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  • : Ce blog est consacré au fétichisme des tabliers de cuisine de femme, des blouses de femme et des torchons de cuisine. Il s'adresse aux adultes seulement, ayant atteint l'âge de la majorité légale dans le pays. Et tenez les enfants à l'écart, bien sûr.
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Lundi 2 août 2010 1 02 /08 /Août /2010 09:00

Ce texte est paru sur http://membres.multimania.fr/bebepat/recits/surveill.htm, je le mets ici de peur que ce merveilleux site ne disparaisse.


J’explore ce site depuis trois mois et j’ai enfin décidé d’entrer dans le grand défouloir des sentiments inavoués pour apporter mon expérience personnelle de la chose fétichiste. Mon témoignage pourra paraître un peu décalé par rapport au contexte local presque exclusivement consacré aux blouses en nylon, mais justement, il y a un presque dans lequel je me suis engouffré avec l’autorisation de blousenylon, que je remercie .... Si mon histoire peut apporter une aide ou un éclairage si infimes soient-ils à quelqu’un, j’en serai fort heureux. C’est aussi un peu, je l’avoue, une bouteille à la mer. C’est vous qui voyez !

Deviationnisme
J’accorde autant d’importance à la manière de s’habiller des femmes qu’à leur charme ou leur beauté. La mode féminine a ses hauts et ses bas. Le pire a été atteint pendant la période " grosse chemise de grand-père sur salopette à la con " qui classait immédiatement dans la catégorie des boudins et était une négation totale de la féminité.
Pour moi, le summum de la féminité, c’est le BOUTONNE DANS LE DOS, qui a l’avantage d’être, en principe, uniquement réservé aux femmes.
De face, la poitrine, devinée sous le tissu tendu semble être un fruit défendu, uniquement accessible par l’arrière. De dos, surtout lorsque la robe est longue, l’alignement des boutons souligne le déhanchement toujours délicieux. L’érotisme naturel du vêtement est magnifié lorsqu’un léger désordre ou laisser-aller, parfois volontaire, laisse apparaître un bout de peau ou de lingerie. Cette mode évoque à mes yeux une idée de soumission (à l’inverse de ce que je trouve généralement sur le site), de contrainte tendrement acceptée par le fait que le boutonnage soit plus facilement effectué par une tierce personne.
QUEL DOUX ABANDON !
J’attribue de suite à la femme ainsi vêtue les vertus de la douceur et de l’intelligence. Si elle affiche un certain caractère, la contradiction des genres la rend encore plus désirable.
Cette mode se décline sur toutes sortes de vêtements : Robes et jupes maxi ou mini, chemisiers, blouses, pulls et même shorts et impers (dommage que la séparation s’arrête au col).

J’ai trouvé à LA BLOUSE DE NYLON quelques photos que je me suis permis de "récupérer" : Une très belle blouse noire au nylon brillant à laquelle il ne manquerait, peut-être, qu’un col Claudine ou officier (qu’il doit être doux de se faire servir par une aussi ravissante soubrette...), une blouse bleue très érotique que je verrais bien dans une boulangerie, une jolie blonde dans un chemisier très romantique, une autre dans une longue robe bleue campagnarde et une blouse turquoise dont j’ignore l’envers...Lorsque je ne vois pas leur visage, je devine ces jeunes femmes jolies, tant il est vrai qu’à mes yeux leur charme et leur beauté gardent toute leur importance.

A l’image d’Obélix et la potion magique, je suis tombé dans le fétichisme tout petit et les circonstances m’en sont revenues il y a seulement quelques années, à moins que ce n’en soit qu’une des manifestations : Dans les années cinquante, nous habitions dans des cités ouvrières pourvues d’un lavoir en ciment pour les lessives. Je traversais souvent la rue pour aller chez la voisine qui devait avoir la quarantaine à l’époque. Elle avait l’habitude pour laver son linge d’utiliser en guise de tablier une blouse qu’elle nouait derrière son dos avec les manches. J’étais fasciné par le spectacle et je restais là jusqu’à ce son travail soit fini et qu’elle la retire...
Pourquoi ? Peut-être pour l’utilisation inversée du vêtement qui formait de gros plis dans le tissu et laissait apparaître à l’arrière boutons et boutonnières, ou alors pour le gros nœud formé par les deux manches, et aussi peut-être par la blouse mouillée sur le ventre à la fin du travail.
Le jour du certif’, j’étais allé la voir pour me faire féliciter. Elle se livrait à des travaux de jardinage et j’avais été fort désappointé de constater qu’elle ne portait pas la tenue que je préférais.
Je me souviens également qu’à l’époque, vers cinq ans, j’avais revêtu de ma propre initiative ma blouse d’école, qui était boutonnée dans le dos, au grand étonnement de ma mère (dites, c’est grave, docteur ?).

