Présentation

  • : Tabliers, blouses et torchons de cuisine
  • Tabliers, blouses et torchons de cuisine
  • : enema
  • : Ce blog est consacré au fétichisme des tabliers de cuisine de femme, des blouses de femme et des torchons de cuisine. Il s'adresse aux adultes seulement, ayant atteint l'âge de la majorité légale dans le pays. Et tenez les enfants à l'écart, bien sûr.
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Recherche

Derniers Commentaires

Lundi 1 décembre 2008 1 01 /12 /Déc /2008 09:01

Un récit très bien écrit que m'envoie Babette et que je publie en feuilleton.


La trentaine dynamique, célibataire et sans souci d’argent, Guillaume était un homme assez séduisant qui avait tout de la personne entreprenante et pour qui la vie matérielle était aisée et facile. Il vivait seul dans les quartiers huppés de la capitale, voyait régulièrement des amis du même milieu que lui ainsi que des amies… plus intimement… sans pour autant songer pour le moment à une relation plus durable.
    C’était une personne que d’aucuns pourraient qualifier de petit bourgeois, par ses façons d’être et ses goûts vestimentaires. Très classique dans son mode d’habillement, il portait souvent des costumes cravates - qui lui allaient bien d’ailleurs – correspondant à ses activités professionnelles assez prenantes. Les personnes féminines qu’ils fréquentaient étaient elles aussi très « bon chic, bon genre » : jupes droites, chemisiers sages, talons raisonnables, colliers de perles, foulards noués autour du cou, bandeau velours coiffant une chevelure sans excentricité.
  
 Par cette belle journée de printemps, alors qu’il quittait son travail de consultant en entreprise, Guillaume décida, pour rentrer chez lui, de passer par le Parc Monceau, lieu parisien typique de classicisme et de bourgeoisie dans sa conception du dix-neuvième siècle  comme dans les personnes qui aimaient à le fréquenter. Son regard d’homme sensible au charme féminin fut rapidement attiré par un groupe d’une dizaine de jeunes femmes d’une vingtaine d’années tout au plus qui avaient la particularité de porter des tenues similaires.
    Celles-ci se composaient de chemisiers blancs à cols Claudine se boutonnant au dos, de jupes plissées grises suffisamment courtes pour que les genoux au-moins soient découverts, de socquettes blanches sur des chaussures vernies noires. Un ruban satiné dans les cheveux complétait cette panoplie de jeunes filles modèles. L’uniformité de ce groupe était encore renforcée par le fait qu’elles semblaient se déplacer en rang par deux, suivant une personne d’une quinzaine d’années plus âgée qu’elles. Elle-même portait un chemisier blanc à col montant et boutonné au dos comme on en portait au début du vingtième siècle sur une jupe droite sombre, courte elle aussi, et chaussée de bottes d’un noir brillant.
    Tout comme Guillaume, qui n’aurait pas été intrigué par de telles façons d’être vêtues en ce début de troisième millénaire, qui plus est pour de jeunes adultes ! Mais dans la mesure où cette scène se déroulait dans les quartiers chics de Paris, nul ne se serait permis la moindre moquerie ou attitude ouvertement hostile et déraisonnable. Tout concourait à rester dans l’harmonie, l’ordre et la bienséance. Guillaume, lui, ne put s’empêcher de les suivre du regard d’abord puis, sans même y prendre garde, en entamant une modification de son parcours initial.
    Il se surprit ainsi à se retrouver à une dizaine de mètres derrière ce petit groupe étrangement silencieux et ordonné qui, c’était évident, ne traversait le parc, non pour flâner et se détendre mais pour se rendre à une destination encore inconnue par Guillaume mais qu’on pouvait deviner précise, n’admettant pas un quelconque retard. De cette façon, il prit  un certain plaisir à observer les mouvements des jambes dévoilées, s’attardant tout à tour sur les mollets, l’arrière des cuisses fermes, les fesses rondes sous les jupettes. Les plis de celles-ci qui, s’écartant et se rapprochant à chaque pas, rythmaient par ces balancements les déplacements des jeunes filles. L’observation de Guillaume ne s’arrêtait pas aux va-et-vient harmonieux des jambes ou aux déhanchements discrets. Il aimait aussi suivre la ligne de boutonnage bien centrée dans le dos des petits chemisiers blancs partant du bas des reins sur la courte jupe pour aller jusqu’à l’arrière du col formé par deux pointes (à la différence du devant qui, lui, était arrondi) ou encore la forme des manches ballons courtes qui tranchaient avec les jolis bras nus des demoiselles.
    On n’aurait pas pu dire que le groupe marchait véritablement au pas mais il se dégageait une indéniable discipline parmi les attitudes et les déplacements. Cette impression se renforçait en outre par le fait qu’il n’y avait aucun bavardage dans ce rang si plaisant. Pourtant, de temps à autre et très fugitivement, Guillaume ne se rendit pas compte que les jeunes filles parvenaient à l’observer elles aussi tant il était pour sa part absorbé et troublé – dans tous les sens du terme - par le spectacle qui s’offrait à lui.
    Ce faisant, le charmant défilé si ordonné, sortit du parc pour se rendre jusqu’à une enceinte murée qui protégeait des regards de la rue des bâtiments très classiques, d’une certaine austérité. Guillaume suivait toujours, de plus en plus émoustillé et intrigué. Arrivé devant une porte imposante de rigueur, le rang stoppa. C’est alors que la trentenaire qui dirigeait les plus jeunes s’adressa à elles, d’un simple regard, mais si froid et si impérieux que cela suffit à ramener ces filles au calme, dans la mesure où on peut dire qu’elles s’étaient agitées ! Le rang devint alors parfait et les têtes s’inclinèrent dans une obéissance impressionnante. Ce qui eut également pour effet de dégager les nuques des demoiselles, laissant à Guillaume le plaisir d’apprécier encore davantage les cols stricts des petits chemisiers si parfaitement boutonnés et plutôt serrés autour des cous.
  
