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  • : Ce blog est consacré au fétichisme des tabliers de cuisine de femme, des blouses de femme et des torchons de cuisine. Il s'adresse aux adultes seulement, ayant atteint l'âge de la majorité légale dans le pays. Et tenez les enfants à l'écart, bien sûr.
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Dimanche 3 mai 2015 7 03 /05 /Mai /2015 09:00

Hanna Allain nous fait, au jour le jour, le récit de sa soumission ancillaire. Je la remercie pour ce texte.


Je ne sais pas si c'est une si bonne idée que cela, je viens de recevoir l'aval de Madame... Si je commence, et que je décide d'arrêter, ne m'en tenez pas rigueur... Il y a ce que l'on vit et cette peur de trop dévoiler... Quoi qu'on en pense, la soumission est une affaire intime... Même si on est parfois en représentation sociale... Il y a d'abord de l'effacement, un besoin d'accepter une situation subalterne pour se reconstruire...

Le moment choisi mène presque toujours au bout d'une forme de servitude, d'un enfermement mental qui débouche sur votre propre personnalité. Celle cachée par l'éducation, la famille bourgeoise ou tout est parfaitement en ordre, la fille que l'on voit grandir et qui nous rend fière de la voir (aujourd'hui) à l'opéra de Bordeaux... Et il le mari de qui l'on se sépare, le travail qui remplit votre reste de vie... Et puis il existe ce petit cheminement mental qui doucement vous fait basculer... Une collection de photos "secrètes" représentant un univers domestique qui vous fait fantasmer. Plus d'une centaine de photos amassées en plus de vingt ans. Rien de méchant, seulement de situations de femmes autoritaires sur les servantes...


A 41 ans ont se dit que tout cela reste de l'enfantillage, mais non, justement. C'est une vrai réalité que l'on s'impose et qui doucement prend racine. Alors on se regarde dans la glace de cette cuisine moderne d'un appartement de Versailles, on a envie de pleurer. Pas même le temps, on vient de sonner à la porte d'entrée.
Il est 19h30.

 

Je réajuste la coiffe, le tablier et je vérifie le col de ma livrée grise. Gants blancs de service.
En silence, d'un pas mesuré, je traverse le couloir qui mène de l'office à l'entrée et j'ouvre la porte. Monique D. amie architecte de Madame sourit en me voyant.
- "Alors, toujours le plumeau à la main."
Je n'ai rien dit, seulement souri par politesse.

 

En silence j'ai plié son trench en cuir de coupe Burberry, alors que Madame, une jeune femme de moins de trente an,s cheveux court, très masculine dans sa féminité, accueille son amie. Elles s'embrassent alors que je me dirige vers le dressing. J'entends simplement la voix de l'invitée dire un :
- "Elle est encore là celle-là... D'habitude tu les écrèmes..."
Rire de Madame
- "Elle peut mettre encore utile... Parlons plutôt de toi... Ou en est ton expo?"

La cuisine, sentiment d'enfermement.
Assise sur une chaise, devant la table étroite je termine d'astiquer les couverts en argent que Madame a chiné la semaine dernière.
J'en suis là, une femme en dérive. Ancrée entre deux univers, celui de ma vie sociale et celui d'une acceptation, la soumission auprès d'une jeune dominatrice qui est devenue mon mentor. Une dérive attendue, et que je souhaitais, une demande de ma part de me sentir dépossédée de mon univers bourgeois. Au fond, rien de bien original... Une bourgeoise qui se fait peur, mais voilà !

 

Sonnette de service. Le salon.
Je cogne discrètement à la porte en m'annonçant:

- "Hanna Madame, votre domestique."


Le protocole doit être présent, indispensable pour le respect et l'environnement de ma Maitresse... C'est une chose que l'on apprend rapidement, tout comme respirer. Immobile derrière la porte on attend  l'ordre attendu.
- "Entres !"

 

La porte refermée, je ne m'avance que de quelques pas. Immobile, mains croisées sur le tablier. Si Madame est debout, une main dans la poche de son pantalon à pince, son amie est assise terminant un verre d'alcool.
- "Nous ne mangerons pas là ce soir... Mais tu n'es pas libérée pour autant... Je désire que tu sois disponible à notre retour..."
- "Bien Madame"

Que dire d'autre, ne suis-je pas à son service, d'ailleurs est-ce que j'existe ailleurs ? C'est une bonne question.
- "Je te sonnerais."
Ce fut tout. Rien d'autre, pourquoi d'ailleurs. Ne l'ai-je pas demandée à être ainsi traitée, comme ma bonne ? Ce sentiment me fait, et pourtant le plaisir est là, le sentiment d'infériorité...

 


A suivre...


 

 


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