La règle voudrait qu’une femme soit plus érotique lorsqu’elle porte une blouse à même la peau. Je garde le souvenir d’une pâtissière vêtue d’une jolie blouse nylon turquoise boutonnée dans le dos fort agréable à regarder et entre les boutons de laquelle on devinait la cuisse...et aussi d’un film de 1966, "Le voyage du père", avec Fernandel, dans lequel il entrait dans un salon de coiffure parisien pour rechercher sa fille. Le salon était en fait une maison de passe et les coiffeuses portaient des blouses blanches (peut-être en nylon ?) boutonnées dans le dos et étaient nues dessous...C’est le seul passage du film qui me reste en mémoire.
Mais certaines superpositions, aussi, sont fort érotiques : Une blouse boutonnée dans le dos sur une robe longue, avec les deux pans légèrement écartés à l’arrière ou non, une robe boutonnée dans le dos sur un pantalon, comme j’ai déjà vu, avec les boutons défaits très haut.

Lorsque j’étais au lycée, pendant les sixties, la plupart des filles portaient des blouses en nylon et j’étais attiré bien sûr par celles qui étaient boutonnées dans le dos...Les premières années, il y eut une jolie blonde qui en portait une, mi-longue avec un petit col officier, deux poches, de fines rayures roses et des petits boutons blancs dans le dos. Un soir, nous quittâmes le lycée en rangs pour aller voir un film au cinéma du coin. J’étais seul et je m’assis le long du mur, là où il n’y avait que deux chaises. Quelle ne fut pas ma joie de la voir venir s’asseoir à côté de moi alors qu’elle était en demi-pension et aurait du être partie. Curieusement, elle avait gardé sa blouse. Quelle séance merveilleuse ! J’étais plus occupé à la regarder dans le noir et à écouter ses petits rires qu’à suivre le film. Je ne crois pas avoir tenté quoique ce soit car j’étais très intimidé. Elle m’ignora superbement. Lorsque la séance fut terminée, je restai derrière elle pour la contempler jusqu’à ce qu’elle soit partie...
Plus tard, il y eut trois autres blouses en nylon boutonnées dans le dos, du même modèle, avec de gros boutons blancs décalés sur le côté et un petit volant sur tout le pourtour, sur les poches plaquées et à
l’extrémité des manches. L’une des trois, celle dont je me souviens encore du motif écossais manière précise, a été portée par les deux sœurs qui se sont succédées au lycée. J’ai suivi la vie de cette blouse de l’état neuf jusqu’à ce qu’elle soit usée et déchirée par endroits. Les deux sœurs étaient jolies, ce qui ne gâche rien, et j’en ai été successivement amoureux transi. Toutes ces filles étaient en demi-pension. Elles enfilaient et retiraient leur blouse au lycée pour les laisser suspendues à des porte-manteaux dans une salle qui servait de passage. Je me souviens avoir essayé le plus souvent possible d’assister à ces instants magiques mais je ne crois pas avoir eu l’audace de m’approcher des porte-manteaux lorsqu’elles étaient parties pour toucher de ma main ce vêtement chéri.

Il y eut aussi cette professeur d’anglais, en seconde, qui portait parfois une jolie robe verte boutonnée dans le dos qui s’arrêtait au-dessus du genou. Elle avait un petit côté pincé, elle était jolie et je me défendais en anglais. Elle me gratifiait parfois d’un sourire et j’étais amoureux d’elle.
L’année du BAC, nous fîmes un voyage en autobus et elle en faisait partie. Je n’étais plus dans sa classe depuis deux ans. A ma grande déception, elle ne portait pas sa jolie robe verte mais un pantalon. Pendant le trajet, elle vint discuter avec des personnes qui étaient à ma hauteur. Elle voulut s’asseoir sur l’accoudoir de mon siège et s’assit sur ma main. Elle ne remarqua rien, ce qui semble incroyable, et resta un bon moment à parler en me tournant le dos. En repensant à cela, je me demande maintenant si elle n’avait pas voulu me faire un petit cadeau avant que nous nous quittions. Si elle avait porté sa jolie robe verte boutonnée dans le dos, l‘instant aurait été exceptionnel...

Je me souviens d’une charmante serveuse, dans une pizzeria, qui portait aussi une jolie robe verte boutonnée dans le dos et légèrement sale sur le ventre. Elle avait remarqué mon intérêt et défaisait un par un les boutons lorsqu’elle venait servir. La salle était presque vide et tout semblait permis. L’érotisme était à son comble ! (il l’aurait été pour d’autres mais pour moi il y avait un charme supplémentaire). Je sortais à l’époque d’une petite déprime et j’avais gâché ma chance par un geste maladroit... L’instant d’après, tous les boutons étaient raccrochés. Dans la soirée je fis tous les bars de la ville pour la retrouver et lui offrir un verre pour m’excuser, sans succès. Je crois bien être rentré à l’hôtel avec " une caisse ". Cette fille est restée dans ma mémoire comme un souvenir lumineux dans des vacances solitaires.

Lorsque je suis dans une pharmacie ou un hôpital et que je vois une employée qui porte une blouse boutonnée dans le dos alors que les autres n’en ont pas, j’imagine d’office qu’elle est la souffre-douleur de ses collègues (illustration par l’image de la notion de soumission !). C’est totalement involontaire et bien sûr absurde, mais c’est ainsi et je ne fais rien pour briser le charme, c’est tellement agréable ! J’aurais envie de lui offrir des fleurs, rien qu’à elle...

Je vais parfois dans un bar-restaurant où, dans les années soixante-dix, les serveuses portaient toutes une jupe grise boutonnée dans le dos. Qu’il était agréable de les voir évoluer et se faire servir par des filles si joliment vêtues...Un jour, l’une d’entre elles ne remarqua pas que les boutons de sa jupe se défaisaient un par un (les boutonnières étaient verticales) et il arriva finalement que la jupe ne tint plus que par le bouton de la ceinture, découvrant une jolie culotte sur un délicat postérieur. C’était pour moi le summum de l’érotisme. Peut-être alors ai-je eu l’envie d’y déposer de doux baisers... Elle fut mise rapidement au courant et se reboutonna derrière le bar avec l’air fâché de quelqu’un qui s’est fait piéger. Dans le même registre, il y avait une séquence de la " Caméra invisible ", que j’aimerais revoir, dans laquelle une vendeuse montrait son postérieur sous une jupe totalement déboutonnée.

Sur le marché du dimanche matin, j’ai vu, un jour, un jeune couple qui fouillait dans l’étalage d’un détaillant en mercerie. La jeune fille était vêtue d’une robe noire fermée dans le dos, sur toute la hauteur, avec des épingles de sûreté. Ils étaient en train de choisir ensemble les boutons qui iraient avec... Je restai quelques instants à contempler ce spectacle charmant en pensant que j’aurais aimé être à la place du jeune homme.

Pendant les vacances scolaires, je travaillais dans une petite usine pour l’argent de poche. Je prenais un bus qui faisait le ramassage des employés à l’entour. Un matin, une femme vint s’asseoir à côté de moi. Je n’y avais jamais prêté attention car elle était un peu forte et sans charme particulier. Mais ce jour là, elle avait revêtu une blouse en nylon bleu marine boutonnée dans le dos et elle devint, par la grâce de ce vêtement magique, tout simplement désirable. Les sièges étaient constitués d’une banquette avec juste un accoudoir central en tube. Les mouvements du bus et la semi-obscurité aidant, j’avançai peu à peu mon pied vers le sien. Lorsque le contact se fit, elle ne bougea pas. Excité et enhardi, j’écartai alors ma jambe pour la coller contre la sienne. En tournant légèrement la tête, je devinai son regard un peu surpris mais je ne dis rien. L’étroitesse du siège et les soubresauts du bus faisaient que je sentais sa jambe contre la mienne jusqu’à la hanche. Nous restâmes ainsi jusqu’à l’arrivée et nous nous quittâmes sans nous dire un mot. Je ne la revis pas et repris le lycée peu après...

Il y a dans ma ville une école de coiffure où les apprenties portaient, il y a dix ans, une longue blouse blanche boutonnée dans le dos. Je suis venu quelque fois le soir, en hiver, me garer devant le salon pour les regarder à travers la vitrine et il me semble qu’un soir je n’étais pas seul. Il y avait une voiture avec un couple qui regardait aussi...Je me suis parfois aperçu que je n’étais pas seul à apprécier cette mode.