 Aussi, Guillaume n’y tint plus et osa s’adresser à la femme bottée en ces termes :
-    Pardonnez ma curiosité, Madame, mais pourrais-je savoir quel est cet endroit où vous vous apprêtez à pénétrer ?
-    Bonjour d’abord ! lui répondit cette femme d’un ton décidément autoritaire …
-    Oh en effet! Je vous prie d’accepter toutes mes excuses pour mon impolitesse, bafouilla Guillaume qui se sentit aussitôt rougir.
-    Il s’agit d’un pensionnat de jeunes femmes, qui, malgré leurs origines de bonne famille, ont fait preuve dans leur adolescence de comportements répréhensibles, enchaîna la belle, mais pourquoi cela vous intéresse-t-il ?
-    C’est-à-dire … balbutia-t-il à nouveau.
Ce qui était surprenant, c’était que Guillaume, d’ordinaire si sûr de lui dans son costume cravate de jeune cadre dynamique, perdait à vue d’œil toute son assurance face à cette personne et sous les regards de ces jeunes filles pourtant dociles. Le fait d’être réprimandé dans cette situation eût l’effet de faire émerger en lui un double sentiment de honte et de plaisir mêlé. La chef s’en aperçut évidemment et en profita pour lui asséner, presque comme un ordre:
-    Et bien je vous autorise à entrer avec nous puisque cela semble vous captiver !
-    C’est que …
-    Il suffit ! Suivez-nous ! conclut sans appel la jeune femme
C’est ainsi que Guillaume pénétra dans l’enceinte à la suite de la dizaine d’uniformes, sous le regard de cette personnalité si affirmée, presqu’en rang et tête baissée, ses mains se rejoignant dans le dos d’un geste quasi naturel.
En entrant, ce fut une révélation.


Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Retour à l'accueil
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés