elle l’a ouvert. Dire que la première réaction fut négative est un euphémisme. C’est vrai que la couleur était particulière. En choisissant rose, ni elle ni moi ne nous attendions à une couleur si peu discrète. J’avais vu des femmes avec des blouses roses Et je pensais que cette blouse serait plus claire. Vous décrire ce vêtement ne vous donnera rien si vous n’êtes pas une "spécialiste" de la blouse nylon. J’admets avec vous que passer du jean-pull shetland à ce genre de blouse ne se faisait pas sans choc culturel. Ma compagne a donc enfilé cette blouse et , sans même se regarder dans la glace s’est trouvée "grotesque", je la cite. Je l’ai un peu forcée à se boutonner complètement et à se regarder dans la glace du couloir. J’étais déjà éperdument amoureux d’une nouvelle femme. Je ne pensais plus qu’à serrer dans mes bras ma petite femme d’intérieur. Elle, malheureusement, était très fâchée, disait qu’elle refuserait de porter ça, qu’elle ressemblerait à une concierge, à une bonne-à-tout-faire. Elle m’a crié que j’étais complètement cinglé et que si j’aimais les filles habillées comme ça, je n’avais qu’à m’envoyer des femmes de ménage. Elle a enlevé la blouse honnie puis est partie. J’étais effondré, ça a duré cinq jours exactement. Il n’y avait plus de futur possible. Elle me trouvait fou, malade. Elle ne m’aimait donc pas. Ma vie de couple était fichue, ma vie sociale aussi car je craignais qu’elle ne raconte cela à notre entourage. Je suis resté cinq jours enfermé dans le noir, je n’allais pas travailler. On s’inquiétait autour de moi. Elle a essayé de me raisonner mais je ne pouvais plus me dominer, j’étais désespérément triste.


Au soir du cinquième jour, elle a revêtu la blouse et est venue s’asseoir au bord du lit. Ce fut un moment d’infinie tendresse... Ce qui a été déterminant dans cet épisode dramatique, c’est sa discrétion. Je sais, vingt-huit ans après , qu’elle n’a rien dit à personne des causes de mon état.


Dire qu’à partir de ce jour-là, elle a revêtu la blouse comme une bonne épouse serait franchement exagéré. Toujours est-il que ce vêtement a commencé à faire partie de notre vie quotidienne. Il a d’abord fallu résoudre un malentendu : ma compagne pensait la blouse comme un objet érotique prompt à "m’exciter" pour faire l’amour. Elle l’enfilait donc dans ce but. Et ce malentendu a perduré de nombreuses années parce que ça fonctionnait. Elle a pris beaucoup de temps pour comprendre ce que je voulais : qu’elle soit normalement en blouse dans l’appartement, comme une épouse normale. Elle trouvait ça absurde, ne pouvait me croire. Quand elle a accepté cette idée, qu’elle a porté une ou deux fois par semaine cette blouse, je ne voulais pas qu’on la voie ainsi. Elle encore moins. Etre vue ainsi vêtue par nos amis les aurait choqués. La blouse est totalement rédhibitoire dans le milieu dans lequel nous vivons, c’est un vêtement servile, voire sordide. Quand elle passait sa blouse, comme nous habitons le rez-de-chaussée d’un immeuble, je tirais les rideaux, je laissais les fenêtres fermées, même à la belle saison. Nous avons vécu ainsi pendant de nombreuses années. Ma compagne se mettait en blouse comme d’autres en cuir ou encore en soubrette. A ce tarif –là, on peut bien parler de fétichisme. Nous avions cependant une vraie sexualité et notre amour était sans nuages ou presque.
Nous avons connu l’aisance financière et avons acheté une résidence secondaire à 1h30 de Paris. Cette maison est située dans le centre d’un petit bourg très provincial , à cinquante mètres de la place de l’église. Depuis dix ans, nous y passons presque tous les week-end et la plus grade partie de nos vacances que nous avons la chance d’avoir nombreuses.


Là, la vie en blouse est devenue plus aisée. Ma compagne l’a portée plus facilement, d’abord dans la maison puis dans le jardin à la belle saison, cachée derrière les haies. Je réalisais ainsi mon vieux rêve : vivre de façon simple avec ma compagne portant une blouse en nylon de façon parfaitement naturelle. Elle même s’est parfaitement adaptée à sa double vie : fonctionnaire de haut niveau pendant la semaine, simple épouse en blouse rose le reste du temps. Nous nous sommes fait des concessions réciproques : j’ai accepté qu’elle porte la blouse sans ceinture alors que j’aimais son côté sanglé. Elle, en échange , a accepté de complètement boutonner sa blouse, y compris le col alors qu’elle n’aimait pas cela. Pour moi le col boutonné est un détail fondamental sans lequel une blouse , même en nylon , n’en est pas une.
Dans le village, la blouse est un vêtement habituel. La plupart des femmes de plus de cinquante ans en portent de façon quotidienne et avec un parfait naturel. Il s’agit de blouses à fleurs ou à rayures et peu d’entre elles sont en nylon. Cela contribue à mettre ma compagne à l’aise. Pour reprendre ses propos, elle peut user ses vieux vêtements sous sa blouse. Cette blouse reste d’ailleurs maintenant toujours à la campagne depuis que nous en avons trouvé d’autres du même genre par un hasard extraordinaire, chez une vieille mercière.


C’est il y a six ans, lors de mes cinquante ans, que la situation s’est complètement débloquée. Pour mon anniversaire, ma compagne voulait me faire un beau cadeau. Moi j’ai tout refusé catégoriquement. Je lui ai demandé une chose simple et compliquée à la fois : puisque nous devions passer deux semaines à la campagne, je souhaitais qu’elle m’offre une semaine pendant laquelle elle porterait sa blouse du matin au soir et qu’elle ne l’enlèverait qu’en cas de force majeure. A ma surprise elle a facilement accepté, n’ ignorant sans doute pas que cela poserait certains problèmes. Les vacances d’avril sont arrivées et nous sommes partis dans notre maison. Le pacte fut respecté et vous vous doutez bien que les problèmes sont vite arrivés. Le premier jour, je suis allé acheter le pain seul. Nous avions prévu les provisions. Ma compagne s’est contentée de faire le tour du jardin. Le deuxième jour, elle a voulu sortir car le temps s’améliorait. Selon le pacte, elle ne pouvait ôter sa blouse. Qu’a cela ne tienne : elle enfila son trench coat par-dessus sa blouse. Nous sommes sortis ainsi. Mon émotion était à son comble . Ma petite femme tenait mon bras et malgré son imper complètement fermé, on pouvait voir sa blouse qui dépassait en bas, au niveau du col et des poignets. Nous sommes restés longtemps dehors, avons rencontré plusieurs personnes avec qui nous avons parlé de choses et d’autres. Nous sommes rentrés et avons eu de forts accès de tendresse. Nous avons recommencé le lendemain avec la même émotion. En fait , ce qui plaisait à ma compagne, ce n’était pas sa tenue mais l’effet que cela provoquait sur moi. Le quatrième jour, le roi soleil m’a apporté l’émoi absolu. Au moment de sortir, au lieu de son trench, ma compagne a enfilé une simple veste par dessus sa blouse, veste qu’elle n’a même pas fermée. Je vous laisse imaginer mon bonheur : ma femme acceptait enfin d’être vêtue ainsi devant tout le monde. J’avoue avoir été gêné au début. Déambuler ainsi dans la rue avec , au bras, sa "femme" en blouse nylon rose framboise boutonnée du col au dernier bouton, c’était un peu comme pour d’autres le même plaisir que de se promener aux côtés d’une "créature" vêtue de façon outrageusement sexy. J’avais le sentiment de bafouer des tabous. Vous ne serez sans doute pas étonné  de savoir que les réactions de la population furent extrêmement absentes. Certains nous saluèrent, d’autres ne nous virent pas. Après notre balade habituelle , nous passâmes par la boulangerie. Là, je n’eus pas le courage de me tenir près de ma compagne : je restai en retrait. La réaction de la boulangère (en blouse bleu ciel) fut conforme à l’habitude, gentille, souriante ,ne montrant aucun étonnement devant la blouse de ma compagne. Quant à cette dernière , elle me déclara en rentrant qu’elle avait passé tout ce temps à surveiller mes réactions et quelle en avait été tout attendrie. Je lui demandai illico si elle aimait être en blouse, elle me répondit que comme j’aimais vraiment cela, cela lui plaisait aussi. La suite serait délectable mais je ne puis......etc, etc.


Ma compagne m’a fait le plaisir immense de ne pas interrompre l’expérience au bout de la semaine. Elle porte la blouse nylon depuis avec le même naturel que beaucoup d’autres femmes mûres de la commune. Nous avons donc deux vies distinctes. Ma compagne est totalement épanouie dans sa vie professionnelle, quant à moi, j’ai plutôt tendance à attendre la retraite. Il faut que je vous précise qu’à la maison, ma femme et moi entretenons des rapports tout à fait normaux et cela quel que soit l’endroit. Elle ne joue pas la servante, je ne suis pas son seigneur et maître. Je suis devenu un compagnon placide , serein et je me range toujours à ses décisions. Vous n’apprendrez rien de scabreux sur notre sexualité dans la mesure où elle est désespérément conventionnelle. Nous sommes des petits-bourgeois suffisants.

J’ai envie tout de même de raconter ici deux anecdotes qui m’ont émoustillé. La première m’est revenue en écrivant le mot "servante", plus haut. Un jour que nous vaquions à nos occupations habituelles dans la maison, on sonna , j’ouvris et une dame me salua en se présentant comme une spécialiste de l’eau. En fait, c’était une vendeuse d’appareils à filtrer l’eau. Je l’invitai à entrer à cause de la pluie et elle me débita son discours habituel. Entre temps ma femme arriva, mais se tint un peu en retrait, espérant que je serais assez grand pour me débarrasser de l’importune. Malhabile, je déclarai que je n’y connaissais rien et que je ne prenais jamais de décision sans me documenter auparavant. Elle me demanda si mon épouse était là et ce qu’elle en penserait si on la consultait.