Il y a quatre ans, j’eus un petit coup de blues pour diverses raisons. Je carburais au Prozac et aux anxios. J’étais en arrêt-maladie et chaque jour j’allais errer dans les rues comme une épave...Un après-midi, je vis une femme en robe blanche assez longue, boutonnée dans le dos, avec des bretelles. Une oasis au milieu du désert. Je me cramponnai à elle et la suivis comme son ombre pendant deux heures avec une tête d’enterrement, incapable de sortir un mot. Elle entrait dans une boutique, je l’attendais devant. Elle remarqua mon manège et tenta, en vain, de me semer. Elle ne me fit aucune remarque et ne me jeta même pas un coup d’œil. Dans un magasin de chaussures, elle eut une manière divine de relever légèrement sa robe pour juger de l’effet produit par les escarpins. Aujourd’hui, je serais entré et lui aurais dit : "Elles vous vont à merveille".
La guérison survint en deux jours à peine dont je me souviendrai toute ma vie. Je fus pris alors d’un appétit de conquêtes que je n’avais jamais vécu auparavant et connus quelques succès inattendus. J’avais alors demandé à une amie de rencontre de porter un foulard qui traînait chez moi pour aller au resto et elle avait accepté d’emblée. Cela me laisse à penser que les femmes ne sont pas forcément hostiles à ce genre de démarche.

Si le BOUTONNE DANS LE DOS est au centre de mes goûts en matière de mode féminine, j’aime aussi beaucoup les robes et jupes-portefeuille qui se croisent dans le dos et se nouent à l’avant, surtout lorsque le recouvrement des deux pans est "limite" et laisse à l’occasion découvrir un brin de cuisse.
Une ancienne collègue s’en servait comme robe de grossesse et je suivais avec un grand intérêt l’évolution de son état qui réduisait peu à peu la partie du dos où les deux pans se superposaient. J’en était tombé amoureux et je lui voue toujours beaucoup d’amitié, peut être un peu en souvenir de ce temps là.
J’aime les mini-jupes qui, lorsqu’elles sont serrées et très courtes, évoquent aussi une soumission, les jupes longues en général, largement fendues derrière ou avec une fermeture-éclair sur toute la hauteur que l’on peut régler à volonté (une jupe déboutonnée ou ouverte assez haut me fait souvent penser à un tablier), mais aussi celles qui sont totalement fermées, entravant un peu la marche et dont le tissu forme des plis le long des jambes. Il y a également les bottes, plutôt lacées à l’arrière sur toute la hauteur ou éventuellement cuissardes, et certaines bottines, les pantalons zippés à l’arrière plutôt que devant, les capes qui étaient si romantiques. J’aimais aussi cette mode qui consistait à laisser dépasser la dentelle d’un jupon ou d’un panty sous sa jupe. On appelait ça : Chercher une belle-mère.
Les années 60/70 pendant lesquelles tous ces genres ont cohabité dans la rue ont été pour moi une époque bénie. J’étais amoureux de toutes les filles !
Mais, souvent, un simple foulard noué derrière le cou suffit à mon bonheur.

Je suis aussi sensible à certains motifs ou couleurs. J’aime le gris, les pois, je trouve que le vert va bien aux rousses et, un jour, j’aurais presque pris le train pour une jupe écossaise dont le motif remontait loin dans mes souvenirs.
J’apprécie également l’érotisme " ordinaire ", volontaire ou non, au hasard de la rue ou d’un bar, qui me fait parfois perdre mes moyens s’il est provoqué à mon intention.

Je me souviens d’une jeune femme qui disposait des jouets sur le sol dans une vitrine de magasin. Je me suis arrêté pour la regarder. Elle décida alors de ne rien me cacher de ses intentions ni de sa petite culotte et s’accroupit comme une gamine, en écartant les jambes, puis elle me regarda. Je lui souris mais j’étais accompagné et dus me résoudre à partir.
Ce genre d’érotisme impromptu, à l’instar d’une femme boutonnée dans le dos qui s’éloigne, me laisse parfois, après coup, une impression de grand vide, une sensation de bonheur raté et un profond souvenir. C’était il y a une vingtaine d’années, mais à chaque fois que je repasse devant cette vitrine, je pense à elle, qui s’était offerte à mon regard.
Lio ne disait-elle pas, lors d’une émission de télé, en montrant la sienne : " Les hommes aiment ça ". Je l’approuve tout à fait. Je suis également sensible à des charmes plus " physiques " : Un visage, une façon de marcher, un " gros pétard " ou des cheveux tirés en arrière sur une "queue de cheval" assez haute. Par contre, le galbe standard des jambes des top-models me laisse totalement indifférent.

Toute ma vie, je me suis trouvé confronté aux questions que se pose probablement tout fétichiste :
Suis-je amoureux de la femme qui est en face de moi ou du vêtement qu’elle porte ? En serai-je encore amoureux si elle ne le porte plus ? Suis-je capable d’apprécier une femme uniquement sur son physique, à la première rencontre, et en sachant bien qu’à moyen terme il faudra en venir aux " choses sérieuses " pour éviter que les sentiments ne partent au lavage ?
Comme dans toute chose de l’amour, chaque cas est particulier. Il dépend de l’objet et de la nature du fétichisme. Il dépend aussi de son intensité et de sa capacité à occulter l’amour pour la femme en elle-même. Il y a parfois le risque que sa tendre conquête ne se transforme à la longue en simple support, presque " mécanique ", de ses phantasmes.

Il y a bien la solution de la poupée gonflable ou du mannequin articulé en poly-carbonates de synthèse que l’on habille à son gré. L’idée, saugrenue au demeurant, m’est parfois venue à l’esprit, avec amusement, en faisant les brocantes. Ce n’est pas l’idéal pour les confidences au coin du feu après les emmerdes de la journée (surtout la poupée). Rien ne remplace une femme que l’on aime et qui s’habille comme on aime.

Il y a aussi le travestisme (et non l’homosexualité) vers lequel tout fétichiste " insatisfait " a tendance peu ou prou à glisser. C’est une autre histoire...

J’ai des amies dont j’ai un peu perdu la trace. Leurs goûts vestimentaires ont toujours été éloignés de mes désirs et elles ne sont toujours restées que des amies sauf une qui un soir avait revêtu un jolie mini-jupe noire boutonnée dans le dos pour aller au resto en bande. Ce fut hélas la seule fois. Je lui demandai un jour de la porter à nouveau, mais elle refusa gentiment car on était en plein hiver et elle avait attrapé un rhume ! J’en étais déjà amoureux et nous avons vécu une relation qui a duré un petit moment.

Si j’ai connu peu de femmes, c’est peut être parce que je suis d’un naturel plutôt réservé et que je ne savais comment les aborder. Je suis certainement aussi un peu lent à réagir et volontiers gaffeur. Ajoutez à cela un défaut d’élocution qui détruisait toute initiative...J’aurais pu en rencontrer beaucoup, tout du moins celles qui ont fait le premier pas, comme elles seules savent le faire, en s’asseyant d’une certaine manière, en prenant certaines poses ou en jetant des regards appuyés. Il y en eut pas mal, mais nous n’avons, la plupart du temps, échangé aucun mot. Je me suis contenté souvent de les contempler ou les suivre dans la rue alors que je me serais traîné à leurs genoux. Lorsque j’étais beaucoup plus jeune, j’ai souvent pensé , alors qu’elles s’éloignaient : " Je ne pourrai jamais vivre sans elle ", mais je me disais aussi, lorsqu’elles étaient entre amis : "Elle n’a sûrement pas besoin de moi ". Je leur en ai parfois voulu d’avoir ignoré mes regards.

Il y a longtemps, j’avais lu dans une revue que le fétichisme pouvait se soigner par un traitement " long et pénible "...Pour aboutir à quoi...Au néant ? On sait ce qu’on perd, on ne sait pas ce qu’on va gagner.
La découverte du mien à l’occasion d’une rupture sans raison apparente n’a pas été une révélation en soi.. Sans vouloir me l’avouer, je m’étais rendu compte depuis longtemps que mes critères de choix vis-à-vis des filles étaient différents et que le contenant avait souvent plus d’importance que le contenu. Ce que je soupçonnais et rejetais m’est alors apparu comme une évidence qui n’allait pas me simplifier la vie et qu’il allait falloir faire avec. J’ai du aussi accepter de me dire : " je suis fétichiste ". A l’époque, en proie au doute sur mon avenir sentimental, j’ai envisagé de consulter un psy mais j’y ai renoncé. J’avais acheté un bouquin traitant du sujet (je me souviens de la tête de la libraire). Les exemples abordés étaient des clichés ringards à des années-lumière de mon fétichisme et de LA blouse DE NYLON et le ton général incitait plutôt au suicide. Il a fini à la poubelle. On parlait alors de " perversion sexuelle ", comme pour l’homosexualité. Je ne rejette pas cette expression si elle est prise dans le sens de " détournement ", mais elle avait alors une connotation répressive et malsaine. On y parlait aussi d’anti-fétichisme...ça me dit quelque chose. La mode est maintenant de vouloir à tout prix banaliser les différences. L’homosexualité et le travestisme s’exposent dans les " Gay prides " que je considère comme un folklore caricatural à l’effet plutôt négatif. Je suis hétéro et ne rejette pas l’homosexualité, mais cette tendance à parfois vouloir en faire un signe de supériorité intellectuelle m’agace et la vue de deux hommes s’embrassant sur la bouche me gêne un peu. Je revendique aussi le droit à la discrétion.