Elle fut décontenancée d’apprendre que la femme en blouse, non loin de moi , était mon "épouse". Elle s’enfonça en s’excusant , en rougissant , en prétextant qu’elle avait cru que... enfin que... et elle montra la blouse de ma femme puis bafouilla, s’excusa à nouveau et prit congé. Contrairement à ce que je craignais ma compagne fut très amusée de la réaction de la visiteuse et déclara avoir été flattée d’être prise pour ma bonne.

 

Autre anecdote liée à la blouse de ma femme : l’été qui suivit mes cinquante ans, nous le passâmes au village. Ma compagne portait maintenant sa blouse presque quotidiennement et ne l’enlevait plus à chaque fois pour sortir, même seule. Je n’étais pas là quand la scène que je vais raconter s’est déroulée. C’est elle qui me l’a rapportée.En rentrant de l’épicerie, elle rencontra une voisine qui habite à quelques maisons de la nôtre. Nous nous croisions souvent mais nous nous contentions d’un salut et de quelques mots. Nous l’avions d’ailleurs croisée la veille avec son époux. C’étaient comme nous (ce sont toujours ) des "résidents secondaires". Des gens plus jeunes que nous, mais approchant de la cinquantaine. Ma compagne m’a raconté que cette voisine était seule et semblait n’être sortie de chez elle que pour lui parler. Après les salutations d’usage, elle lui parla de choses et d’autres qui n’avaient d’autre but que de d’entretenir le contact. Elle glissa la conversation sur la blouse de ma compagne, lui disant que c’était une belle blouse, qu’elle protégeait bien, qu’on avait tort de ne plus en porter de nos jours, etc. Elle demanda même, ce qui surprit ma compagne, l’autorisation de toucher le nylon qu’elle jugea épais et de bonne qualité. Elle lui déclara aussi qu’elle avait elle aussi une blouse dans ce genre, qu’elle était usée et voulut savoir où ma compagne l’avait achetée. Fâchée et peu coopérante, ma compagne lui répondit que c’était une amie qui la lui avait donnée et alla son chemin.
Quelle ne fut pas ma surprise de la croiser il y a moins d’une année : sous son manteau trois quart dépassait une blouse vert clair en nylon . Ma compagne rit de moi en disant que je fais des adeptes , que je vais finir gourou... Aucun risque.


Ressembler à son voisin, n’est-ce pas une preuve de normalité ?



A l’attention de tous ceux qui vont me lire , je voulais préciser qu’il était difficile de trouver des blouses en nylon de nos jours mais pas impossible. Il y a deux ans , nous nous sommes rendus chez une mercière âgée qui tient une petite boutique au bourg voisin. Ma compagne essaya plusieurs blouses sans intérêt quelle avait vues sur l’étagère puis selon un accord préalable entre nous, lui demanda si elle n’avait pas de blouses en nylon. Elle regarda dans sa remise et désolée nous répondit qu’il ne lui en restait que quelques vieux modèles non vendus à cause de leur taille trop grande ou trop petite. Ma compagne mettant du 42, nous ne pûmes prendre que deux blouses identiques en taille 46. La mercière nous les laissa pour cinquante francs pièce. Elles étaient en nylon bleu clair de très bonne qualité mais avaient séjourné dans une pile pendant de très longues années. Les plis étaient un peu jaunis. Le col , en revanche me convenait parfaitement : un large col fermé et pointu. J’ai dû jouer les apprentis chimistes : décolorer les blouses à la main dans une lessiveuse puis les recolorer en machine. On trouve facilement des colorants pour le nylon. J’ai été forcé de recommencer deux fois l’opération complète car je n’avais pas osé sélectionner la plus haute température sur la machine, la couleur ne se posait pas de façon homogène. Après la deuxième opération le résultat était parfait. J’avais choisi un colorant bleu marine pour satisfaire mon fantasme de la blouse bleue. Le nylon était un peu nacré à l’origine, une fois teint, le bleu est plein de reflets. Le moindre geste que fait ma compagne quand elle porte une de ces deux blouses déclenche une réaction en chaîne de plis et de reflets, même quand la lumière est faible. Comme les blouses sont amples et longues, le tissu ne demande qu’à s’exprimer.
Toutefois , ma compagne a dû reprendre ces deux blouses aux épaules et aux coutures sous les bras car elles étaient trop larges. Une blouse doit envelopper la femme de façon élégante sans la noyer dans le nylon. Elle a enfin dû changer tous les boutons car ils étaient jaunis. On trouve aussi très facilement des larges boutons de blouse en plastique transparent à deux trous. Le résultat est d’autant plus parfait que le col chemisier se ferme très haut, ce qui pour moi est le comble de l’esthétique féminine.



 


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