Par contre, j’ai souvent trouvé beaucoup de charme aux lesbiennes et j’aimerais bien en connaître. Pas pour le sexe. Je pense seulement que je pourrais leur apporter quelque chose de particulier, sans parler des travaux dits d’intérieur sur lesquels, par obligation, j’en connais un rayon. Avec juste quelques petites conditions : Quelles ne se fringuent pas comme des peintres en bâtiment, comme c’est parfois le cas (peut-être pour repousser toute tentation du bellâtre rôdeur), fétichisme oblige... et qu’elles m’acceptent...c’est à dire qu’elles soient plutôt " bi " et pas trop militantes. Ça me ferait plaisir de les inviter au resto et je ne trouverais aucun inconvénient à ce qu’elles s’embrassent devant moi. Je pourrais même devenir amoureux des deux à la fois. Mais cela va peut-être paraître du plus infâme machisme...

Mon fétichisme est plus divers, moins exclusif que les blouses en nylon donc plus facile à satisfaire. Il pourrait s’intégrer sans trop de difficultés dans une vie à deux. Ce ne devrait pas être difficile de guider une amie tolérante dans ses choix vestimentaires. Et quel plaisir ce doit être de faire les magasins ensemble et d’assister aux essayages...

Lorsque j’ai acheté mon appartement, il y a trois ans, j’avais décidé d’afficher mes phantasmes sur les murs, parfois grandeur nature. Les réactions que j’essaie toujours de capter surtout si c’est une femme, sont plutôt molles : un coup d’œil, c’est tout...sauf un livreur qui semblait fort curieux ou perplexe. Etait-il fétichiste ? Il y a aussi une amie qui m’a demandé en riant : " Pourquoi prends-tu toujours les femmes en photo de dos ? "...Peut-être a-t-elle trouvé la solution, depuis ? J’ai même mis certaines photos en fond d’écran sur le PC de mon bureau, suscitant la curiosité d’une collègue. Nous avons alors entamé une discussion sur la mode féminine et entre autres le boutonné dos dont je garde un bon souvenir.

Avec l’âge, je me suis aperçu que le vêtement comptait aussi pour les femmes (fétichisme féminin ?) et j’ai un peu abandonné le T-shirt-jean-baskets pour une tenue qui, je m’en rends compte, les incite plus au contact.

En ce moment, je me sens plutôt en forme et d’humeur conquérante. Je ratisse large, inlassablement et ça ne marche pas mal, mais le BOUTONNE DANS LE DOS, qui donnerait des ailes à mon désir et à mon inspiration, est devenu rare. Je me dis depuis quelques mois qu’il serait dommage de partir un jour sans avoir réalisé mes phantasmes. Ce ne doit pas être impossible. La découverte de ce site merveilleux tombe à point. Cela me conforte dans mes intentions. Je me suis libéré de mes appréhensions et j’ai trouvé la formule qui apporte un sourire et favorise le contact : " Vous avez du charme... ". Pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt ? On ne rattrape pas les occasions perdues, mais je vais essayer de faire à cinquante balais ce que j’aurais du faire à trente-cinq. Sur le nombre, il y en aura bien une qui, venant chez moi, s’étonnera des photos aux murs. Je lui dirai que c’est une mode que j’aime bien. Ça lui donnera peut-être des idées, et, à force d’approches successives, j’arriverai, j’espère, un jour, à LA BOUTONNER DANS LE DOS et, qui sait, la faire entrer dans LA blouse DE NYLON... ?


Ce texte est signé Cyberbouton


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